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Ayden
– Nina ! C'est prêt !
– J'arrive !
Pour notre premier dîner en tant que colocataires, je l'entends descendre les marches lentement. Elle arrive dans la cuisine les cheveux encore mouillés, une grimace sur le visage.
– Ça va pas ?
– J'ai mal partout.
– T'es sûr que c'est raisonnable d'assurer l'ouverture de la saison dans ton état ?
– Ça ne l'est pas du tout. Mais je veux le faire.
Elle attrape son assiette posée sur le plan de travail et va s'installer à table avec. Je n'arrive pas à déterminer si son entêtement est lié à du courage ou à de l'inconscience. Certainement un peu des deux.
– T'as parlé à Karim de tes douleurs ? Demandé-je en m'asseyant en face d'elle.
– Oui, il m'a donné les médicaments, ne t'inquiètes pas.
Bien sûr que je m'inquiète.
– Il faut pas que tu forces trop Nina.
– Il faut que je force. Sinon je ne serai jamais prête.
– Le but n'est pas de te péter un genou avant la représentation.
– Ne t'en fais pas pour moi, occupe-toi plutôt de ton décrassage. T'as dû ingérer beaucoup de choses ces dernières semaines, tu étais au ralenti à la répétition toute à l'heure.
Avec un rire moqueur, elle prend une grosse bouchée du plat que j'ai préparé. Elle n'a pas tort.
– J'ai ingéré beaucoup de choses effectivement.
Nina me lance un regard malicieux :
– Beaucoup de chattes ?
Mes yeux s'ouvrent en grand et je pouffe de rire. Comment sa bouche si douce peut sortir des mots si crus ?
Si elle me cherche, elle va me trouver, malheureusement pour elle.
– Non ... À ce niveau-là, c'est plutôt moi qui me suis fait ingérer . Enfin, déguster. Il n'y a que toi qui ingère littéralementla chose.
Je la fais rire et elle me postillonne dessus.
– Heureusement que tu me fais pas ça quand tu as mon délicieux coulis en bouche. Remarqué-je en m'essuyant le coin de l'œil.
Elle s'essuie la bouche et s'excuse en riant.
– Délicieux ... Tu te surestimes mon cher Adenis.
– Toi, tu es délicieuse.
Ses joues rougissent et elle m'envoie un regard timide qui me fait craquer.
– Arrête ça. Ordonne t-elle d'un ton qui se veut sérieux. « Le sexe ça coupe les jambes. On n'est pas là pour s'envoyer en l'air.