Chapitre 30

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*Matys*

C'est la faim qui me réveille. Je dégage mon bras endolori d'avoir servi de coussin toute la nuit à ma bien-aimée et me dirige dans la salle de bain pour me passer un coup d'eau sur le visage. Le miroir me renvoie le reflet d'un homme comblé et j'ai du mal à me reconnaître. Un regard vers le lit et je peux admirer la plus belle femme qu'il m'ait été donné de voir en ce monde. Déterminé, à la laisser dormir, je l'embrasse doucement sur la tempe puis enfile mon caleçon pour sortir de la chambre.

Je suis étonné que la maison soit encore déserte, mais je ne vais pas me plaindre. Je pourrais facilement m'habituer à elle. Le mobilier est moderne, les pièces sont lumineuses, je la trouve magnifique à l'image de sa propriétaire.

J'ouvre le frigo à la recherche d'aliments pour notre petit déjeuner et tombe sur une plaquette de beurre ainsi qu'un pot de confiture à la mirabelle. Mon estomac gronde d'approbation.

Une porte claque et un bruit de petits pas s'approche de moi.

— Je suis tout à fait disposé à remettre le couvert, mais il va falloir me laisser reprendre des forces, Kimy !

Je ferme le réfrigérateur et sursaute en constatant que la femme qui se tient devant moi n'est pas Kimiko.

Marie me dévisage un moment ne comprenant pas ce que je fous là, en caleçon dans la cuisine de sa sœur. Je ne l'ai rencontré que deux fois et leur ressemblance me frappe encore. C'est une version de ma guerrière en plus grande et plus menue.

Je baragouine un bonjour gêné d'être à moitié nu devant elle.

— Kimiko est dans les parages ? demande-t-elle visiblement agacée par ma présence.

Comme si ça ne suffisait pas, la porte d'entrée claque et Titan trottine pour nous rejoindre. Romain et Jimmy, tout en sueur, nous saluent en rigolant. Vu leur état, ils ont dû aller courir. Le malinois me fonce dessus et je m'accroupis pour le caresser.

Jimmy embrasse le front de Marie avant qu'elle ne le repousse en grommelant un « t'es trempé, ne m'approches pas ». Il ricane et vient dans ma direction pour me donner une accolade.

— Hey mec, ça va ?

J'acquiesce en lui rendant son sourire. Romain frappe mon poing. Un instant, je me questionne s'ils ont dormi là avant de me rappeler que le molosse n'était pas à l'intérieur quand nous sommes arrivés. Je suppose qu'ils ont passé la soirée de garde.

— Il y a beaucoup trop d'hommes dans cette maison, peste Marie.

Jimmy la contemple comme si c'était la huitième merveille du monde, puis saisit son visage entre ses mains. Je m'attends presque à ce qu'il l'embrasse avant de me souvenir que Kimiko m'avait raconté leur relation conflictuelle.

— Oui, mais le meilleur est devant toi.

Elle plisse le nez.

— Va te laver et on en reparle.

Il ricane.

— À vos ordres, princesse.

Je délaisse mon petit déjeuner sur la table et j'emboîte le pas de Jimmy pour aller chercher de quoi m'habiller. Kim, appuyée contre le chambranle de la porte, nous regarde tour à tour un sourire amusé aux lèvres.

— Ta dragonne de sœur est en bas, et j'ai trouvé ton mec en caleçon, l'informe-t-il en déposant un baiser sur sa joue.

— Jim, douche, tout de suite ! Tu pues le mort.

Je ne peux m'empêcher de m'esclaffer tandis que Kim m'imite. Une fois seuls dans la chambre, ma guerrière me saute dessus. Sa bouche se plaque contre la mienne et je resserre mon emprise sur ses fesses galbées pour ne pas la faire tomber.

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