Chapitre trente-cinq.

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           ~Don't let the time take you~

J'ai regardé le doux visage de Joy toute la nuit. Je n'ai pas dormi, je ne veux pas qu'elle me quitte alors que je dormais.

Elle ne pouvait pas juste partir ainsi, sans que j'en m'en rende compte. Alors j'ai veillé sur elle tout la nuit. Je crois que mon corps contient actuellement plus de caféine qu'il n'en devrait.

Je dépose mes doigts en délicatesse sur sa joue, assez doucement pour qu'elle sent mes douces caresses dans son sommeil sans qu'elle se réveille pour autant.

Elle était si belle, si jeune et si fragile. Elle me glissait entre les doigts autant simplement que du sable. Tout ça à cause de cette salope. Je comptais bien la retrouver et la torturer pour qu'elle comprenne ce que c'était de souffrir comme je le faisais, comme Joy le faisait ...

Elle n'avait jamais donné l'occasion à personne de lui faire mériter ça. Jamais elle n'a été odieuse avec personne au lycée. Peut-être qu'en primaire elle s'était crêpée le chignon avec certaines filles, comme je l'avais fait avec certains garçons, mais aucun ne m'en voulaient de la manière dont cette fille en voulait à Joy. Et sans raison valable.

D'une manière ou d'une autre j'enverrais cette fille dans la tombe, peu importe s'y je dois l'y suivre.

J'avais pris une façon de voir les choses assez impulsives, obligeant plus mon corps qu'autre chose pour répondre à cette envie de vengeance. Je m'étais lever empli de rage, que je traduisais par une recherche plus qu'approfondi sur facebook.

Espérant reconnaître sur quelques photos que ce soit, cette fille qui avait gâché ma vie, et surtout celle de Joy. Ma douce Joy toujours endormi calmement sur mon lit. Je la cherchais, sur tous les comptes, toute les photos, dans tous les amis des personnes qui était présente dans cette maudite ville.

Quand enfin je la trouva sur une photo de classe du lycée, elle était au lycée, cette peste pouvait voir nos moindres faits et gestes et nous l'avions sûrement croiser des centaines de fois. Jamais elle ne s'était trahit. Jamais. Et évidement là encore son nom était introuvable, elle ne devait pas avoir de facebook, et même si elle en avait eu un elle l'avait effacer toute trace de cela. C'est une pro.

Cela me rendait presque malade de ne pas savoir qui elle était. Alors j'enregistrai l'image dans le but de demander à tous les gens de ce foutu lycée de me cracher son nom, que je commence à faire graver sa pierre tombale. Une fois la photo imprimé, je la rangea dans mon tiroir.

Je fis pivoter ma chaise de bureau vers mon lit, et je voyais ses yeux papillonnaient doucement. Et tout la rage qui consumait mon être s'était envolé à l'instant où elle avait ouvert les yeux.

Elle avait ce don rare de pouvoir me calmer. Sauf pour .... Je ne me le pardonnerais jamais, lui avoir fait du mal à ce point, je ne pouvais pas imaginer un jour être un tel monstre surtout avec un tel ange.

Mon ange aux cheveux brun au teint pâle et aux lèvres roses.

Je m'approche doucement d'elle, et elle fit son petit bout de chemin à moi scellant nos lèvres avec une douceur infinie, une douceur qui bercerait mes lèvres jusqu'au bout du monde, jusqu'à la fin de ma vie.

Mon téléphone commença à vibrer sur ma table de chevet, mais je m'en fichais, j'en voulais plus, j'en voulais toujours plus avec elle. Sentir sa langue contre la mienne, sentir les frissons sur sa peau alors que mes doigts la caresse doucement, tous ces sensations qui me seront bientôt enlever. Car oui après tout je m'étais fait à l'idée, c'était toujours douloureux, très douloureux, mais je ne pouvais absolument rien faire pour elle à part lui épargner ma lâcheté face à tout cette douleur qui rongeait mon intérieur petit à petit.

Après une certaine insistance de la personne qui tentait de me joindre, elle détacha ses lèvres des miennes, je fis une moue qui la fit sourire tendrement, un si doux sourire. Elle posa le dos de sa main délicatement contre ma joue, et son regard se remplit soudainement d'une immense tristesse, je ne pouvais pas imaginer les pensées qui traverser son esprit à ce moment.

- Décroche c'est peut-être des nouvelles de Louis.

Je pris rapidement mon téléphone, je n'eus pas le temps de lire le nom affiché que j'avais posé le téléphone sur mon oreille.

- Oui ?
- Oh dieu j'ai cru que tu répondrais jamais.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Louis va bien ?
- J'espère que j'ai rien interrompu. Rit le blond de l'autre côté du fil.
- Niall répond moi, comment va Louis ?
- Justement je t'appelle pour ça, il s'est réveillé il y a déjà deux heures.
- Très bien on arrive.
- Non mais finissez ce que vous avez commencés.
- Ta gueule Niall.

J'entendis son rire cristallin résonnait à l'autre bout du fil alors que je raccrocha. Mes yeux se portèrent sur la petit brune assise en tailleur sur mon lit. Son regard était remplit d'une grande inquiétude.

- Alors comment il va ?

Je pouvais entendre à quel point sa voix trembler à cause de la peur d'avoir perdu son meilleur ami. Je ne m'attarda pas une seconde pour la rassurer, la prenant aisément dans mes bras en même temps.

- Il s'est réveillé, il semble aller bien.

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