Chapitre 5

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Je prends le temps de bien fermer la porte.

-Joshua, je n’en peux plus. Catherine se prend vraiment pour ma mère! Elle n’a pas le droit. Dis-je d’une voix malheureuse.

Joshua prend le temps de regarder son alentour. Il ne m’écoutait même pas, enfin je pense.

-Moi, en tout cas, je crois que tu te plains pour rien. Elle a l’air vraiment sympa ta belle-mère. Lance-t-il en feuilletant un livre, il n’avait pas l’air de prendre mon problème au sérieux.

-Tu t’écoutes là? Elle t’a faite quelque chose! Joshua! Dis-je en le secouant de gauche à droite. Ça va?

-Sarah! Il décolle mes mains de son corps. Tu es vraiment insupportable.

J’ai eu un pincement dans le cœur. Moi, insupportable? Je le protège de cette sorcière qui veut prendre tout ce qui m’appartient et c’est comme ça qu’il me remercie?

Je m’éloigne de lui et va m’assoir dans mon lit. Moi, insupportable? À force de le répéter dans ma tête, je me sentais mal. Joshua, mon ami... Il me trouve fatigante.

-Joshua, tu as raison, je suis une insupportable.

Il s’assoit à côté de moi et son bras entouré mon épaule. Je me sens en chaud.

-Je suis vraiment désolé, Sarah. Je ne voulais pas te faire sentir mal... Il fait une pause et continu. Mais, je trouve ta belle-mère vraiment sincère avec toi. Je suis sûr que son but n’est pas de remplacer ta mère!

Il se lève et fait le tour de la pièce en regardant tous les détails

-Ton père a le droit de refaire sa vie. Poursuit mon voisin.

-Refaire sa vie deux mois après que sa femme meurt?

Il arrête de bouger et fait face à moi.

-L’amour n’a pas de mois, de semaines et de jours. Si ton père l’aime et qu’elle aussi l’aime et qu’ils sont heureux tous les deux, c’est parfait! Tu devrais être contente pour lui.

Joshua ne comprend absolument rien! Catherine ne lui mérite pas. Je ne sais pas comment prouver à Joshua que tout ce qu’il dit c’est faux.

-Maintenant, on arrête de parler de ce sujet. Dit-il en faisant face à un mur où j’ai pleins de photos de ma famille, de tous ce que j’aime. C’est ta mère? Répond mon voisin en pointant une photo.

-Oui. Elle est belle, hein?

C’était une photo où je mangeais une crème glacée, souriante. Je prenais ma mère par la taille. La vie était belle dans ce temps. J’avais huit ans. Ma mère souriait, ses cheveux blonds qui lui tombaient dans les épaules et ses yeux verts magnifiques que j’ai hérité de celle-ci la font tellement admirable! C’était mon père qui avait pris la photo. Il avait l’air tellement amoureux d’elle. Mais c’était faux. Tout était faux. Les accolades qui faisaient à maman c’était faux. Les sourires qui lui faisaient étaient faux. Hypocrite. Hypocrite comme Catherine.

-Elle te ressemble comme deux gouttes d’eau. Elle est vraiment...

Il s’arrête tout d’un coup. Comme si on l’avait mangé la langue.

-Vraiment quoi?

Il se gratte la nuque, prêt à parler quand quelqu’un cogne à la porte.

Maudit destinOù les histoires vivent. Découvrez maintenant