15. Sournois Professeur

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« Sournois professeur à l'égard qui dérivait souvent dans l'indiscret. »



EMRYS



Class 222, Brentwood High School
Tuesday, December 04th
05:07 pm


Dans un cours de mathématiques des plus ennuyeux, avec mon éducateur qui est également mon professeur de mathématiques.

Je suis installer à l'avant-dernier rang, côté fenêtre. Mon regard se perd par la fenêtre du dernier étage, cherchant à passer le temps qui semble interminable. Pour tromper l'ennui, je me livre à mon geste habituel : dessiner de minuscules carreaux sur le rebord de mon cahier.

Chaque trait est tracé avec minutie, formant une multitude de petits carreaux qui semblent s'étendre à l'infini, des centaines et milliers de traits.

— T'as une gomme ? me demande Elias, qui est désormais mon nouveau voisin en mathématiques.

— Achète-en.

Il soupire avant de continuer à faire l'exercice.

La salle de mathématiques est au dernier étage, on a dû monter des centaines d'escaliers. Pourquoi ne mettent-ils pas des maudits ascenseurs ici ? Ils ont suffisamment d'argent. La salle complément en bois, même les tables sont d'un bois d'arbre. Pas si luxueux.

Le frêle soleil qui restait tapait sur les tables de la salle, se couchant ainsi plus tôt que d'habitude. Les quelques élèves derrière dormaient, mais ce sont en grande partie des garçons.

— ...Il doit avoir une femme plus incroyable que lui.

Les seules personnes qui ne somnolent pas sont les filles intéressées par l'instituteur.

Notre professeur de maths, ou plutôt, Monsieur Ramirez, est le prof le plus aimé de Brentwood. Et parce qu'il est jeune et que toutes les filles d'ici bavent devant sa beauté qu'ils estiment surnaturelle. Il n'avait peut-être que vingt-sept ou vingt-huit ans, mais il était parfait à leurs yeux, avec des lunettes noires idéales, ni rectangulaires ni carrées, assez grandes, des cheveux auburn, un sourire charmeur et bien sûr une barbe soigneusement entretenue pour paraître virile.

La beauté transcende tout, et c'est une réalité palpable.

— Miss Lowery ? Je vous parle enfin.

Je me redresse, prenant conscience qu'il m'avait interrogée, mais je ne l'avais pas entendu. Il ne parle pas assez fort, ce qui n'est pas étonnant. Les regards de quelques personnes se tournent vers moi, me fixant de leurs grands yeux aux couleurs variées.

— Oui, excusez-moi, pouvez-vous répéter la question ? dis-je en examinant ma feuille, complètement désorientée. Ça fait une semaine que nous sommes empêtrés dans cette fiche d'exercice, et cela commence à me lasser.

— Je vous demande de me fournir le calcul à noter dans l'exercice trois. Il replace ses lunettes en attendant ma réponse, une craie à la main.

— 2i... moins... trois entre parenthèses et moins six moins 3i... sur euh... entre parenthèses moins cinq au carré ?

J'ai tenté, au moins...

— Qu'est-ce qu'elle raconte, il existe ce calcul ?

— Ça, c'est l'exercice précédent, Demoiselle Lowery. Vous devriez vraiment vous reprendre en main, c'est déplorable, commente-t-il en désignant un autre élève.

Les quelques filles ricanent, surtout Alya, la préférée du professeur. Elle attendait beaucoup de choses de lui, enroulant sa mèche brune entre ses doigts en le contemplant à un point que cela devient malsain. Des jeux de regard qu'elle invente parfois même lorsque cela n'existe pas.

THE CURSED LOVEOù les histoires vivent. Découvrez maintenant