Chapitre 11

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Une putain de semaine. Une putain de semaine que j'ai été horrible avec Tara. Une putain de semaine que je me sens seul. Une putain de semaine que je suis à l'hôpital à cause de mon problème d'estomac. Une putain de semaine que je me demande ce que j'ai fais.

Une semaine que je me déteste et que je pense que Tara méritait tout sauf ça.
Je sais, c'est trois fois rien, mais, comme sorte d'excuse, je lui est envoyer ce que j'écrivais.
De toute façon, je ne peux rien lui acheter d'autre.
Je n'ai pas d'argent, je n'ai pas de fleurs, pas de bijoux, pas de bonheur et je ne peux même pas lui certifier que je resterais pour toujours auprès d'elle car je mourrais sûrement avant elle.

La porte s'ouvre et je ne cherche même pas à savoir qui ça peut être, je n'en ai rien à faire.

C'est finalement le médecin de d'habitude qui est là. Il me dit :
-Comment tu te sens, Nicolas?
-Bien.
-Tu n'as pas trop mal?
-Non.

Il me regarde longuement avant de me dire :
-Je te laisse sortir, mais fais bien attention à toi!
-Oui.

Il s'avance près de moi et demande :
-Tu es sûr que ça va?
-Oui, ça va.
-Ah? Étrange, je n'ai encore entendu aucun soupir, aucune blague étrange et aucun cri de victoire.
-Je ne suis sûrement pas victorieux. Mes blagues sont aussi nulles que ma santé et pour mes soupirs... Ça risquerait sûrement de me déchirer les poumons...
-Écoutes mon garçon, tu es gagnant, tu es sortie vivant de ton accident.
-Ouais, je suis la seule chose sortie vivante de l'accident... Croyez moi, ça ne me réjouis pas.

Il s'assoit sur la chaise près de moi et me dit :
-Allons, allons. Il doit bien y avoir quelque chose qui te rend heureux. Ta famille ?
-Je n'ai plus que ma mère.
-Tes amis?
-Ils habitent très loin d'ici.
-Il n'y a pas une personne qui te fais garder espoir.
-Si, mais j'ai été horrible avec elle.
-Essaie de te faire pardonner.
-Je n'arrive déjà pas à me pardonner moi-même...
-Mais, si cette personne tiens à toi, elle te pardonnera, ne t'inquiète pas. De toute façon, tu as pleins de choses à vivre encore, ne laisse pas tout de suite tomber.
-On verra...

Il me regarde avant de m'annoncer :
-Nicolas, tu ne peux pas rester ici. Tes problèmes de santé sont trop grave. Si cela continue, nous serons malheureusement obliger de vous transférer à un autre hôpital. J'en parlerais à votre mère.

Le soir venu, me voilà de retour chez moi. Je n'ai qu'une hâte, retrouver mon balcon pour parler à Tara.

Quand je remarque ma voisine, déjà sur son balcon, je ne peux m'empêcher de sourire :
-Je suis là, Tara. je t'ai manqué, apparemment!
-Tellem... Je veux dire ... Ah. Nick c'est toi. Dit-elle d'un air non intéressé que je devine faux.

Son visage à la fois souriant et et ignorant me fait rire.
Elle ne m'en veut pas?

Elle dit doucement:
-J'aime beaucoup ta chanson.
-Elle est pas terrible, j'ai beaucoup de détails à changer.
-Elle est géniale! Elle défend.

Je me met à sourire et sens mon corps lâcher alors je me dépêche de m'asseoir sur ma chaise, pour ne pas tomber.

Ma curieuse voisine demande :
-Elle est pour qui ?
-Une fille. La même fille que pour toutes mes musiques, en fait.

Voyant son air rêveur et doux, je lui demande :
-À quoi tu penses?

Dans le noir, je devine tout de même ses joues devenir roses surtout quand elle m'avoue :
-Elle en a de la chance cette fille...
-Pourquoi? Je demande en fronçant les sourcils.
-J'aimerais qu'un garçon pense à moi comme toi tu penses à elle, en fait!

Je lui répond calmement :
-C'est peut-être déjà le cas. Peut-être qu'un garçon pense à toi, tous les jours, toutes les heures.
-Peut-être...

C'est même sur, Tara. Je suis ce garçon et peut-être pas le seul.

Je sens mes yeux se fermer tout seul et le sommeil m'emporter mais je souffle tout de même lentement :
-Ne te prend pas la tête, Rosalie.

Elle prend un air intrigué avant de demander :
-Rosalie?

Je rameuse mes paroles et m'empresse de dire :
-Rien, oublie, miss!
-C'est ta petite amie? Dit-elle en souriant.

Je me sens rire en pensant qu'elle parle de ma soeur :
-Non, non ! Rosalie ma petite amie?! Même toi ce serait plus possible !

Elle me regarde avec une grimace et demande :
-Ça veut dire quoi ça?
-À toi de de faire ta propre idée! Je suis fatigué, je vais me coucher. Bonne nuit, Tara.
-Nick, attends!

Mais trop tard, je suis déjà dans ma chambre, à moitié endormi.

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