Lana, les chaussures imbibés de sang, s'enlise dans le chemin maculé de ce liquide épais et rougeâtre. Un clapotis répugnant vient accompagner sa marche. Elle voit, autour d'elle, des cadavres flottants dans cette mare écarlate.
L'endroit empeste une odeur nauséabonde.
— Mais qu'est-ce que je fiche ici ?
Ses poumons brûlent alors qu'elle inspire l'air putride de ce lieu. Elle tousse pour extérioriser, déchire son T-shirt et utilise le morceau comme masque.
La détentrice prend le temps d'analyser la dimension. Elle est d'un calme olympien et se rend compte que ce n'est pas une illusion, ni un rêve. Les cadavres sont réels, chaque corps a été violemment mutilé. La jeune fille manque de peu de trébucher sur l'un d'entre eux.
— Shit, elle a pris cher ! Éventrée et un coup de couteau dans le crâne ! C'est dégueulasse !
Elle entend alors un hurlement au loin, les battements de son cœur s'accélèrent. Il y a bel et bien un tueur.
Elle continue de fouler ce monde de ses pieds. Des gouttes de sueurs coulent de ses joues. Le temps semble être au ralenti. Après plusieurs minutes à vagabonder, Lana ne remarque toujours aucune source de lumière, ni de vie.
La jeune fille ne crie pas afin de ne pas attirer le tueur, il ne semble pas pouvoir la localiser. Sinon il serait déjà en train d'essayer de lui trancher ses intestins pour les faire ressortir. Ses boyaux pourraient ainsi rejoindre ceux des précédentes victimes.
Lana rentre dans un bâtiment, les murs sont imbibés de sang, ils semblent être en mouvement.
— Shit, c'est bizarre, on dirait vraiment Link. Je suis complètement sortie de l'institut.
La jeune fille entend alors une sorte de battement, les pulsions proviennent des murs. Elle touche alors la paroi, elle sent celle-ci bouger.
— Le bâtiment est vivant ? murmure-t-elle, en continuant de le toiser de son regard curieux.
C'est alors qu'un oeil apparaît sur le mur, remplis de nerfs et de sang. Un bruit strident l'accompagne, Lana presse ses mains contre sa tête, prise d'une douleur intense. Elle se retrouve ensuite expulsée en dehors de l'immeuble sans savoir comment.
La jeune fille reprend son calme alors qu'elle est de nouveau dehors.
"Bon du coup... Il doit y avoir une personne qui utilise cet endroit comme terrain de jeu pour tuer des gens en toute impunité... Je crois que c'est interdit de tuer, c'est pour ça qu'il fait ça là... C'est comme l'argent, c'est une règle pour vivre en société... Reste à savoir comment j'ai été introduite ici, il faut que je comprenne son Gûzen pour en..."
— Je... Je suis sortie ? s'interroge Lana, surprise en plein milieu de la rue. Et... Je suis au même endroit que j'étais dans la dimension, c'est bizarre !
Son regard se pose sur les environs. Les habitants passent à côté d'elle, comme si de rien était. Le monde où elle se trouvait serait donc un reflet de la ville.
Un miroir invisible aux yeux de tous.
— J'ai dû m'éloigner du tueur ? Ou... J'ai respecté un règle ? Shit... Je comprends rien ! s'exclame Lana en se grattant les cheveux.
Malgré ses interrogations, la fille se décide à repartir vers l'institut, elle fait demi tour et reprend sa marche. Quelques minutes après elle retire le morceau de T-shirt de son nez.
« C'est pour ça qu'ils me mataient bizarrement ! »
Pendant qu'elle se promène dans les rues, Lana remarque que tous les commerçants et les panneaux publicitaires font la promotion du festival du Gûzen, il aura lieu du 14 au 21 mars.
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The Holders
AcciónPuissance, destruction, anarchie... Tels sont les mots qui représentent le système « des détenteurs », ces hommes ayant subi une évolution du cerveau maîtrisent ce qu'on appelle le Gûzen. Le monde a changé, l'humanité aussi... Dans cette ère instabl...
