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Charles-Aneya Natam
20h14.
Cameroun
« - Charlie, tu es prête? On doit partir là.
- Oui maman, j'arrive »
Ma mère et moi prenons l'avion ce soir pour rejoindre mon père à Manchester, il travaillera dorénavant là-bas.
C'est la première fois que je déménage, du moins, c'est la première fois que je déménage en gardant le souvenir d'avoir vécu ici.
J'ai déjà vécu, lorsque j'étais plus petite, en France. Malheureusement, je n'en garde aucun souvenir puisque nous sommes partis lorsque j'avais trois ans.
Voilà maintenant un nouveau départ, une nouvelle vie si vous voulez. J'appréhende vraiment la vie là-bas, comment les gens sont et surtout, surtout, j'appréhende mon nouveau lycée.
Ma mère et moi avons regarder vite fait le site du lycée quelques jours auparavant, d'après les images, l'école était très grande, trois étages apparemment.
C'était un lycée français. Et même si je parle bien anglais, ça me soulage vraiment d'être dans un lycée francophone, ça m'évitera de demander aux gens de parler plus lentement et tout le tralala.
Nous étions arrivées à l'aéroport, il y avait énormément de monde, pour vous dire, j'ai même failli perdre ma mère de vue tellement il y en avait.
Nous avons, quelques heures avant, enregistré nos bagages, moi qui avait la flemme de le faire et bien je retire ce que j'ai dis, ça m'évite de faire la queue et par conséquent, d'attendre.
Après avoir passé les contrôles, nous nous sommes vite fait arrêter dans une petite boutique. J'en profitais pour prendre quelques paquets de bonbons acidulés tandis que ma mère pris des barres chocolatées.
Après une heure d'attente, nous sommes dorénavant bien installées dans l'avion. Ma mère m'avait gentillement laissé m'asseoir au côté hublot.
Il restait environ un quart d'heure avant le décollage. J'en profitais pour prendre vite fait un snap et répondre à mes amis.
Une voix féminine se fit entendre, celle-ci nous indiquait que nous allons bientôt décoller et qu'il était conseillé d'éteindre nos téléphones et d'attacher nos ceintures. J'ai vraiment compris qu'à ce moment là, je disais au revoir au pays où j'ai vécu toute mon enfance.
