Chapitre 38: Comment déroger aux règles

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(Chapitre corrigé)

TW: Aucun!

4100 mots.



C'était le réveillon de Noël.

Quatre jours s'étaient écoulés depuis ce fameux soir où mon père m'avait dit de quitter mon copain. J'avais pleuré toute la soirée, jusqu'à ce que ma mère rentre du travail. Elle était venue me voir et avait compris ce qui s'était passé avec les quelques mots que j'avais réussi à souffler entre deux sanglots. Elle s'était disputée avec papa : pour savoir si, oui ou non, j'avais le droit d'avoir un petit ami, si, oui ou non, c'était si grave qu'il soit majeur...

Mais le résultat était toujours le même.

J'avais essayé de recontacter William, de trouver du réconfort auprès de lui, mais il ne m'avait jamais répondu.

Et ça m'avait fait encore plus mal.

Je ne savais pas ce que mon père lui avait dit, mais une chose était sûre : l'homme de ma vie ne me parlait plus. Il ne lisait même plus mes messages.

J'avais encore pleuré ce matin en voyant qu'il ne m'avait rien envoyé. D'habitude, il me disait toujours bonjour et nous discutions un peu avant qu'il ne parte travailler.

Mais pas ce matin.

Ni les autres matins.

Est-ce qu'il se fichait de moi ? Est-ce qu'il m'avait quittée ? Est-ce qu'il n'avait jamais été sérieux à propos de notre relation ?

Couchée dans mon lit, je passais en revue toutes les raisons qui pouvaient expliquer le silence de William, sanglotant comme une petite fille. De faibles coups résonnèrent contre ma porte.

— Kate, tu es prête ?

Je ne répondis pas.

Ma mère entra. Elle me sourit tendrement avant de venir s'asseoir sur mon lit. Sa main se posa sur ma joue.

— Ça va ?

Je secouai la tête.

Elle soupira en glissant doucement sa main dans mes cheveux.

— Ma chérie... Tu es sûre que tu ne veux pas descendre et faire la fête avec nous ?

— Non...

Je ramenai la couverture au-dessus de ma tête.

Ma mère poussa un second soupir.

— Bon, d'accord. Mais descends quand même, d'accord ? Juste un petit moment.

Elle n'attendit pas ma réponse. J'entendis la porte se refermer doucement et je me remis à pleurer à chaudes larmes.

Je ne voulais voir personne.

Je ne voulais pas faire la fête.

Je voulais mon copain...

Après avoir passé près de trois heures à me morfondre et à déprimer, je décidai qu'il fallait que je fasse un effort et que j'aille voir les autres.

J'enfilai une robe rouge, serrée à la taille par un ruban noué en un joli nœud, une paire de ballerines, puis j'attachai mes cheveux en queue-de-cheval.

Alors que je prenais mon téléphone, ma mère entra de nouveau dans ma chambre. Son visage s'illumina en me voyant debout.

— Tu es très jolie ! me complimenta-t-elle. Cette robe te va à ravir.

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