Partie 16

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𝑴𝒂 𝒈𝒍𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒂̀ 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒑𝒓𝒊𝒙...

𝗣𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 16

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Aujourd'hui j'ai décidé après toutes les investigations menées d'aller enfin voir "ma meilleure amie" ils habitent dans la même maison, comment est-ce possible ? C'est donc vrai ce qu'on m'a appris ? Ils n'ont pas du tout évolué à part Ramata qui travaille dans une clinique de bas niveau. Son mari est fauché jusqu'au cul. J'étais très heureuse pour cela. Je connais Babakar très bien même et je sais qu'il ne supporte pas du tout la pauvreté, si aujourd'hui il a décidé de rester avec sa femme c'est sûrement parce qu'elle était enceinte. Une idée m'avait même effleurée l'esprit mais je l'ai très vite esquivée de ma tête, je connais assez Ramata aussi, elle lui a sûrement détourné la tête pour lui mettre la religion encore plus dans le cœur. Mais bon, je ne suis pas tant pressée. Personne ne supporte la pauvreté longtemps sans issu, ils disent que l'argent ne fait pas le bonheur. Je me dis juste que c'est parce qu'ils en ont pas assez. J'ai fini par payer ma propre voiture et engager des employés parce que je risque de rester ici plus longtemps que prévu. Ma famille ne posait pas trop de questions. Même s'ils le voulaient, ils ne pouvaient pas parce que j'ai l'argent, face à l'argent même le plus curieux et têtu se tait, observe !
J'étais arrivée chez Ramata avec des sacs pleins de cadeau pour elle, ses enfants son mari et même sa mère qui m'aime bien.

- Assalamalekum
- Alleyki salam me fit une voix que je ne connaissais pas, les jumeaux étaient là, couchaient au salon.
- Bonjour !
- Oui bonjour Bismillah !

Je suis rentrée et ai pris place, c'est quelques minutes après que Ramata sortit de sa chambre. Elle était comme hypnotisée, elle a mis longtemps avant de comprendre ce qui se passait ou du moins qui était devant elle. Elle semblait tellement heureuse, si quelqu'un pouvait lui dire que c'était son pire cauchemar qui venait d'apparaître comme ça... j'ai rigolé avant de me lever et la tenir dans mes bras :

- Rania ? C'est bien toi ? A-t-elle dit avant de commencer à pleurer.
- Toujours aussi fragile, Hum !
- Ma soeur m'a manqué ! Tu m'as tant manqué ! C'est bien normal que je pleure non ?
- Tu m'as manqué aussi mais je suis là maintenant.

Puis c'était parti pour des accolades à ne plus en finir, on a mis plus de 30minutes avant qu'elle ne se rende compte que c'est bien moi et que je suis plus que réelle. Si j'avais un cœur, ça allait m'émouvoir mais tout cela est pour les faibles. Je lui ai raconté les décès "tragiques" de mes parents puis mon commerce, mon travail et comme une conne elle a tout gobé. C'est bien ! C'est vraiment mon amie, elle n'a point changé ! J'ai passé la journée là bas, j'ai mangé à leur niveau : la pauvreté, dans la soirée elle est partie pour son bain quand Babakar fit irruption dans la maison.

- Ramata est entrain de se laver, enfin tu es revenu ?
- Hein ? Qui êtes-vous ?
- J'ai tant changé que ça ? Tu ne reconnais plus ton premier amour ? Chuchotai-je.
- Mon ... ? Ra...Rania ? C'est bien toi ?
- En personne, je n'aurai jamais pensé que tu pourrais un jour m'oublier. C'est bien moi !

J'étais très heureuse de le voir, le seul truc qui me dérange ce qu'il a vieilli mais on va arranger cela. Un cou.p de ciseaux par là, une liasse d'argent par-ci et une bonne nuit d'amour il va au plus vite rajeunir. Il me fixait et était mal à l'aise, je ne sais pas pourquoi mais il était plus que gêné dans sa propre maison.

***
*

Le baptême s'est très bien passé et tout dans les moindres détails a été financé par Rania. Cela ne semblait déranger personne. Pour tout le monde, ses parents lui ont laissé une fortune qu'elle fructifiait grâce à son commerce mais s'ils savaient et le mal, personne ne pouvait lui tenir tête même Babakar. Les gens la félicitent et la voit tel un Messi. Rania n'hésite pas à donner par là, glisser les billets aux griots qui tarissent d'éloges sur leur amitié.

Ma gloire à tout prix...Des histoires addictives. Découvrez maintenant