Chapitre 8 : Coeurs brisés

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Nina

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Nina

Je lève la tête vers Ayden, étonnée par sa proposition. Il se justifie :

– J'ai une salle de sport et ma maison est tout aussi sécurisée que celle de David. Tu voulais passer ces deux semaines à t'entraîner, tu peux le faire bien mieux chez moi qu'ici.

Je peine encore à retrouver mon souffle et ça n'aide pas. Cohabiter avec Ayden ?

– Je sais pas si c'est une bonne idée Ayden ... Toi et moi ... Sous le même toit ?

– Ma maison est grande, on n'est pas obligé de se croiser.

– Ou de croiser les filles que tu baises ?

Il rit mais je ne plaisante pas. Je veux m'éloigner de lui et le laisser vivre sa vie, mais je ne veux pas assister à ça.

– Je ne baiserai plus d'autres filles Nina.

Il m'envoie un regard de travers et dans un demi-sourire, il rajoute :

– Pas tant que tu seras là en tout cas.

– Oh ? Monsieur Adenis a appris les bonnes manières ?

– À la dure, mais il a fini par les apprendre. Dit-il, fier de lui.

Je m'arrête face à lui, les mains sur les hanches, le souffle rapide.

– Ayden, on pourra jamais vivre ensemble.

– Pourquoi ça ? On n'est pas des animaux, on va pas se sauter dessus.

Je lui lance un regard en biais.

– Tu parles de dispute ou de sexe ?

– Ça dépend. Quel est le premier sujet qui te vient en tête ? Me taquine-t-il en souriant.

Je lui rends son sourire en soupirant.

– Voilà pourquoi ça n'est pas une bonne idée.

– Nina, on parle de deux semaines, seulement. C'est juste pour qu'on puisse s'entraîner au mieux. Notre objectif c'est d'être au top pour l'ouverture de la saison, non ? Est-ce que tu penses qu'ici on pourra répéter correctement ?

Je secoue la tête, bien obligée d'admettre qu'il a raison.

– Je suis toujours ta personne de confiance officiellement, ton médecin n'a qu'à noter que tu es hospitalisée chez moi pour qu'il n'y ait aucun soupçon. C'est cohérent ;  je suis venu ici, j'ai fait une scène à David pour t'avoir chez moi et comme de toute façon, c'est moi qui décide, je t'ai ramenée.

J'acquiesce en me pinçant les lèvres. Son idée est en fait, excellente.

– Et on pourra passer les journées à danser. Je ne vois pas en quoi c'est une mauvaise idée. Ou alors c'est parce-que tu as peur de ne pas me résister. Finit-il avec un sourire arrogant.

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