Epilogue 1-

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Je tenais à vous prévenir que l'épilogue est particulièrement long et qu'il se déroulera sur deux chapitres. Le deuxième sera quand même bien plus long que celui-ci. J'ai hâte d'avoir vos avis mais d'ici-là, j'espère que vous ne me détesterez pas trop.

***

Les Avengers étaient tous réunis en ce jour si particulier. Ils étaient habillés de noir et chacun gérait son deuil à sa manière. Certains étaient en proie à une tristesse infinie, d'autres avaient la rage au ventre et puis il y avait ceux qui ne ressentait rien à part le vide causé par son absence. Ils étaient assis sur le canapé en face de l'écran plasma où une vidéo attentait patiemment d'être lancé. Steve avait la télécommande entre ses mains mais son doigt refusait d'appuyer sur la touche. Le faire revenait à admettre la vérité et il ne voulait pas de cette vérité-là. Il ne voulait pas vivre dans un monde où elle n'était pas, il ne voulait pas passer une journée supplémentaire sans elle. Lorsqu'il avait reçu cet appel funeste, Steve avait tout de suite compris qu'elle était partie à jamais. Alice l'avait abandonné lui et les autres et Steve avait la sensation que la douleur qui irriguait son coeur ne partirait jamais. Natasha prit les devants pour l'épargner et appuya sur le bouton en question.

La vidéo se lança puis son visage apparu à l'écran. Elle avait les traits tirés et un manque évident de sommeil lui barrait le visage mais son regard brillait tellement fort qu'on oubliait aussitôt à quel point, elle allait mal. Alice regardait le sol ne sachant visiblement pas par quoi commencer puis elle releva la tête, encrant ses yeux pétillants dans la caméra.

- Salut !

Sa voix était enrouée par l'émotion. Ses amis furent ébranlés en entendant sa voix alors qu'ils ne pourraient plus jamais l'entendre pour de vraie.

- Si vous voyez cette vidéo, c'est que- que je suis morte. elle laissa échapper un rire nerveux qui ne fit par rire ses auditeurs. Je sais que vous êtes triste et en colère contre moi de vous avoir laissé de cette manière et je m'excuse de vous provoquer encore plus de douleur. Je ne pouvais pas partir sans vous expliquer les raisons et une lettre aurait fait un peu cliché et puis tout ne peut pas être dit sur un simple papier.

Elle leur laissa un petit temps de pause comme un flottement dans l'air avant de reprendre.

- J'ai vraiment essayé de m'accrocher à la vie comme je te l'ai promis Steve, en entendant son prénom sortir de sa bouche il laissa une larme sortir, j'ai essayé de toutes mes forces de continuer à vivre mais je ne suis pas assez forte pour ça. Je ne peux pas fuir mon passé et je n'ai plus la force de me battre continuellement avec lui. Il y avait des moments où j'allais bien et c'était tellement magique comme si je respirais une grande bouffée d'air frais après être resté de long minutes en apnée. Mais il y avait des jours où je me sentait détestable, où tout revenait encore et encore sans me laisser de répit et malheureusement il y avait plus de mauvais que de bons jours. Je suis épuisée de ressentir cette douleur tout les jours. La même qui m'empêche de respirer, qui m'empêche de fermer les yeux et qui m'interdit tout simplement de vivre. Ce n'est pas une vie ça, ou plutôt c'est une vie de souffrance mais je pense que j'en ai déjà eu mon quota pour l'éternité.

Alice arrêta de parler pour essuyer ses larmes et ses proches firent de même.

- J'ai beau me persuader que je ne suis pas responsable, dès que je ferme les yeux, toutes ces images m'assaillent. Je revois leurs visages déformés par la terreur et puis je me revois les achever comme si ce n'était que du bétail comme si ils étaient insignifiants. Puis quand je réouvre les yeux, j'ai l'impression de pouvoir sentir leurs sang sur mes mains alors je les frotte de toutes mes forces pour le faire partir mais quoi que je fasse rien ne change. Il reste sur ma peau imprégné dans mon épiderme pour me rappeler continuellement ce que j'ai fait. Je donnerai tout ce que j'ai pour ne plus jamais ressentir ce sentiment et je pense avoir trouver. Ce n'est pas la meilleure solution, je sais, mais c'est la seule qui existe car je ne pourrai jamais me défaire de l'emprise que le passé exerce sur moi..

Le jeu de la vieOù les histoires vivent. Découvrez maintenant