Chapitre 43: Justice

6.1K 248 11
                                        

Essoufflé, il se vide en moi. À cet instant, je me sentais bien. Je me sentais libre. J'étais complètement à lui. Il était complètement à moi. Mon esprit ne flottait pas dans mes souvenirs du sous-sol et de lui,  mais je ne pensais qu'à Jace et personne d'autre que lui. William n'existait pas, plus personne n'existaient. Comme c'était bon, pourquoi ne l'avais-je pas fait avant?

Encore en moi, il me regarde. Je ne voulais pas bouger par peur que ce moment ne s'arrête et je crus que ce moment était réciproque. Nos souffles irréguliers s'entremêlaient et je trouvais ça merveilleux.

«-C'est comme ça que je te voyais dans mes rêves. Essoufflée, libre et complètement à moi. Ciel, comme tu es bonne! Tu me rends complètement fou! Comme tu es belle!
-Tu dis ça juste parce que tu n'as pas les idées claires. Les rayures dans mon dos sont encore visibles...
-Tes rayures, je me fous complètement de tes cicatrices!
-C'est moi à qui ça dérange, murmurais-je comme si je me parlais à moi-même.
-Ne sois jamais dégoûtée par ce qu'il t'a fait subir. Il est en prison et il n'est pas prêt d'en sortir, dit-il positif et en se voulant consolateur.
-Sa libération se fera plus tôt que prévu...
-Quoi? aboya-t-il en se levant du lit. C'est impossible!
-Pourtant! Il se fera libérer pour bonne conduite, répliquais-je en montant le volume de ma voix.
-Bonne conduite? Ce crétin est un malade! ajouta-t-il fou de rage. Il a rendu la femme que j'aime malheureuse! Bonne conduite! Il faut être bien aveugle pour apprécier ce fou!
-Qui a rendu la femme que tu aimes malheureuse?
-Seigneur, dit-il en s'assissent sur son lit, mais en étant dos à moi. Quand tu m'as dit que tu n'étais pas heureuse au parc cet après-midi, j'avais envie de m'arracher le cœur de la poitrine tellement il me faisait mal!
-Je ne suis pas tout à fait malheureuse, je me sens juste un peu seule...
-Pareil! dit-il en se tournant et en emprisonnant mon visage entre ses mains. Je suis parti pour que tu sois heureuse, pas pour le contraire! Je t'imaginais chaque jours dans les bras d'un séduisant milliardaire qui te paierait une grande maison de luxe, qui te ferait des enfants qui iraient dans une école des plus dispendieuses. Je t'imaginais aussi conduire une voiture hors de prix et...
-Je n'en veux pas de cette vie! le coupais-je brusquement. C'est exactement la vie que mon père m'aurais souhaité, mais je rêve d'aller faire une balade dans les bois, je voulais rentrer dans ma maison, le nez rouge par le froid et prendre un bon café. Je voulais aussi avoir des enfants intelligents et remplis de rêves et d'ambition, pas des enfants insatisfaits de tout et matérialistes! C'est toi que je voulais, Jace.
-Je suis pauvre comme un rat. Je ne pourrais jamais t'offrir le centième de ce que Logan aurait bien pu t'offrir!
-Logan est avec une autre femme aujourd'hui. Il est loin d'être une menace, je te l'assure!»

Mes yeux étaient remplis de larmes. Il essuyait celles-ci avec ses pouces et m'embrassait délicatement chaque centimètres de mon visage, comme si je pouvais me casser.

Il se lève et commence à s'habiller.

«-Que fais-tu?
-Je vais voir un ami à moi, et tu viens.
-Maintenant?
-Oui, et tu comprendras.»

Il me donne mes pantalons, mais le reste était dans le salon, donc je dus me lever pour allé chercher ma chemise qui gisait au sol. Je ne savais pas si cette personne était importante, donc je ne savais pas si je devais soigner mon apparence ou non, mais Jace semblait ne pas trop se regarder dans le miroir, donc je fis de même. Pour camoufler mes cheveux en bataille, j'optai pour un chignon qui faisait décoiffé. Ma chemise était fripée, mais Jace me passa un de ses vestes kangourous. Il sentait si bon.

Jace. Il a tellement fait pour moi il y a six ans. Il étai ce qui est la nourriture pour un affamé. J'avais besoin de lui et j'ai encore besoin de lui. Comme je me sentais égoïste de ne rien pouvoir lui offrir.

Il appelle un taxi et celui-ci arriva bien vite, encore une fois. Nous montâmes à l'intérieur et Jace dit une adresse que je ne connaissais naturellement pas. Je détestais la sensation de ne pas savoir où je m'en vais!

«-Tu souhaites vraiment ne pas me dire où nous allons?
-Oui, mon cœur. Je ne souhaite en aucun cas te le dire.
-Pourquoi?
-Tu ne voudrais pas y aller.»

Je pris quelques secondes avant de comprendre. Je m'avançai de mon siège et le regardait avec des yeux d'assassins.

-Je te demande de me dire où nous allons!

Après un long soupire de sa part, il décida de me le dire.

-Quand je suis arrivé à Londres, j'ai connu un gars. Avant de venir vivre là où je vis aujourd'hui, j'ai été en colocation avec ce gars en question en fait. Son frère venait souvent le visiter et nous nous sommes vite bien entendu. Ce gars est un avocat avec un nom très important à Londres, enchaina-t-il en souhaitant de me convaincre. Il à même déjà eu affaire avec la royauté! Je suis sûre que pour un bon ami il pourra t'aider avec le voyous.

Je fus sur le choc. Je ne savais pas si je devais être contente ou fâché. Le mélange de ces émotions faisait en sorte que je ne trouvais aucun mot à dire. Je regardais le vide en me disant que c'était la seule chose que je pouvais faire à cet instant.

«-Je ne sais pas quoi dire à ça, Jace.
-Ne dit rien.
-Je ne sais pas si je devais te tuer ou t'embrasser.»

Il se rapproche de mon oreille pour me dire un truc et que le chauffeur ne l'entende pas.

-Embrasse-moi et tu me tueras se soir.

Je me tourne vivement vers lui et le gifle. Il resta surpris et me fixait. Cet atmosphère. Ce sentiment puissant de lui sauter au visage pour lui arracher la tête mélangé à cet amour assoiffé que j'ai pour lui mon fait perdre les pédales.

Quelques secondes déguisées en heures se passèrent. Je lui saute au visage et l'embrasse comme je ne l'avais jamais embrassé. Il y avait de sa colère dans ce baisers. Nous nous embrassâmes avec la même énergie qu'un lion en cage, mais lorsque je le sentais monter, je choisis de rompre le baisser. J'avoue avoir eu les mains baladeuses.

«-Je vais croire que j'avais raison pour le désaccord de ta part.
-Tu avais raison, oui» avouais-je en m'effondrant sur le cuire du banc et en regardant par la fenêtre les magnifiques paysages de Londres.

À suivre...

My bodyguard Des histoires addictives. Découvrez maintenant