Chapitre 21: Désolé

7.8K 340 24
                                        

Je me réveille et je tapote les draps pour trouver Jace, mais il n'y avait rien. J'ouvre les yeux difficilement à cause de la lumière du jour et je regarde la chambre. J'étais dans ma chambre. Pourquoi étais-je dans ma chambre? J'étais dans la chambre de Jace!

Je m'habille et part dans la chambre de ce dernier qui était somnolent.

«-Allo, ça va? me lança-t-il.
-Pourquoi je me suis réveillé dans ma chambre?
-Shut!»

Il me prend par le bras et m'apporte dans sa chambre avant que je ne dise quoi que ce soit.

«-Si tu as quelque chose comme ça à raconter, fait-le moins fort!
-Je suis désolé, mais pourquoi m'as-tu rapporté à ma chambre?
-C'est quoi cette histoire de chambre?»

Il me regarde, perdu. Aucun mot ne sortait de ma bouche. Je crois que je suis resté dans la même position une éternité. L'aurais-je rêvé?

«-Sommes-nous allez au musée?
-Oui...
-Sommes-nous allez au restaurant?
-Oui.
-Nous nous sommes embrassés?
-Je m'en saurais souvenue!»

Mon cerveau est brisé en deux. Pourquoi? Comment? Je fais des rêves depuis que je suis née et c'est le premier qui m'a semblé si... réel. Il m'a touché, je l'ai senti, c'était si clair. C'est impossible!

«-Que ce passe-t-il, Alice? As-tu bue?
-Non!
-Tu me disais... tu... tu...
-Quais-je fait putain! Dis-le! dit-il maintenant impatient.
-Tu disais... tu répétais que j'étais à toi. Tu... tu disait que tu voulais tuer Logan quand-t'il me touchait.
-C'est ridicule. Tu es pour moi une cliente. Je suis payé pour te garder, pas pour satisfaire tes fantasmes. Je suis désolé si tu es tombé amoureuse de moi, mais pour moi c'est strictement professionnel!»

J'avais maintenant le cœur brisé. J'avais les larmes au yeux face à son aire dure et à son ton de voix autoritaire.

«-Si c'est comme ça, commençais-je, je n'ai pas d'autres choix que de te demander pardon.
-C'est correct.
-Maintenant, je vais aller voir mon père et toi, tu restes ici.»

Je pars et monte deux étages avant de cogner à la porte de mon père. J'essuie vite fait mes larmes et il ouvre la porte.

-Bon matin ma chérie, as-tu bien dormi?

Je lui dit oui en entrant dans sa chambre de luxe. Je m'assis sur un des trois sofa et se met sur le sofa en face du mien.

-Pour la compagnie, pourquoi as-tu commencé les associations? Ce n'est pas ton domaine et comme je suis la future présidente de cette compagnie, c'est dans mes droits de le savoir.

Je plonge mes yeux dans les yeux attentif de mon père. Il avait mis sa main devant sa bouche en m'écoutant, mais quand j'ai eu fini de parler, il mit ses mains sur ses cuises pour le lever et il se dirige lentement vers la grande vitre.

-Je vais être honnête avec toi. La compagnie est en grosse passe de chute libre. Depuis qu'il s'est passé... ce qu'il s'est passé, La Presse est constamment sur mon dos et cherche derrière moi les moindres faux pas. M'associer avec madame Hilton était le meilleur choix à faire. Elle nous trouvera des supports ici, à Londres. Cela nous évitera la faillite.

J'étais complètement absorbé par ce qu'il disait. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander si maman était au courant. J'avais en partie honte car cette chute libre était causée par moi, par MON enlèvement et cette histoire horrible a des répercussions sur la compagnie de mon père.

«-Je sais que madame Hilton est excentrique, mais elle est un modèle à suivre. Quand tu auras mon siège, elle va t'aider, c'est une honnête femme.
-Sa compagnie ne ressemble en rien à ce que ta compagnie est!
-Son père, M.Hilton, était pour moi quelques choses de tellement plus grand qu'un modèle à suivre. Je trouvais incroyable qu'il sauve des compagnies que tout le monde connaît sans que la population le sache et qu'il ne demande rien en échange. J'ai trouvé en lui la vraie signification de l'altruisme. C'est grâce à lui que je fais mon métier, donc madame Hilton saura te guider, si cela arrive, ce qui me surprendrait grandement.»

J'hoche de la tête positivement et lui demande si je peux retourner à la maison, il accepte et je retourne dans ma chambre. Je cogne à la porte de Jace et lui demande de faire ses valises.

Je vide la chambre de mes objets et part à l'aéroport en ne regardant pas une fois Jace dans les yeux. «Une simple cliente». S'il me voit de la sorte, il va voir c'est quoi être qu'une simple cliente!

À suivre...

My bodyguard Des histoires addictives. Découvrez maintenant