17H
BÉNI.
Une chose avec moi c'est que, lorsque l'heure sonne, les affaires s'arrêtent. Je ne suis pas du genre à rester des heures interminables au boulot. Si un dossier n'est pas fini, il va rester là et m'attendre le lendemain. Ce n'est pas pour autant que je ne bosse pas, non, mais il faut savoir s'imposer des limites.
Pas que je ne reste jamais un peu plus longtemps mais c'est franchement rare et tous mes collègues le savent.
D'ailleurs la formation aura lieu au cours de la semaine prochaine, je suis pressé sans l'être.
J'étais en train de me garer au centre commercial pour récupérer ma femme, j'espère au plus profond de mon cœur qu'elle n'a rien dépensé. On manque pas d'argent, par la grâce de DIEU, mais j'avoue que ne pas savoir ce qui en sort peut me faire stresser. Mais juste un peu.
Éteignant le moteur, je lance un appel vidéo à Deborah.
Deborah - Oui mon sucre ?
Béni - Je me retiens de rire, toi vraiment si on sait pas que t'es enceinte, les gens peuvent deviner facilement comme ça. Je suis garé au parking, je viens ou tu viens ?
Deborah - Viens, comme ça on va manger ensemble. En plus j'ai rien dépensé, t'as vu comment je suis sage, elle dit avant de tirer la langue.
Béni - Je détache ma ceinture, très sage ma puce. T'es à quel étage là ? Je sors de la voiture et ferme la portière.
L'avantage de cette voiture c'est qu'elle se ferme lorsqu'on s'en éloigne.
Deborah - Au deuxième, à côté du Marks and Spencer, yiih yoka na anglais* (*Ecoute l'anglais) eh eh eh.
Béni - Je la regarde sans faire de commentaire, je suis un homme béni, Alléluia Amen.
Deborah - T'es où là ? T'es encore loin ? Elle rapproche son visage de la caméra, tu me manques, cours me rejoindre.
Béni - Je sais que tu m'aimes bébé, je t'aime aussi. Je finis en regardant les portes de l'ascenseur se fermer. Bon, parce que tu es ma préférée, je la vois se mordre le bout de son ongle, je t'autorise à manger mon argent ce soir. Mais sous ma surveillance, compris ?
Deborah - Mama eh ! Elle se met à crier, maboko banque kaka boye* ! Papa bana eeh*, le sucre de mon miel ! (*La main qui ne manque pas d'argent comme ça. Le père des enfants, traduction littérale)
Béni - Comme tu n'es pas seule dans le magasin là, je secoue la tête en riant. J'arrive, je suis plus très loin. Je sors de l'ascenseur. Je raccroche !
Joignant mon acte à la parole, je range mon téléphone dans la poche intérieure de ma veste avant de me diriger vers le point de repère. Après, entre vous et moi, je peux difficilement la rater : la voilà en train de danser devant le banc où j'imagine qu'elle s'était assise.
Lorsqu'elle me voit, elle trottine jusque moi avant de se jeter dans mes bras que je lui avais ouvert. Ah ouais, elle m'avait manqué quand même.
Deborah - *inhale très fortement* Oh purée ton parfum m'avait trop manqué, mon mari, elle me regarde, les yeux brillants. J'ai vu les chaussures à Zara, il faut m'acheter ça. Tu sais hein, elle me prend par la main et m'emmène avec elle, je priais le SEIGNEUR dans mon cœur pour faire un peu de dépenses et biim, tu débarques, tu vois la grâce non ?
Je me contente de sourire en la contemplant. Elle fait ma joie.
Franchement, je ne sais pas comment DIEU fait pour m'aimer comme ça.
[...]
Deborah - Et donc voilà un peu. J'espère que ça ira mieux pour eux, c'est vrai qu'on ne les a pas vu depuis un moment. Depuis l'anniversaire d'Ismaël en fait.
Béni - Je vais l'appeler je pense, demain ou lundi. On peut s'organiser un truc vite fait, je secoue mon gobelet vide.
Deborah - Okay, je suis partante. T'es sûr que tu veux pas un peu de gâteau ?
Béni - J'hoche négativement la tête, t'inquiète bébé. Ce verre de jus m'a suffit.
Deborah - Hmm Béni..! Je vais t'acheter un truc, elle se lève.
Je soupire en la regardant faire, je n'avais pas fixé d'heure de fin à mon jeûne et je voulais prendre le temps de bien prier avant de manger. Déjà que j'ai bu, je trouve que ça fait même trop. Elle revient avec un chevalet et s'assoit à côté de moi.
Deborah - Je t'ai pris un menu Maxi Best Of avec un Big Mac, des frites au cheddar et un Sundae au caramel, bon j'avoue la glace c'est plus pour moi, elle ricane avant de prendre ma main dans la sienne et de reprendre son sérieux. Je sais que tu ne me dis pas tout mon amour, et je t'avoue que ça ne me met pas à l'aise alors je t'écoute.
Eh la femme.
Béni - Non mais *se racle la gorge* Je finis par lui dire, bon, aujourd'hui j'avais pris la décision de jeûner. Après avoir parlé avec le pasteur hier, j'ai ressenti un besoin de chercher DIEU tu vois ? C'était très fort. Je sais que ma mère jeûnait beaucoup avant, donc j'ai refait la même. Et ça m'a fait beaucoup de bien. IL- IL m'a parlé de mon père, que j'avais besoin de lui pardonner tu sais, par rapport à la promotion dont je t'ai parlé, elle hoche la tête en continuant de caresser le dos de ma main, donc c'est ce que j'ai fait. Ça m'a impressionné au départ, tu sais IL m'a pas parlé avec des mots mais par les réponses que j'avais dans mes pensées. En tous cas, je souris légèrement, j'ai pleuré deh, elle sourit à son tour. Je suis tranquille, en paix, très heureux, je plante mon regard dans le sien, je LE bénis pour nos vies.
Deborah - Amen mon amour, elle me prend dans ses bras. Je suis tellement contente pour toi, tu n'as pas idée. Raison de plus, elle se détache de moi, pour fêter avec ton hamburger !
Je ne peux pas m'empêcher de rire face à son commentaire.
Béni - Avant de manger on va prier, je range mon portefeuille dans son sac. Tu m'as dit qu'il s'appelait comment le parfum là ?
Deborah - Lequel mon cœur ? Répond-elle en jouant avec le chevalet.
Béni - Celui que tu m'as montré au Sephora, même c'est un spray là.
Deborah - Aah, les Sol de Janeiro, elle me regarde, pourquoi ? Tu veux me l'acheter ? Finit-elle en chuchotant.
Béni - Peut-être bien, je la regarde avant de lui faire un clin d'œil.
Elle hoche la tête, satisfaite, avant de taper des mains face au plateau que l'on vient déposer devant nous. Je remercie le serveur et me redresse sur la banquette.
Deborah - Je vais prier, elle range sa mèche de cheveu derrière son oreille gauche avant de me tendre sa main que je prend. SHAMMAH, DIEU présent, je TE salue et T'honore en ce lieu. Je ferai simple car TU nous enseignes dans Ta Parole que multiplier les mots en prière n'est pas utile. Merci pour nos vies, celle de mon mari, celle de notre enfant et la mienne. Merci d'avoir donné la force à mon époux de se priver devant Ta face. PAPA merci d'avoir libéré son cœur et de lui avoir parler. Merci pour ma nouvelle paire de chaussures et le lot de parfum qu'il va m'acheter. PAPA, je bénis ce repas et je le rachète par le sang de JÉSUS, TE demandant de nous communiquer la force de nous sacrifier encore pour TOI, afin que l'on TE voie. Nous T'aimons ADONAÏ, merci pour Ta puissance et Ta force. Sois élevé encore dans nos vies, au nom de JÉSUS-CHRIST, Amen.
Béni - Amen, hmm femme de feu sur nous, je souris en ouvrant les emballages.
Deborah - Je reçois l'onction, elle dit en récupérant sa glace. Merci mon doudou, elle me sourit.
Béni - Mais avec plaisir princesse, je lui répond avant d'entamer mon repas.
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Restauration
General Fiction«Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.» Marc 10:9 C'est l'histoire du couple Ortega, mariés depuis 3 ans, ils filent le parfait amour. Loin de Jésus-Christ, ils ont essayé de bâtir leur foyer mais celui qui bâtit sur le sable bâ...
