Chapitre 16

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Du haut d'une tour, une ombre observe la nuit tomber sur la ville, la lueur des lampadaires éclairant peu à peu les ruelles en contrebas.
Il patiente, attendant le moment opportun pour passer à l'action. Il ne doit pas se précipiter, prendre son temps et réfléchir à chaque possibilité, chaque éventualité, trouver l'instant propice qui marquera sa victoire.

Son regard se porte sur les quelques individus en train de se hâter pour vite rentrer chez eux, un bon repas les y attendant sans aucun doute. Bientôt, il ne restera plus personne dans les rues et la ville paisible paraitra comme endormie. Jusqu'au lendemain où bien vite les bruits de la civilisation reprenant vie s'élèveront dans les airs: les klaxons, les cris, les rires d'enfants, les bruits des portes qui claquent, les véhicules qui circulent, le son des pas sur le bitume, les marchants ambulants, la sonnerie de l'école maternelle à deux rues d'ici ...

Il prend une profonde inspiration, respirant le doux parfum de la rosée de cette fin de journée. Il se sent libre comme l'air, en paix avec lui-même.

Quand soudain, il aperçoit une silhouette encapuchonnée traverser la ruelle à ses pieds. Un sourire carnassier étire ses lèvres en voyant sa proie approcher. Il sent l'adrénaline parcourir ses veines, son cœur s'accélérer. Rien n'est meilleur que l'anticipation. Le merveilleux goût de la chasse à venir le fait saliver. Il a attendu ça depuis tellement longtemps.

Il suit la silhouette des yeux, la regarde tourner au coin d'une rue, ralentir avant de traverser la route, et reprendre son chemin d'un pas régulier.
Les choses sérieuses vont enfin commencer.

L'ombre se redresse sur le bord du toit et s'élance. L'air frais ébouriffe ses cheveux et un sourire éclatant illumine son visage alors qu'il fond sur sa proie.

Et finit au sol.

Le nez dans le caniveau.

Encore.

Je grogne, l'aile tordue selon un angle bizarre dans mon dos. Aïe.

Dabi: t'es vraiment lamentable comme traqueur, tu le sais ça ? Je t'ai senti venir à des kilomètres le piaf

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Dabi: t'es vraiment lamentable comme traqueur, tu le sais ça ? Je t'ai senti venir à des kilomètres le piaf.
Moi: mouais, personne ne me voit jamais arriver d'habitude. T'as juste eu un coup de chance.
Dabi: un coup de chance?
Moi: oui.
Dabi: 7 jours d'affilé?
Moi: oui, tu es un petit veinard pour un vilain.

Il soupire en levant les yeux au ciel: tu racontes vraiment de la bullshit. T'es un mauvais perdant c'est tout. Il va falloir travailler tes approches le vautour.
Il me relâche et je me redresse difficilement en étirant mon aile.
Moi: tu m'as fait super mal Créma.
Dabi: roo ça va arrête de faire le bébé.

Dabi: roo ça va arrête de faire le bébé

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