Chapitre 18

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Alice se réveilla toujours aussi difficilement. Elle se trouvait dans un nouvel entrepôt mais à la différence de l'ancien, celui-ci grouillait de monde. Des médecins, des soldats et des civils passèrent dans un ballet incessant devant sa cellule sans jamais un regard pour cette dernière. Alice regretta amèrement d'avoir neutralisé le traqueur de Stark qui à l'heure actuelle lui aurait été d'une grande aide. Elle avait un mauvais pressentiment, celui qui vous tordait l'intestin et qui vous donnait des sueurs-froides. Elle sut par instinct que sa captivité serait bien différente de la dernière mais elle n'imaginait même pas tout ce qui allait lui arriver dans quelques heures. Alice ne voulait pas mourir, pas maintenant en tout cas. Sa télépathie était toujours active et elle comptait bien l'activer pour contacter Charles qui à cette heure-ci dormait tranquillement au Manoir. Elle se concentra du mieux qu'elle put en mettant les conseils de Charles en pratique. Elle prit de profondes inspirations avant de visualiser son mentor ainsi que son emplacement puis elle se focalisa sur son cerveau pour rentrer dedans.

- Charles ? Charles ?

Alice chuchotait pour éviter d'être repérée.

Charles se réveilla en sursaut dans son lit. Il aurait juré avoir entendu la voix de Alice dans sa tête l'appeler mais apparemment tout cela n'était qu'une machinerie créé de toute pièce par son cerveau. Il était prêt à se rendormir quand sa voix résonna une nouvelle fois dans sa tête. Charles se concentra à son tour pour se focaliser sur la voix d'Alice.

- Charles ? Tu m'entends ? Réveil-toi bordel !

- Je t'entends. Qu'est-ce qui se passe ?

Alice laissa échapper un soupir de soulagement. Ça avait marché, elle avait l'espoir d'être secourue.

- J'ai besoin de ton aide. Zemo m'a kidnappée et il faut que tu me localises.

Charles qui était à moitié endormi, avait du mal à saisir l'importance de ses dires. En voyant qu'il ne réagissait pas, elle renforça leur connexion pour le faire réagir.

- Va à Célébro et localises-moi. J'ai peu de temps.

Charles sortit enfin de sa torpeur et se dirigea à toute vitesse vers le sous-sol.

- Je tiens à m'excuser de ne pas t'avoir donné de nouvelles durant tout ce temps.

- Ne t'en fais pas pour ça. Je comprends parfaitement que tu avais ton deuil à faire. On se reverra quand l'équipe t'aura sortit de ce bourbier.

Alice avait les larmes qui monté et la voix qui s'effrité.

- Charles. Si on ne se revoit pas, sache que je te remercie énormément pour tout ce que tu as fais pour moi.

Le professeur sentit que les paroles d'Alice sonnait plus comme un au-revoir.

- Tu me diras ça de vive voix !

- Laisses-moi finir ! Si ça finit mal pour moi, ne t'en veux surtout pas. Je suis tellement reconnaissante de t'avoir rencontré, tu as changé ma vie Charles. Tu m'as aidé à surmonter mes angoisses, mes peurs, mes aprioris. Tu es la seule personne sur cette terre à me connaître vraiment, tu es au courant de chacune de mes actions et pourtant tu ne m'as jamais repoussé. Tu m'as épaulé et tu m'as permis d'accepter qui j'étais. Je t'aime énormément Charles et j'espère vraiment te revoir et je ferais tout pour que ça arrive mais si ce n'est pas le cas, je suis contente d'avoir croisé ton chemin. Ne t'en fais pas pour moi, tout ira bien.

Alice et Charles pleuraient en choeur quand le professeur se connecta à sa machine. Il lui fallut quelques minutes avant d'avoir son emplacement exact.

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