Chapitre 17

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Je sors de chez moi vers 14h10 et cherche Tara.
J'avais les idée peu clair hier pour lui avoir donné un lieu aussi vague que la forêt.
Je me fais un peu de peine avec mes béquilles et mes blessures, je voudrais avoir l'air un peu plus présentable devant Tara.
J'aurais mis des vêtements classes, mais je n'en ai pas. Alors j'ai mis un t-shirt, un sweat et un jean.

Je m'avance un peu plus dans la rivière jusqu'à rencontrer un spectacle magnifique.

Un endroit de la forêt est complètement coloré de couleur chaudes grâce aux feuilles aux couleurs de l'automne.

Un grand arbre est planté juste devant moi et une rivière est près de lui. Mais mieux encore, près de la rivière, une fille que je reconnaîtrais entre mille. Tara.

Elle attend patiemment, les doigts dans l'eau clair, les cheveux au vent. Une boite est posé près d'elle.
Moi aussi j'ai un cadeau pour elle. J'ai ramené ma guitare et je compte lui jouer un morceau.
De plus, je pense qu'elle ne s'est pas encore rendu compte de ma présence.

Je m'adosse contre le tronc du grand arbre et commence à jouer en guettant la réaction de ma voisine.

Contrairement à ce à quoi je m'attendais, elle ne bouge pas d'un pouce, attendant la fin de ma mélodie.

Quand elle est terminé, elle demande :
-Nick ?
-Tu ne viens pas me voir?

Elle se retourne, me regarde avant de vite se lever pour venir auprès de moi.
J'ai l'impression qu'elle ne sait ni quoi faire ni comment réagir face à moi alors je lui souris d'un autre voulant dire qu'il n'y a pas de problèmes.

Elle se met à rire et me lance :
-Tu es beaucoup plus grand que je ne le croyais.
-Et toi beaucoup plus petite!

Je me penche vers elle et lui chuchote :
-Mais aussi beaucoup plus jolie.

Et c'est vrai. Tara est vraiment une jolie fille, de loin ou de près.
Elle rougit en baissant les yeux.

Puis, elle les relève d'un air choqué avant de demander :
-Nick... Qu'est ce que...
-Laisse moi t'expliquer. C'est un peu long mais écoutes moi jusqu'au bout.
-Je t'écoute.
-Bien... Tout à commencé quelques jours avant que je débarque ici. Je suis sortie avec mon père et ma sœur pour aller à mon match de basket.
-Ils étaient...
-Ils étaient encore en vie, oui. J'étais très proche de ma sœur. C'était "mon étoile ". Mais ... On a eu un accident. Un train nous a percuté... Mon père ne s'en est pas tiré, il est mort sur le coup d'une crise cardiaque.
-Je suis tellement désolée !

Je la regarde et lui souris malgré la tristesse qui l'enveloppe quand je parle de tout ça.

Je pose ma main doucement sur son coup avant de continuer :
-Rosalie et moi avons été envoyés à l'hôpital après ça.

C'est à partir de ce moment que tout devient complexe pour moi et je pense que Tara l'a bien compris car elle décide de prendre ma main comme forme de soutien.

Je continue :
-Nous étions dans des chambres différentes, j'étais réveillé, elle aussi. Nous sommes restés longtemps à l'hôpital, j'ai détesté être là-bas. Tout semble mort. Ceux qui nous rendait visite le pensait aussi, il nous prenaient tous pour des mourants. Un jour, un médecin est venu dans ma chambre, m'a dit que ma sœur n'allait sûrement pas s'en sortir. Son cœur battait trop lentement, il allait sûrement lâché dans très peu de temps. Je me rappelle de la cruauté avec laquelle j'ai crié sur ce médecin, alors qu'il avait tout fait pour la sauver. Je m'en veut d'avoir été si méchant.

Comme je sens malgré moi mes larmes venir, je serre plus fort la main de ma voisine en expliquant:
-Quand le médecin est parti, j'ai accouru dans la chambre de Rosalie, ce qui n'a fait qu'aggraver mon cas. Après un long moment, j'avais enfin trouver sa chambre. Même s'il lui arrivait la pire des choses, elle souriait. elle regardait par la fenêtre, les yeux pétillant. Quand elle a remarquée ma présence, elle m'a dit " Cette vie était géniale... Quoique un peu courte. Dommage qu'elle se finisse maintenant !". Je me suis approché d'elle, j'ai pris sa main, et malgré moi, j'ai pleuré. Je pleurais déjà sa mort et la mienne. Elle a posé sa main sur la mienne, a essuyer une de mes larmes, m'a sourit. "Ne pleure pas s'il te plait ", elle m'a supplié. J'ai répliqué "mais ma vie n'a aucun sens sans toi ". Elle s'est mise à rire puis m'a sérieusement dit " regarde moi. Promet moi quelques chose. Promet moi que tu trouveras une nouvelle étoile, une personne qui illuminera ta vie, même quand il fait noir. Promet moi que tu fera tout pour la garder, la protéger ." "je te le promet" je lui est tristement répondu . "promet moi aussi que tu vas oublier les mauvais moments qu'on a passé ensemble, que tu ne garderas que les bons, car se sont mes préférés. ". J'ai tenu sa main froide et tremblante, j'ai souris pour lui faire plaisir. Et elle s'est endormie. On aurait dit qu'elle rêvait et que rien, ni même le "bip" incessant des machine n'aurait put importuné son rêve. J'avais l'impression que sa mort était juste un rêve et que moi j'allais commencer à vivre un cauchemar.

Mon voisin de balconOù les histoires vivent. Découvrez maintenant