PLK
- arrête avec ta guerre de voisinage, galah. on sait tous que tu peux pas te passer de moi.
elle pouffe en roulant des yeux, pendant que je souris, fier d'avoir misé juste.
- n'importe quoi. c'est monnaie courante les mensonges chez toi ?
- na...
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il sait pas, mais je vais grave le juger sur ce qu'il va commander et sa manière de se comporter avec les serveurs.
j'ai trop donné à des gens qui manquaient de politesse ou de respect. je referai plus la même erreur. la manière dont on traite les inconnus en dit beaucoup sur le traitement qu'on accorde également à notre entourage.
donc je saurais en sortant du repas si je vais définitivement devoir boycott mon voisinage ou non, malgré l'attraction que je peux ressentir vis à vis de lui. j'inclus pas mamie feradini dans mon ultimatum, juste précisément le voisin qui vit au troisième étage, tout compte fait.
mais en attendant, j'observe le concerné froncer les sourcils, concentré comme jamais derrière le menu.
— pourquoi tu souris ? libère-t-il son champ de vision pour me voir, au bout d'une petite minute
putain, il voit à travers le papier ou quoi ?
— j'peux pas ?
— si, si.
— bon.
à lui de sourire.
— tu voulais que j'arrête de te prendre pour un inconnu, alors parle-moi de toi ? j'attends, abats-je mes deux coudes devant moi.
comme si j'avais choisi mon plat, déjà.
— direct, d'emblée ? j'sais même pas quoi prendre wesh, laisse-moi faire mon choix et ensuite on cause.
sage décision, certes.
— j'avoue, j'ai pas décidé non plus, la carte est trop large. on devrait avoir à choisir qu'entre galette complète, pizza margherita, pâtes carbo, steak frites ou salade césar, souffle-je
la pointe du basique, pour pas avoir à hésiter entre une viande sauce au poivre ou une viande sauce au poivre cinq baies.
comme là, par pur exemple.
— on est corda, se marre-t-il, j'ai même pas envie d'voir la carte des desserts.
— si on arrive jusqu'au dessert.
il tique en roulant des yeux, se reconcentrant sur sa carte.
— tu vas rentrer en métro si tu continues. que tu veux m'faire depuis qu'on s'est rejoint.
la carte cache de nouveau sa tête. je vois juste son blond décoloré et j'imagine seulement son sourire dissimulé.
— ouais, comme j'suis venue quoi.
parce que monsieur kiffe faire poireauter les gens devant chez eux, étant donné qu'il sait pas être à l'heure.