chapter twenty seven

6.8K 589 1
                                        




Nevis était à son boulot. Il devait voir les derniers dossiers à signer pour la journée.

Cela faisait quatre jours maintenant qu'il n'avait pas vue Reïa. Il était tellement énervé contre lui-même et s'en voulait de ne pas savoir se contrôler quand il était avec elle.

Ce soir où il l'avait vu reculer comme s'il était couvert de larve bouillante ou d'interdit, l'avait mis dans une rage incontrôlable et il se remerciait d'avoir fait insonoriser sa chambre à lui et toutes les autres, car il y avait mis un bordel sans nom. Seules les femmes de ménage pouvaient en témoigner.

Il s'en voulait d'avoir de telle pensée et de ressentir tant de choses, quand il était tout près d'elle.

Elle était si pure et innocente, alors que lui était si froid et dangereux.

Il voulait d'elle et ne voulait pas, du moins, plus la laisser

Était-elle prête pour ça ? C'était cela la vraie question qu'il se posait depuis tous ces jours

En effet, le jour où elle s'était reculée, il s'était sentit si mal et en même temps déçu. C'était une première, lui qui ne laissait jamais rien l'atteindre physiquement comme psychologiquement, était maintenant triste pour un simple geste.

Il savait qu'il lui faisait les mêmes effets qu'elle lui faisait, mais elle ne devait pas comprendre tout cela, vu ce qu'elle avait subi depuis tant d'année.

Il venait de terminer les dossiers et s'apprêtait à rentrer, quand il entendit son téléphone sonner.

À part sa petite sœur et son ami Mané, personne n'avait son numéro privé, pourtant, Mané était en voyage à Paris et Nelle l'avait déjà appelé et envoyé son message habituel, donc, il ne voyait pas l'utilité de répondre à cet appel.

Il prit donc la route pour la maison dans le but de voir Reïa et de mettre les choses au point, espérant avoir une réponse affirmative.


*


Reïa venait de recevoir son déjeuner. La jeune femme qui apportait sa nourriture ne s'approchait pas d'elle. Elle frappait et après avoir eu permission d'entrer, déposait les plats sur la table de son magnifique salon et s'en allait, sans un mot, ni même un regard.

Elle ne la remercierait jamais assez pour cet écart, car elle ne savait pas comment elle allait réagir, si cette dernière rentrait dans son espace privé.



Elle alla manger seule, comme elle le faisait depuis maintenant quatre jours.

Elle dînait seule dans sa chambre et seul le médecin était venu prendre de ses nouvelles. Il lui avait envoyé des médicaments sous ordonnances qu'elle prenait

Elle allait bien à présent et pouvait marcher sans boiter, mais il lui manquait vraiment. Elle n'avait aucune nouvelle de lui et ce n'était sûrement pas les servantes qui lui en donneraient.

La seule chose qui la rassurait, était son ombre qu'elle voyait à travers le petit espace sous sa porte de chambre.

Il s'arrêtait tard dans la nuit quand il rentrait du travail, juste devant sa porte à elle et elle, espérait qu'il rentre dans sa chambre, mais quelques minutes après, il prenait la route de sa chambre. Elle pouvait entendre le claquement de porte derrière lui, ce qui signalait qu'il était dans sa chambre et c'était ainsi depuis quatre jours.

Elle savait que le cause de tout ça était sa réaction la dernière fois et s'en voulait énormément.

Si seulement je pouvais... 

Elle tourna la tête et put voir au loin son téléphone portable. Celui qu'il lui avait donné et avant même de s'en rendre compte, elle l'appela, comme si tout son être maintenant, était d'accord. Elle avait tellement envie de l'entendre.

Elle avait le cœur qui battait à cent à l'heure, mais voulait cependant l'entendre.

Elle avait un sourire aux lèvres, surexcitée de l'entendre déjà, mais au fur et à mesure des secondes, son visage perdait en éclat jusqu'à se couper.

Il n'avait pas répondu à son appel... Se répéta-t-elle en boucle.

Elle avait mal, c'était nouveau pour elle et pour la toute première fois, elle coula une larme. Une larme d'amour.

Elle ne savait comment expliquer ce qui se passait actuellement, mais avait mal qu'il l'ignore ainsi.

Et puis qui était-elle pour lui ? Se demanda-t-elle finalement

Que ferait-il d'une pauvre fille comme elle ? Cette question eût raison de son petit cœur et elle fondit en larme, sous son drap avec toujours le pull de Nevis qu'il lui avait donné, pourtant des vêtements, elle en avait maintenant qui remplissaient le dressing.

De grande marque, des vêtements et accessoires à acheter des maisons, mais elle ne les portait point, préférant le pull de Nevis.

- Reïa ? Appela une voix qu'elle désespérait d'entendre...

Détruite Où les histoires vivent. Découvrez maintenant