« La lune était tendre et jolie, mais cette nuit était tout le contraire. »
Trigger Warning : Ce chapitre contient de la mutilation et de la violence physique, consommation de stupéfiants, je demande à toutes personnes sensibles de s'abstenir.
EMRYS
House. Middleton Hall, Brentwood
Wednesday, December 05th
11:33 pm
Je déteste ma mère, non pas pour ce qu'elle est, mais pour ce qu'elle fait.
Dans les pénombres de ma chambre, je sanglote en attendant qu'il vienne. Parmi tout le monde, j'ai espéré lui, parmi tous les autres, j'ai finalement fait confiance à lui.
Étalée sur mon lit si misérablement que j'ai envie de me frapper, les draps blancs forment un rond autour de moi, ne réussissant même pas à couvrir mon corps frêle qui tremble depuis assez longtemps. Comme dans un trou noir, je me fais aspirer dans une tristesse infâme. En boule, je pleure encore et encore en face de ma fenêtre qui laisse apercevoir la lune aussi brillante que le reste du ciel.
Pas d'erreur ce soir.
Je sais au fond de moi que j'avais envie de goûter à cette poudre blanche et pure, j'en avais tellement envie, et je la gardais sous mon plancher pour lui redonner.
Quel hypocrite.
Bien sûr que je n'allais pas lui rendre. C'est bien trop tard, n'est-ce pas ? Ce soir-là, lorsqu'il est venu me voir juste pour savoir si j'étais consentante.
Et comme une idiote, j'ai dit oui. Après tout, je pensais qu'il avait compris, mais bien sûr que non, qui pourrait comprendre une pauvre fille enfoncée dans le déni depuis des années ?
Personne, c'est ça le problème.
Il est venu me voir une dernière fois, son regard était si profond. Je me rappelle toujours de ce regard qu'il m'avait offert. J'avais détourné le regard, mais pas lui. Et je regrette de ne pas avoir maintenu ce contact visuel plus longtemps.
Pourquoi j'aime rester dans le déni ? Parce que le déni décline mes pensées.
On dirait que personne ne veut comprendre. Est-ce vraiment si difficile d'accepter la réalité des choses ?
En venant dans ma chambre, il avait accidentellement fait tomber ce minuscule paquet emballé. Alors je l'ai gardé pour lui rendre...mais finalement, c'était si bon ce réconfort.
À travers ma fenêtre entre-ouverte, les rideaux flottent dans l'air froid de ma chambre, tandis que le bleu de la nuit reflète le paysage. Mais ce que j'aime le plus, c'est la lune tendre.
Je me redresse et frappe d'un coup de pied le plancher de ma chambre avec toute la force qui me reste. Les cheveux trempés comme mes habits, je commence peu à peu à geler.
Le plancher de la chambre résonne sous le coup de pied, exprimant la détresse qui m'habite. Les cheveux humides collent à ma peau, et mes vêtements mouillés accentuent la sensation de froid qui s'insinue peu à peu dans mes membres.
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THE CURSED LOVE
Novela Juvenil"𝘊'𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘶𝘯 𝘴𝘰𝘪𝘳 𝘥'𝘩𝘪𝘷𝘦𝘳... 𝘰𝘶 𝘯𝘰𝘯, 𝘶𝘯𝘦 𝘯𝘶𝘪𝘵 𝘥'𝘩𝘪𝘷𝘦𝘳, 𝘦𝘵 𝘤'𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢̀ 𝘲𝘶𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘵 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘤𝘦́.„ Lors d'une nuit perpétuelle, le déni était présent, tout autant que le deuil. Le cim...
