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⚠️ceci est un bonus qui peut s'apparenter à une fin alternative de UPDA mais qui n'enestpas, c'estjuste pour vous montrer cequiaurait pu se passer dans un "autre monde"
septembre 2018
Claquant la porte de l'appartement d'un pote où se déroulait une rée-soi derrière moi, je foutais rageusement mes poings dans les poches de ma veste de jogging, l'esprit amoché. Elle s'était mise en couple. Avec son "meilleur pote". Et quand je lui disais que j'avais pas confiance en ce gars, elle me disait que c'était rien, qu'elle avait le droit d'avoir des potes mecs sans pour autant avoir envie d'se les faire. Bah mon cul ouais.
J'avais l'impression de tomber de plus en plus bas avec mes relations, j'pensais pas qu'Oria aurait pu être la pire de mes exs. Comme quoi, l'apparence faisait pas tout.
Histoire de me changer un peu les idées, j'avais décidé de sortir un peu, de me rafraîchir le crâne et d'arrêter de regarder comme un con la story d'Antoine où on voyait en fond Ken et Oria s'embrasser sur les canapés. Rien que de penser à ça, ça m'donnait la gerbe et j'préférais enlever ces images de mon cerveau pour éviter de repéter un câble.
Marchant seul le long des allées, écouteurs vissés aux oreilles avec en arrière-son la prod que Junior m'avait envoyé plus tôt, je commençais à fredonner des bribes de parole qui me venaient en tête et petit à petit, j'me rendais compte que j'avais un résultat pas mal.
- T'as cassé le cœur bébé, t'as cassé le cœur... T'as cassé le cœur bébé, t'as cassé le cœur... Entre haine et peine, entraîne les blèmes-pro. murmurais-je en hochant frénétiquement de la tête.
Rapidement, je tapais deux-trois phrases sur l'appli note de mon phone et arrivais vite à un couplet bien construit, j'aurai juste à mieux le travailler en rentrant. Mais en relevant la tête de mon portable, je me rendais compte que j'étais arrivé aux abords d'un pont parisien. Au moins trente bonnes minutes que je marchais et en voyant des bancs devant moi, j'm'autorisais une petite pause histoire de reprendre mon souffle.
Mes baskets foulant l'asphalte du Pont Neuf, je laissais divaguer mon regard sur la Seine à côté de moi et pour la première fois depuis que j'avais su que mon ex avait retrouvé quelqu'un, soit une bonne heure, je ressentais un truc bizarre. P'têtre de la haine, de la colère, du dégoût, de la déception. Mais en réalité, c'était plus de la tristesse.
Énervé contre moi-même de réagir comme ça pour une meuf qui m'avait téj trop facilement, je marchais d'un pas plus déterminé et m'arrêtais soudainement en entendant quelqu'un renifler. J'étais juste derrière un banc où se tenait une personne.