𝑴𝒂 𝒈𝒍𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒂̀ 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒑𝒓𝒊𝒙...
𝗣𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 7
J'ai accompagné Babakar jusqu'à la porte malgré l'heure tardive. Il s'est arrêté un moment avant de m'embrasser sur le front et de caresser mon ventre.
- Prends soin de nos enfants Ramata. Prends soin de vous tous. Je t'aime, quand je serai de retour, tous nos problèmes seront finis. Il ne s'agira là que d'un mauvais souvenir. Merci pour le soutien. Merci pour l'amour.
- ...
- Ramata ? Regarde-moi, tu es la plus belle femme que ma vie a connue. Je ne te remplacerai contre rien.
- Je t'aime aussi Babakar, prend soin de toi.
Il allait partir, son petit sac sur l'épaule gauche, habillé d'un polo bleu et d'un pantalon blanc que j'ai minutieusement choisis, Babakar avait le dos tourné, je l'ai enlacée pour me réfugier dans son dos. Je l'ai ser.ré quelques minutes, ser.ré d'amour.
- Mon amour ?
-...
- Mon amour ? Tu vas beaucoup me manquer tu sais ? Tu pleures ?
-...
- Je ne peux et ne dois pas te manquer Ramata !
- Quoi ? Et pourquoi ?
Il se tourna pour me faire face, il m'attrapa le menton puis effleura mon visage avec le revers de sa main. Cela me procura un très grand plaisir qui me pousse à fermer les yeux. J'avais des frissons tout le long de mon corps.
- Parce que je ne suis plus là !
- Tu n'es plus là ? Comment ça ?
- Je n'existerai dorénavant que dans tes rêves habiba, trouves un autre homme et refais ta vie...
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Qu'est-ce que cela veut dire ?
- Ils m'attendent, je dois partir !
- Babakar ? Qui t'attends ? Babakar ? Babakar hey ?!
Une grosse pluie a commencé et ma vue s'est brouillée. Je ne voyais plus rien et étais incapable d'arriver à son niveau. Je faisais pourtant un effort pour être à son niveau. Un bus s'est arrêté devant ma maison puis mon mari était rentré de dans. Je ne pouvais plus du tout bouger comme si quelque chose ou quelqu'un me l'en empêchait. Je criai son nom, il ne m'entendait pas. J'avais plus aucune force et ne pouvait rien faire. Il s'est retourné et là ce que j'ai vu m'a saccadé la respiration une main pleine de sang s'agrippe à la vitre de derrière. Babakar avait les yeux tout tristes et qui demandent pardon, moi, j'étais paralysée face à toute cette scène. Je ne sais par quel miracle j'ai pu apercevoir l'intérieur du bus, il était rempli de liquide rouge ! Du sang, du sang partout sur les vitres et les passagers criaient.
Plus cet engin s'éloignait plus le visage de Babakar se remplissait également de sang. J'entendais au loin un rire aigu, un rire très bizarre et carrément flippant. Une voix que je crois connaître, la voix de Rania, comment ?pourquoi ? Je ne saurai le dire :
- Babakar ? Babakar ? Criai-je de toute mon âme.
D'un cou.p brusque, je me suis réveillée en sursaut. Je clame ainsi ces mots :
- Je prends refuge auprès d'Allah soubhannou wa ta'ala contre le mal de ce rêve ! Je prends refuge auprès d'Allah soubhannou wa ta'ala contre Satan.
Je suis partie en courant dans la salle de bain car la nausée me montait et je voulais vomir. J'ai vomi pendant un moment avant de m'affaler à même le sol. J'ai eu peur, la peur de ma vie. Je répète encore et encore :
- Je prends refuge auprès d'Allah soubhannou wa ta'ala contre satan et contre le mal que j'ai vu dans ce rêve.
J'ai dit cela avant de commencer à pleurer seule, je suis revenue dans la chambre en allumant la lumière, il était exactement 3h18 sur mon téléphone alors que j'ai accompagné mon mari vers 2h30 ! Je voulais l'appeler mais je m'étais dit que je ne devais pas, ça va l'inquiéter et je ne pouvais pas l'inquiéter pour juste un rêve.
J'ai fait mes ablutions puis je suis venue sur mon tapis où Morphée a eu raison sur moi encore une fois...
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Ma gloire à tout prix...
HorrorPrologue : Après les études, nous rêvons d'avoir un travail stable, créer sa petite famille et vivre une vie heureuse. Moi, j'ai eu tout cela et bien plus... j'ai eu bien plus que ce que vous ne pouvez imaginer. J'ai eu du sang et du sang qui coul...
