« On réveil un mort par d'autres mort. »
EMRYS
Coptfold House. New rd, Brentwood
Monday, December 20th
08:55 pm
Adossée à la porte de son appartement, j'ai sonné encore et encore, désespérément. J'ai tenté de l'appeler avec l'un de mes téléphones de secours, mais en vain. Il refuse catégoriquement de me répondre, comme s'il voulait effacer toute trace de notre lien. La solitude et l'abandon m'envahissent alors que je reste là, incapable, devant cette porte close qui incarne notre éloignement accru.
Je suis venue sonner chez Dylan, le cœur lourd et l'esprit hanté par la dernière révélation de son infidélité. Les images de la trahison tournent dans ma tête, mais en dépit de la souffrance, je ressens le besoin irrépressible de confronter la réalité en face. Je reste plantée là, devant sa porte, ressentant chaque minute s'écouler comme une perpétuité. La pression est tangible dans la mine nocturne, tandis que je me demande ce que je vais dire, comment je vais réagir, une fois qu'il ouvrira enfin la porte.
Je me rends compte une fois de plus à quel point je peux être naïve, comme toujours. Cette fois-ci, même Dylan, qui a l'habitude de s'exprimer avec véhémence, m'a surprise en me parlant d'une voix calme et mesurée hier soir. Son ton était empreint d'une renonciation profonde, comme s'il en avait assez de tout ce que nous avons vécu jusqu'à présent.
Je suis conne.
Mais il ne m'a pas demandé si j'en avais marre, n'est-ce pas ? Hier soir, allongée dans mon lit, j'ai cru ressentir de la lassitude. Pourtant, dès l'aube, j'ai été saisie par un haut-le-cœur en réalisant à quel point mes pensées étaient encore tournées vers lui. Le temps lui-même semble me ramener sans cesse à lui.
« Tu devrais m'oublier, passer à autre chose et continuer ta vie sans moi. »
Je ne veux pas, je ne veux pas. Ce n'est pas comme si je pouvais passer à autre chose.
Pour la première fois à Brentwood, un rayon de soleil a percé à travers les nuages en plein cœur du mois de décembre. Cette soudaine éclaircie donnait l'impression d'un jour d'été, pourtant, un froid mordant imprégnait toujours l'air. En regardant ce soleil étonnant, mes pensées se sont inéluctablement tournées vers Dylan. C'est dans des journées baignées de soleil comme celle-ci que lui et moi avions commencé notre histoire, un souvenir qui résonne maintenant avec regret.
On s'est vus ce chaud jour du 29 mai. Et mon cœur a failli exploser lorsque son regard s'est posé sur le mien.
Je laisse ma tête reposer sur sa porte grise, tandis que des larmes amères dévalent mes joues. Des images de lui et d'Amaris emportent mes pensées, comme des tourbillons dans mon esprit tourmenté.
Il l'appellera "princesse" maintenant, et ils riront ensemble, se regarderont avec amour. Il la trouvera toujours meilleure que moi, désormais. Ai-je manqué d'être suffisamment jolie, mince, gentille, compréhensive ? Ces pensées agitent dans ma tête, me torturant alors que je reste là, solitaire devant sa porte.
Pourquoi ne m'aime-t-il pas ?
N'abandonne pas, lorsque Amaris le laissera tomber, il verra que toi, malgré tout ce qu'il t'a fait, tu seras encore là.
Je sanglote, tentant en vain de sécher mes larmes avec le tissu de ma chemise d'uniforme. Mais peu importe, tout ce que je veux, c'est qu'il continue de m'aimer comme avant, comme il y a trois ans. Il m'a dit que même si j'arrêtais de l'aimer, lui ne s'arrêterait jamais. Pourtant, le voilà maintenant en train de renoncer.
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THE CURSED LOVE
Acción"𝘊'𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘶𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘥'𝘩𝘪𝘷𝘦𝘳... 𝘰𝘶 𝘯𝘰𝘯, 𝘶𝘯𝘦 𝘯𝘶𝘪𝘵 𝘥'𝘩𝘪𝘷𝘦𝘳, 𝘦𝘵 𝘤'𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢̀ 𝘲𝘶𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘵 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘤𝘦́.„ Lors d'une nuit perpétuelle, le déni était présent, tout autant que le deuil. Le cim...
