« Ce n'était pas la peau qui était blessée, mais le cœur. »
EMRYS
62 St James Rd, Brentwood
Saturday, November
11:23 pm
Je regarde le plafond de l'appartement de Jarrel. La lumière de la lune frappe les vitres du salon. J'étais assise sur le canapé, tandis qu'Elias était près de celui-ci, au sol. Un sentiment calme imprègne l'espace, baigné par la lueur argentée de la nuit.
Le salon dégageait une atmosphère typique d'une grand-mère polonaise, avec des canapés confortables et une décoration russe et polonaise omniprésente. Les cadres, mettant en avant les visages du père et de la mère de Jarrel, sont accrochés un peu partout, incluant même une photo à Moscou.
Le père de Jarrel, blond aux yeux noirs, arbore une moustache aussi jaune que ses cheveux. Son visage, encore jeune, donne une impression de faux père, créant un contraste intrigant. La mère de Jarrel lui ressemble comme deux gouttes d'eau.
La mère, une blonde aux yeux gris, arbore un nez fin et droit, des lèvres naturellement pulpeuses, et un corps à en rêver.
Il nous avait dit qu'il ne parlait pas beaucoup russe, mais en revanche, il maîtrisait le polonais. Son père exprime parfois de la jalousie satirique.
Jarrel a une sœur, Mynerva, que je n'ai pas encore vue sur les photos.
La mère de Jarrel nous a accueillis chaleureusement, moi et Elias, nous nourrissant et nous fournissant des draps pour pouvoir dormir dans le salon. Elle est aimable et calme, contrairement à Jarrel, qui est agité et blagueur, en toute vérité.
Pour dormir, elle m'a donné l'un de ses pyjamas, bien trop grand pour moi, mais je l'ai tellement remerciée. J'aimerais avoir une mère comme elle.
Elias, bien sûr, a simplement emprunté à Jarrel l'un de ses joggings et un t-shirt.
— La pleurnicheuse, tu dors ?
La voix endormie et grave d'Elias me sort de mes pensées. Je ne lui réponds évidemment pas, il fait à chaque fois la même erreur, celle de me ridiculiser. Kelly me déteste de plus en plus à cause de lui.
Je me tourne dos à lui, afin qu'il ne puisse pas m'apercevoir.
— Lowery, je sais que tu ne dors pas.
Oh non. Fallait que je respire moins fort.
— Et si on échangeait de lit, j'arrive pas à pioncer sur le sol.
Toujours rien.
— ... ou tu me laisses gentiment dormir à côté de toi.
— Tais-toi, abruti.
Il lâche un rire étouffé sous l'épaisse couverture. Son rire tendre et doux était mieux que lui, ça c'est sûr.
— Bonjour à toi aussi.
Il m'énerve.
— Laisse-moi dormir.
— Mauvaise menteuse, tu regardes le plafond depuis bientôt trente minutes.
— N'importe quoi.
— Bah tiens, raconte-moi pourquoi ta chère mère t'a mise dehors?
Ma gorge se serre, je ne veux pas lui dire. Dire pourquoi ma mère m'a mise dehors, c'est comme la dénoncer à l'assistante sociale. C'est détruire la barrière de mensonges que je m'étais construite.
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THE CURSED LOVE
Action"𝘊'𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘶𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘥'𝘩𝘪𝘷𝘦𝘳... 𝘰𝘶 𝘯𝘰𝘯, 𝘶𝘯𝘦 𝘯𝘶𝘪𝘵 𝘥'𝘩𝘪𝘷𝘦𝘳, 𝘦𝘵 𝘤'𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢̀ 𝘲𝘶𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘵 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘤𝘦́.„ Lors d'une nuit perpétuelle, le déni était présent, tout autant que le deuil. Le cim...
