Chapitre 10

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Manger hier les gâteaux de Tara était une très mauvaise idée, finalement.
Une douleur atroce hante mon estomac et je me sens faiblir de minutes en minutes.
Je devrais plus écouter les médecins, mais les propositions de ma voisine me semble bien meilleure.
Mais, maintenant, j'ai a mes côtés ma perforation que j'ai caché comme je peux en espérant que dans la nuit, ça ne se fasse jamais remarquer.

Pour essayer de faire disparaître la douleur, je tente d'écrire les paroles d'une mélodie que je viens de composer.

Je cesse un moment d'écrire pour trouver l'inspiration mais c'est finalement Tara que je trouve sur son balcon. Je n'ai même pas besoin de lever les yeux, je la sens présente.

Je lui lance :
-Salut, miss.
-Hum... Nick... Il semblerait que j'ai fait une petite bêtise.
-Quoi donc?
-J'ai comme qui dirait tâcher ton sweat...

Je lève les yeux de mon carnet et regarde son air désolée avant d'éclater de rire :
-Bah, je vais m'en remettre. Tu n'as qu'à le laver. Mais, ça ne sert à rien de te dépêcher, j'en ai pleins d'autres.
-D'accord, je ferais ça alors.

Je lui souris avant de replonger dans mon écriture car, l'inspiration m'est venue rapidement.

Elle m'interrompt pour me demander d'un air intéressé :
-Qu'est ce que tu fais?
-Ma vie t'intéresse? Je la taquine.
-Je n'irais pas jusque là, mais presque!

Je lève mon stylo en lui demandant -Ça ne se voit pas ?

Elle lève les yeux dun air agacé.
-Si mais... Qu'est ce que tu écris ?
-Veux-tu vraiment savoir?

Elle me regarde avec plein d'espoir et hoche la tête.

-Est ce que je veux que tu le saches? Je me demande.

Elle soupire alors je lui répond :
-Si ça peux t'aider, j'écris en français!
-Ah. Ah. Ah. Nick, arrête de faire ton mec mystérieux et montre moi!

Je ne peux clairement pas lui montrer mon texte, il est ridicule, nul, mais surtout, il décrit si bien ma vie qu'elle saurait immédiatement la vérité.
Seulement, ce n'est pas la vérité que je veux lui donner mais seulement la bonne partie de moi-même.

Je conclu donc :
-Non.

Elle inspecte longuement les alentours avant de s'exclamer :
-Alors c'est moi qui viendra à toi !

Je la regarde, consterné. Non, elle ne doit pas venir! C'est hors de question! Déjà, elle risquerait de se faire mal mais par dessus tout, elle verrai mon etat !
Non, c'est impossible, je ne veux pas être un pauvre malade à ses yeux!

Je lui dit alors, d'un air si violent que je ne me reconnais pas :
-C'est hors de question tu comprends ?! T'es pas croyable comme fille! Je ne veux pas te le dire, alors, juste, dégage !

Et là, je sens mon corps entier s'emballer, comme si, toute ces années ou j'ai laisser passer sans rien ripostait se libérait. Mais, elle se libère sur ma voisine qui a toujours été adorable!

Elle s'assoit à même le sol et semble sonné et pourtant je n'ai pas terminé.

Elle balbutie :
-Qu'est ce que...
-T'es sourde ou quoi ?! Dégage ! Je la coupe d'un air inhumain.

Elle est au bord des larmes, je le sais, mon cœur et mon cerveau le savent, mais pas ma colère.

Elle souffle :
-Nicolas...

Je la regarde longuement, d'un air que je sens horrible.

Elle murmure :
-Je...

Elle se lève doucement, comme si tout son corps se briserait si elle allait plus vite, pose sa main sur son cœur pendant que je sens le mien défaillir.

Elle ouvre la porte de sa chambre et disparait derrière.

Je soupire et me cris moi-même :
-Putain, mais quel connard ! J'ai le don de tout gâcher !

Je suis un cas désespéré qui vient de briser celle qui me redonnais espoir.

Je me désole, j'en ai juste marre d'être une ordure.

Et puis, c'est après l'avoir fait me détester que je me dis :
-Putain, mais cette fille, je l'aime.

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