Chapitre trente-huit.

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Où serait le mérite, si les héros n'avait jamais peur ? - Alphonse Daudet

Point de vue d'Harry :

Les mois étaient passés, quatre pour être plus précis. La maladie a empirer il y a deux mois, Joy avait commencé à vomir du sang, à tomber dans les pommes et contre sa volonté nous l'avions conduite à l'hôpital.

Ça faisait deux mois qu'elle était dans une chambre d'hôpital branché à toute sorte de machines et poches. Joy semblait de jour en jour de plus en plus prise par la maladie. Les cours avaient repris mais elle ne pouvait y assister, les médecins disaient qu'elle ne passerait pas la période des examens qui est dans un peu plus d'un mois.

Elle m'en voulait car je ne bossais pas pour obtenir mon diplôme. Elle me le rappeler chaque jour, car après avoir tenu une longue journée d'attente au lycée je restais avec elle jusqu'à la fermeture des visites. J'ai même déjà réussi à négocier avec les infirmières pour rester dormir avec elle.

Je ne pouvais pas supporter le lycée, tout ces regards de pitié ou de colère envers moi. Certains me tenait responsable de ce qui arrivait à Joy, tout le monde dans ce lycée l'aime, sauf cette fille, celle qui a mis ce poison qui la tue lentement. Les autres me prenaient en pitié, j'entendais leurs murmures dans les couloirs. Certaines de ces filles qui osaient même venir me voir et me dire « je pourrais te réconforter si tu le souhaites », elles se vendent à moi comme de la viande, j'ai honte pour elle. Et il y a ceux et celles qui ont peur de moi, qui ne disent pas un mot, qui baissent la tête quand ils me croisent, ils sont ceux que je méprise le moins.

Évidemment Joy ne sait rien de tout cela. Ni de mon investigation pour retrouver cette fille. J'ai interroger plus des trois quarts du lycée, personne ne connaît cette fille ou si ils la connaissent ils le cachent très bien car j'ai mené des interrogatoires plutôt musclés avec la plus part d'entre eux. Il vaut mieux qu'il me craigne moi, qu'elle, on s'incline plus facilement devant celui qu'on craint.

Dans ma classe je suis seul, Joy n'est plus avec moi, et tout le monde s'éloigne de moi, ils ont peur. Je préfère cela que leur pitié. Alors quand la pression se fait trop lourde, je m'en vais, peu importe que j'ai des cours ou pas. Je sais que ça met Joy en rogne mais merde ma petite amie est entrain de mourir comment je peux rester concentré pendant plus de cinq minutes si je n'arrête pas de me demander si elle n'est pas morte pendant que j'étais en cours.

Une infirmière rentra dans la chambre et me coupa dans mes pensées, je remarqua alors que mon poings était fermement fermé sur le drap.

- Bonjour Harry. Chuta Théodora. J'ai fais quelques cookies avec les enfants ce week-end alors je vous en ai apporter un petit peu pour toi et Joy.
- C'est très gentil merci.

Cette femme été très douce, elle m'a toujours attiré de la sympathie et même dans les pires moments elle avait les bons mots pour apaiser Joy ou moi quelques fois.

Elle était prête à repartir mais j'attrapai son poignet, il fallait absolument que je lui parle pendant que Joy dormait. Quand elle était réveillé elle voulait parler de tout sauf de l'environnement qui l'entoure ce qui est normal. Alors je profitai de la disponibilité de Théodora pour lui poser quelques questions.

- Accompagne moi à la machine à café tu veux ?

Je jeta un regard à Joy qui dormait paisiblement, son ours en peluche que je lui avais amené il y a quelques jours dans les bras. Elle n'avait pas l'air malade quand elle dormait, elle était juste pâle et maigre.

- Elle ira bien. Me dit Théodora

Je la suivis dans le couloir, elle s'arrêta devant la machine et me demanda de choisir une boisson, je refusa premièrement mais fini par accepter sa généreuse offre. Je tenais le café bouillant entre mes mains alors que j'attendais qu'elle récupère le sien.

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