Chapitre 22: Shopping

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(Chapitre corrigé)

(Robe de Katelaria en média)

TW: Aucun!

3900 mots.




J'adorais ces moments en famille, le matin.

Mon père buvait un café en lisant son journal et ma mère mangeait un pain au chocolat en écoutant Henry raconter son rêve de la nuit dernière, dans lequel des monstres voulaient faire de lui leur roi. Maman avait acheté des viennoiseries en revenant du travail ce matin, ainsi que de la charcuterie, du fromage et du jus de pomme frais. Danny et Tenisha étaient assis au bar de la cuisine et débattaient, tout en mangeant, sur le meilleur super-héros des comics Marvel. Ma petite chatte, Yuri, se reposait sous la table, sur son coussin — son endroit préféré pour faire une sieste matinale — et moi, je me gavais en regardant ma famille avec un profond sentiment de contentement.

Je l'adorais, vraiment. Ma famille était ce que j'avais de plus précieux au monde et, quand on était tous ensemble comme ça — ce qui était rare puisque papa et maman travaillaient beaucoup —, j'étais heureuse.

—Papa, je peux avoir de l'argent pour acheter mon costume pour le bal de ce week-end ? demanda Danny en se levant de son tabouret.

—Combien ? fit notre père, les yeux fixés sur son journal.

—J'sais pas, genre... Quatre-vingts euros ? Il y a des promos chez Dianne en ce moment et j'ai repéré un costume pas mal.

—Je te ferai un virement.

Danny débarrassa son bol du bar et remercia notre père. Je haussai les sourcils en le voyant sortir de la cuisine, tout content, puis je me tournai vers mon père.

—Et moi ? fis-je.

—Tu as besoin de combien ?

—Je ne sais pas... Je n'y ai pas réfléchi, en fait.

—Tu me donneras le prix de ta robe pendant ton shopping et je t'enverrai l'argent.

Je hochai la tête avec un petit sourire.

Je n'arrêtais pas de me moquer de mes amis qui étaient assez aisés, mais j'avais quand même une famille qui s'en sortait bien financièrement. Juste de quoi vivre convenablement et se permettre quelques petites folies ou plaisirs. Le cabinet de mon père fonctionnait très bien, alors il gagnait beaucoup, et ma mère aussi, vu qu'elle était directrice adjointe de la prison.

Bon, nous n'étions clairement pas plus riches que mes amis ou que la mère de William, par exemple, et c'est pour ça que je me permettais de les critiquer pour blaguer.

Et puis, avoir des amis aisés, ça rapportait beaucoup. Maurena m'avait offert un bracelet en or à mon dernier anniversaire et Sie m'avait offert un sac Chanel. J'avais littéralement des amis en or. Genre, littéralement.

Ma tâche du jour était de faire la vaisselle, alors j'attendis que tout le monde ait fini de manger pour accomplir ma corvée. Une fois terminé, je montai dans ma chambre et me figeai sur place en voyant ma mère assise sur mon lit, la latte que j'avais cassée il y avait un mois de ça à la main.

Merde ! J'avais oublié de la jeter !

Je me raclai la gorge, mal à l'aise, et je frottai mon avant-bras. Ma mère plissa les yeux en me regardant, l'air franchement furieux. Ça y est, j'allais mourir aujourd'hui ! Adieu ! Je n'aurais même pas eu le temps de profiter de ma vie d'adolescente avant !

—Tu te fiches de moi, Kate ? me demanda ma génitrice en se levant.

Vite ! Un mensonge !

Je fis semblant d'être surprise et m'exclamai d'un air faussement choqué :

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