Chapitre 18

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Je ne crois pas Catherine, mon père donnait l’impression de cacher quelque chose. Qu’es qu’elle a cette Carol pour que mon père soit si nerveux?

J’observe France cuisiner et je lui demande où je peux bien rencontrer Carol Smith.

-Elle s’est éloigné un peu nous, tu sais...

-Mais tu sais au moins où elle habite?

Elle s’essuie les mains avec une serviette en me regardant bizarre.

-Euh...c’est pour l’inviter. C’est mon père qui veut. Ai-je mentis en m’avançant près d’elle.

La serviette glisse au sol et elle s’arrête net joyeuse avec un sourire au visage.

-Inviter Carol Smith? Oh mon dieu! Je te donne tout de suite son adresse. Dit-elle en sortant un bout de papier et un crayon de la poche de son uniforme. Et pourquoi c’est maintenant que ton père décide de l’inviter? Je n’arrêtais pas de polluer les oreilles de madame Ross et de monsieur Payne en lui suppliant de reprendre contact avec Carol, mais ils ne prenaient même pas attention...

-Euh...parce que c’est comme ça...Il veut me la présenter.

Elle m’offre le papier avec l’adresse.

Je regarde la feuille heureuse. Je l’ai! J’ai l’adresse! J’ai l’adresse de Carol Smith! Je vais enfin pouvoir la connaître en personne, la questionner et savoir ce qui a d’étrange en elle.

-Merci France. Merci beaucoup. Dis-je avec mon plus beau sourire.

-Tu me diras le jour où elle viendra.

J’agite ma tête et tourne les talons.

Je me précipite à la porte ; il faut que je dise à Joshua de m’accompagner, quand tout à coup Catherine fait son apparition.

-Où vas-tu aussi pressé?

Je recule un pas en disant que je vais faire une petite visite au voisin.

-Ça va? Qu’es que tu caches derrière toi?

Ma respiration soulève ma poitrine. Pas question que je lui montre le papier, pas question qu’elle gâche mon plan et pas question qu’elle le dise à mon père.

-Rien. Je ne cache rien. Dis-je en avançant ma main de la poignée de porte.

-Chérie, tu peux toujours compter sur moi, d’accord? Alors, montre-moi ce que tu as.

Elle marche jusqu’à agripper ma main et elle découvre la feuille. Ses yeux et son regard m'avaient immobilisés. J'avais ma vision qui ne l'a quitté.

-Adresse Carol...Quoi? dit-elle en faisant un sursaut. Pourquoi tu as l’adresse de Carol?

Je la regarde horrifié et je lui dis la vérité. Je n’avais plus le choix. Je peux dire à dieu à mon plan. J’ai eu deux plans et ses deux plans se sont envolés. J’hais Catherine.

-Tu penses aller là-bas comment? Ça prend environ deux heures pour aller chez elle. Constate ma belle-mère en m’offrant la feuille.

Quoi? Elle n’allait pas raconter tout à mon père, elle n’allait pas m’interdire à y aller? Je ne comprends plus rien.

-Si tu veux je peux t’accompagner. Je te fais réaliser que j’ai un auto.

Je souris. Je souris à Catherine et sans me contrôler, je lui offre un câlin. Moi, Sarah Payne, je n’arrive pas à réaliser ce que j’avais fait, alors je me décolle et lui remercie.

Maudit destinOù les histoires vivent. Découvrez maintenant