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" La violence est le dernier refuge de l'incompétence."

La première chose qu'a fait Chris quand je suis rentré le lendemain, c'est de me gifler

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La première chose qu'a fait Chris quand je suis rentré le lendemain, c'est de me gifler. Comme ça, sans que je m'y attende. Il a crié que je me foutais de lui, que je jouais avec ma punition et que je méritais d'être enfermé dans ma chambre jusqu'à ce que je me décompose. Il a empoigné une mèche de mes cheveux et m'a tiré jusque dans ma pièce. Il m'a jeté au sol et à commencé à me donner des coups de pieds. Je méritais tout ça. Je n'avais cas pas rester dormir chez Harry. J'aurais du écouter ma raison. Lorsqu'il est sortit de ma chambre en claquant la porte je me suis empressé de chercher quelque chose qui me permettrait de faire évacuer ce surplus de haine que je retenais en moi. C'est comme ça que je me suis retrouvé à démonter mon taille-crayon pour en récupérer les lames. Je sais que ça fonctionne bien pour s'ouvrir. On a pas besoin d'appuyer trop fort, il suffit juste de tirer un coup sec et rapide pour pouvoir voir du sang s'échapper de son corps. Ce n'est pas douloureux, pas pour moi en tout cas. C'est rapide et m'aide à me contenir pour ne pas descendre mon beau-père dans sa propre maison.

J'ai posé ma lame sur le sol et j'ai replié mes genoux pour voir la peau de mes cuisses se déchirer et laisser encore plus de sang sortir. Avec mon index, j'ai doucement essuyé une des coupures et apporté le sang à ma bouche. Aussitôt, d'autres gouttes de cette substance au goût de fer ont fait leur apparition. J'ai un peu mouillé toutes les coupures avec ma salive et apprécié ce sentiment de brûlure qui parcouru tout mon être. C'était apaisant et pourtant je savais que très vite j'allais de nouveau être assailli par ce sentiment de haine. Ce n'est qu'éphémère et je le savais très bien. J'allais faire d'autre coupures quand j'ai entendu Chris crié sur ma mère dans la cuisine. Depuis quelques temps, c'était devenu une habitude. L'homme idéal, aimant, plein d'argent, doux, calme, n'existe pas en réalité. Chris est un homme sans réel argent, grossier, violent, colérique. Il a fait tomber ma mère dans ses filets, comme de nombreuses autres femmes certainement, et j'en suis désolé pour elles. J'aurais aimé que ma mère ne se laisse pas faire, mais je comprends que j'ai pris ma soumission d'elle. Elle ne dit rien, jamais. Elle se contente de baisser les yeux lorsqu'il hausse la voix. J'ai remarqué, très souvent, qu'il ne lui laissait jamais la parole ou alors, lorsqu'elle commençait à ouvrir la bouche, il lui lançait un sale regard à donner des frissons pour la suite. Mon père n'était pas comme ça. Il était à l'écoute, ils prenaient les décisions ensemble. Il n'haussait pas la voix sur elle et elle avait tout autant le droit de s'exprimer que lui. Je ne sais pas si elle regrette de s'être séparé de lui, et dans un sens je l'espère.

Parfois se sont des détails qui font la différence, qui embellissent une journée ou tout au contraire. Chris n'a jamais porté de grandes attentions à ma mère après leur mariage. Il ne lui demandait plus si elle allait bien, si elle avait passé une bonne journée ou si elle était fatiguée. Il ne portait plus d'attention sur elle, toute son attention était sur moi et son envie de me voir quitter les lieux. Et paradoxalement, il m'y retenait. Il me retenait comme il retenait ma mère et mon frère. Il nous retenait dans un malheur qu'on ne méritait pas. Que personne ne mérite.
J'ai essayé de faire abstraction de leurs cris, mais cela m'était impossible. Chris criait beaucoup trop fort pour que je puisse faire comme si de rien n'était. J'aurais aimé que mon frère soit là et qu'il vienne me bercer. J'aurais aimé que mon père me rassure et vienne me chercher. J'aurais aimé courir chez Harry pour dormir dans ses bras. Mais tout ce que j'ai entendu, se sont les bruit de la vaisselle se briser contre un mur, comme pour me rappeler à la réalité. J'étais seul dans mon lit, et personne ne viendra me rassurer. Je me suis assis d'un seul coup et j'ai porté mon attention sur leur bruit. Les hurlements de ma mère m'ont fait frissonner. Elle lui hurlait d'arrêter. Je crois l'avoir entendu dire qu'il lui faisait mal, alors j'ai retenu ma respiration, pour une raison inconnue. Doucement, je me suis levé, sur la pointe des pieds. J'ai avancé jusqu'aux escaliers et d'un seul coup, tout le courage que j'avais rassemblé jusqu'ici s'est évaporé. J'ai couru jusqu'à la chambre de mon frère pour m'y enfermer. Il n'était pas là ce soir là. Je crois qu'il m'avait dit qu'il dormirai chez un pote ou une copine. Je me suis jeté sur son lit et j'ai enfouie ma tête dans son oreiller, reniflant son odeur pour me rassurer un peu. J'ai soudain entendu Chris hurler mon prénom. J'ai mis mes mains sur les oreilles, mais je l'ai quand même entendu me hurler de descendre. Tremblant, je suis sorti de la pièce, et doucement je me suis approché des escaliers.

- Je t'ai entendu, petit con, descend ! Criait mon beau père du rez-de-chaussée.

J'ai descendu les escaliers, avec l'envie de pleurer qui me brûlait et une boule dans le ventre. Lorsque la dernière marche à grincé, un grand silence s'est emparé de notre maison. J'ai cru que ce cauchemars venait de prendre fin. J'ai cru que j'allais me réveiller en queue, dans mon lit, la bouche seiche et des bouffés de chaleur, mais un crie de ma mère m'a rappelé à l'ordre. Je me suis approché de la cuisine, et à peine j'eus franchis le seuil de la porte que Chris m'attrapait par la gorge avec son coude. Je n'ai pas réagis, si ce n'est que regarder ma mère avec des grands yeux. Elle se tenait là, en face de moi, dans un coin de la pièce. Du sang coulait de son nez ainsi que de sa lèvre et son œil prenait une teinte rosée.

- Tu ne touche pas à mon fils ! Elle a crié.

Chris a lâché un rire, et je n'ai toujours rien dis. J'avais peur. Pas pour moi, mais pour ma mère.

- Lâche mon fils, connard ! A hurlé une seconde fois ma génitrice.

Son emprise sur la gorge s'est resserré et l'air parvenait plus difficilement à mes poumons.
Ma mère à prit la première chose qu'elle trouva, et s'approchait doucement vers nous armée d'une poêle.

- Lâche le immédiatement. Menaçait ma mère avec son ustensiles de cuisine. Lâche le !

- Et quoi ? A répondu Chris. Tu vas faire quoi, salope ? L'insultait-il.

Il a encore resserré son emprise et je me débattait comme je pouvais avec mes pieds. Je tentais d'enlever ses mains de moi, sans y arriver.
Me voyant suffoquer, ma mère s'est approchée plus vite et à commencé à lever la poêle pour lui mettre un coup. Rapidement, il m'a lâché, me laissant tomber sur le carrelage froid, et à dégainé un flingue de sa poche, le pointant sur ma mère. Des larmes ont commencés à couler le long de mes joues, incapable de bouger. Tout ça, c'est de ma faute, je me suis dis, ma mère ne m'aimera plus pour lui avoir fait subir cela.

- Hein, tu vas faire quoi, salope ? A répété Chris.

Avec le bout du flingue, il à poussé ma mère.

- Dégage. Il a dit froidement. Dégage !

- Ne touche plus à Niallaëlle. Lui a, courageusement, répondu ma mère.

Il l'a attrapée par les cheveux et l'a menée jusqu'aux escaliers.

- Dégage ! Il a répété dûrement la poussant dans les escaliers.

Elle est tombée à quatre pattes dans ceux-ci et s'est rapidement relevée et à grimpé les marchés quatre a quatre.
Chris a prit le sens inverse jusqu'à sortir de la maison. Je suis resté quelques secondes au sol, le temps de reprendre mon souffle que j'avais inconsciemment coupé. Je suis monté dans ma chambre, et me suis appuyé sur la porte que je venais de refermer. J'ai frotté mon visage et je suis ressorti de la pièce pour aller m'engouffrer dans le lit de ma mère. Je n'ai même pas pris le temps de me déshabiller que je me suis jeté sous la couette. Ma mère s'est retournée vers moi et m'a prit dans ses bras.

- Je suis désolé, je lui ai chuchote au bord des larmes.

Elle m'a caressé les cheveux et embrassé le crâne.

- Ce n'est pas de ta faute mon chaton. Tu n'as rien à te reprocher. Elle m'a répondu en me serrant plus fort contre elle.

Autodestruction | NARRY |Où les histoires vivent. Découvrez maintenant