40- Découverte

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Ginny Weasley marchait d'un pas rapide dans les rues humides de Londres.
Elle souffla machinalement quand une mèche de cheveux rabattue par le vent vint lui barrer le visage.
Elle serra ses bras autour d'elle pour se protéger du froid de novembre, et assura du même mouvement sa prise sur le bouquet de fleurs et la boîte de sablés maison que sa mère lui avait donnée.

- La pauvre Hermione, avait dit Molly en fourrant dans les bras de sa fille un tas de friandises. Toute seule dans sa chambre depuis... une semaine, déjà ! Embrasse-là de ma part !

Ginny se mordit la lèvre.
Elle ne comprenait pas comment Hermione avait pu se désartibuler.
Enfin, on parlait d'Hermione Granger !
Et Hermione Granger ne ratait aucun transplanage !
Hermione Granger ne pouvait pas laisser derrière elle la moitié de la peau qui recouvrait son bras !

Ginny avait la forte impression que tout le monde lui cachait quelque chose.
Quand elle avait débarqué à Ste-Mangouste une semaine auparavant, informée de ce qu'il venait d'arriver, elle avait trouvé Ron, Harry et McGonagall en pleine discussion.
Discussion qui avait cessé brusquement quand les pas de Ginny avaient résonné dans le couloir.
Ginny avait immédiatement su qu'il y avait quelque chose de louche.
Elle avait bien tenté de faire parler son frère et Harry.
En vain.
Et McGonagall avait parlé d'un accident, un simple accident, un accident qui pouvait arriver à tout le monde.

A tout le monde, peut-être.
Mais pas à Hermione.

Tous les jours, Ginny, Ron et Harry se relayaient pour rendre visite à Hermione.
Aujourd'hui, c'était le tour de Ginny.
Aujourd'hui, elle était bien décidée à tirer les vers du nez de son amie.
Coûte que coûte.

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Appuyée contre son oreiller qu'elle avait calé dans son dos, Hermione observait Rogue qui scrutait d'un air dur le ciel gris, derrière la fenêtre.
Il soupira une fois.
Puis, droit et raide, il pivota sur ses talons et planta ses yeux dans ceux d'Hermione.

- Non, asséna-t-il.

Hermione leva un sourcil.

- Tu sais très bien que je ne changerai pas d'avis, Severus. Et ce n'est pas en employant le ton que tu utilises avec tes élèves que tu parviendras à me faire peur.

Il fit claquer sa langue contre son palais et scruta Hermione avec froideur.

- Je pense qu'un seul mot peut qualifier ton... projet : suicide.

Hermione leva les yeux au ciel.
Puis, elle soupira et croisa les bras avant de rétorquer.

- Je résume : on ignore toujours les desseins de Bellatrix, Drago et Otacus sont toujours maintenus dans le coma, nous n'avons toujours pas étudié le livre que nous avons ramené de Paris...
- Au départ, Hermione, nous devions commencer par ouvrir ce livre..., rappela Rogue en serrant les dents. Les deux Malefoy attendront.
- Je pense que les Malefoy sont le vrai point de départ, répondit-elle. Il est essentiel de voir si Otacus n'est plus qu'un corps vidé de son esprit.
Quant à son frère, il doit certainement pouvoir nous aider... Il a bien dû entendre une quelconque conversation qui pourrait nous orienter sur les projets de Bellatrix... Il pourrait nous raconter les faits de la mort... du meurtre...de sa mère.
- Et si jamais nous parvenions à retrouver les lambeaux de l'âme du jeune Malefoy, comment pourrions-nous le protéger d'une nouvelle attaque de Bellatrix sans effectuer des recherches préalables dans le Livre ? dit Rogue en arquant un sourcil.

Hermione soupira, puis haussa les épaules.

- Il faut bien commencer quelque part. Et je pense que les Malefoy ne l'intéressent plus.

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