J'y ai pensé toute la journée: ce soir Peter revient. Il revient me voir pour cette foutu dague. Je ne sais toujours pas où est ce qu'elle est. On ne peut pas dire que je l'ai chercher. Je n'ai pas encore eu le temps pour. Je le ferais dès ce soir. Je ne veux plus qu'il revienne chez moi. Plus jamais. Chaque fois que je repense à cette nuit, ça me donne des frissons. Je n'ai pas réussi à déterminer ce que ressentait Peter. J'ai vu la lueur de ces yeux les fois où il m'a embrassé mais je n'ai pas réussi à savoir son sentiment profond. Je ne sais donc pas s'il m'aime ou si c'est de la simple attirance pour moi. Je ne veux pas le savoir. S'il m'aime ce serait la pire chose qui puisse m'arriver. Car je sais les conséquences, si jamais je tombais amoureuse de lui : je devrais rester avec lui pour toujours au pays imaginaire. Jamais Peter ne fera l'effort de perdre sa jeunesse éternelle pour vivre dans la réalité. C'est un égoïste de première. Le pire qu'il soit.
Ce matin quand j'ai demandé à mon frère s'il avait bien dormi il m'a dit que oui. Il n'a rien entendu. Dieu merci. J'ai des murs épais. Mais ce n'est pas une raison pour que Peter revienne. Pourtant il doit venir, dans 10 minutes précisément.
Je stresse. Ce n'est que Peter et je le déteste alors pourquoi? Peut être que mes sentiments pour lui ne sont pas totalement mort. J'en ai bien peur. C'est affreux. Je n'arrive même pas à me concentrer sur mon livre : je suis trop subjuguer par ma fenêtre. Je tremble. Peut être qu'il ne fait pas si chaud que ça dehors : j'ai laissé ma fenêtre entrouverte pour Peter. Ça évitera qu'il me donne la chair de poule avec ses trois toc toc. Du coup la chair de poule je l'ai quand même, de froid.
Apres un moment qui me semble une éternité. Il est là en face de moi. Identique à la veille.
-Bonsoir Marie, comment vas tu?
-Ça va. Et toi?
-Oui, je vais bien. Tu as retrouvé ma dague?
Il se tient devant la fenêtre qu'il vient de refermer.
-Non. Je n'ai pas eu le temps de la chercher. Il se trouve qu'aujourd'hui j'ai été en cours Peter.
-Peut être que tu as eu une illumination à un moment de la journée non?
-Ben. Non.
Il me regarde dans les yeux. Aucunes lueurs cette fois. Tant mieux. Il se rapproche de moi. Que va t-il faire? Il ne pense à rien ou alors c'est moi qui ne ressent rien. Dans tous les cas je ne perçoit rien. Aucunes expressions. Il se penche doucement à mon oreille et me chuchote :
-Marie. Si dans 1 semaine je n'ai pas ma dague, je serais dans l'obligation de t'emmener au pays imaginaire et de t'échanger contre Romain. Tu redeviendras la rançon. Et cette fois, je ne sais pas si je viendrais te sauver une nouvelle fois.
Ok. J'ai compris. Je vais la trouver sa putain de dague. Hors de question que je retourne là bas pour servir Crochet. Ce connard de Crochet.
-Tu sais, tu manques beaucoup à Crochet. Il aimerait beaucoup te revoir.
M.D.R. Moi? Manquer à Crochet? Impossible. Cet homme n'a jamais montré le moindre signe d'affection pour moi. Les seuls mots qui m'adressaient étaient pour me donner des ordres pour nettoyer.
-Tu étais son mousse préféré.
Il a dit ces mots d'une voix si douce. Douce et mielleuse, protectrice même. Je re perçois son aura : la même aura qu'hier soir, lorsque ses yeux flambait. Non Marie, arrête toi. Tout de suite. Concentre toi sur ce qu'il a dit. Son mousse préféré? Cette idée me répugne. On ne peut pas avoir de mousse préféré. Pour la simple et bonne raison qu'on ne parle pas à un mousse sauf pour lui donner des ordres on ne peut donc pas se prendre d'affection à un mousse. Si, simplement par le physique.
VOUS LISEZ
LastNight
FanfictionChaque soir il y a trois coups à ma fenêtre puis une voix qui me demande d'ouvrir, qui est cette personne? Je ne sais pas, jusqu'à ce que j'ouvre enfin ma fenêtre pour voir qui est là... Peter Pan se tenait là devant moi. Ce n'est pas la première fo...
