(Chapitre corrigé)
TW: mention d'abus, de violence physique et moral, mention d'homophobie
1900 mots.
PDV William
— Aïe! Fais ça plus doucement!
— Désolé.
Mon frère frappa tour à tour sur les pattes d'ours que je portais aux mains. Il donna un coup particulièrement fort dans ma paume droite et je me plaignis en lui criant d'arrêter de me faire mal. Il le faisait exprès, ce con. Je lui avais pourtant dit d'y aller moins fort.
— Fillette, dit-il en abaissant ses poings.
— Je te rappelle que je n'ai pas la même force que toi, ni la même carrure, dis-je en retirant les pattes d'ours.
— T'es une fillette quand même, renchérit Kendrick en se levant de la chaise sur laquelle il était assis.
Les deux imbéciles qui me servaient de frère et d'ami me sourirent. Je lui envoyai son équipement sans douceur en pleine figure. Il évita le premier, mais se prit l'autre en plein visage. Il grogna en se frottant le nez et je ris en massant mes mains. Il était peut-être le plus fort de nous deux, mais certainement pas le plus rapide. Idiot.
Wally retira ses gants de boxe et les rangea dans un sac, tout comme ses pattes d'ours. Il se tourna vers moi et m'observa un moment avant de sourire.
— Quoi?
— Rien, je repense juste à ta réaction lorsque j'ai voulu ramener ta copine chez elle.
— C'est vrai qu'elle était épique.
Je réprimai un froncement de sourcils, m'efforçant de garder une expression neutre. Ce connard s'amusait avec mes nerfs. Il était vrai que j'avais failli l'étrangler quand il s'était approché d'elle — d'un peu trop près — et qu'il lui avait fait son numéro de charme qu'il faisait à toutes les filles et tous les garçons. Ce qui m'avait encore plus énervé, c'était le fait que Katelaria avait rougi puis rigolé nerveusement, comme si elle l'appréciait lui et pas moi. Ça m'avait blessé de voir qu'elle était aussi proche de lui que de moi. Je ne voulais plus qu'elle le regarde ou qu'elle rigole avec lui de cette manière. Elle devait le faire rien que pour moi...
— Ce n'est pas ma copine.
— Ouais, pour le moment. Si tu ne passes pas un cap avec elle après le bal, je te jure que je te la vole.
— T'as pas intérêt.
Il leva les mains en l'air, l'air de dire qu'il ne ferait rien. Je le toisai du regard puis je pris mon téléphone pour regarder l'heure. Déjà vingt-et-une heures... Maman et Andy devaient sûrement dormir.
Wally prit son sac et nous rentrâmes dans la maison. Je fermai la baie vitrée à clé et j'éteignis les lumières. Mon frère jumeau s'entraînait dehors, sur la terrasse, puisque nous n'avions pas de salle de sport pour faire nos exercices. Cela ne dérangeait pas maman, du moment qu'on ne cassait ni ses vases ni ses plantes.
Kendrick était venu nous rapporter un plat que notre mère avait donné à la sienne. Comme il ne voulait pas rentrer chez lui, il était resté pour regarder Wally s'entraîner. Un vrai glandeur, ce mec.
Je rangeai un peu la cuisine pendant que Wally et Kendrick se rendaient dans la chambre de mon frère. On avait laissé un sacré bazar après avoir mangé. Si je laissais tout comme ça, notre mère allait nous faire une crise demain matin. Je m'appliquai à nettoyer la table, le plan de travail et la vaisselle sale, puis je rangeai tout ce que nous avions utilisé.
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How to be lucky
RomanceKatelaria Wingscioh est une lycéenne de seize ans qui trouve les petits plaisirs de la vie dans la danse, sa famille et son petit cercle d'amis. Elle fait des ravages dans son lycée, surtout à cause de ses formes voluptueuses, et quand elle attire s...
