(Chapitre corrigé)
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1900 mots.
Cela faisait déjà une bonne demi-heure qu'on attendait dans le couloir des urgences. Ma cheville me faisait souffrir le martyre et je n'avais plus assez de larmes pour pleurer. Danny tapait du pied avec impatience, le regard fixé sur le sol. Il commençait à perdre patience. Bientôt, il allait péter un câble et faire un scandale dans tout l'hôpital.
William nous avait déposés puis était reparti faire quelque chose pour sa mère. Mes parents, eux, ne pouvaient pas venir. Maman devait rester à la maison pour surveiller Tenisha et Henry, et mon père travaillait tard.
Le couloir était presque vide. Il n'y avait que trois personnes, sans nous compter : un homme qui semblait avoir la quarantaine et une femme accompagnée d'un petit garçon qui devait avoir l'âge d'Henry. On n'entendait que les bruits du personnel qui s'occupait des patients un peu plus loin. Près de l'accueil, deux infirmières discutaient en rigolant.
Il y avait des gens qui souffraient et elles, elles rigolaient ?
Mon frère leva les yeux vers moi quand je me remis à pleurer, plus bruyamment que les fois précédentes. Une douleur atroce venait de se réveiller dans ma cheville, sans que je sache pourquoi.
Il se leva brusquement de sa chaise et se dirigea vers les deux infirmières, les poings serrés.
Ça y est. Il était à bout.
— Excusez-moi, commença-t-il sans cacher la colère dans sa voix, attirant l'attention des deux femmes, je peux savoir ce que vous attendez ?
— Pardon ? fit celle de droite, une blonde.
— Non, parce que je ne sais pas si vous le savez, mais on est dans un hôpital, ici. Et vous êtes infirmières. Ça fait trois plombes qu'on attend que quelqu'un s'occupe de ma petite sœur, et nous ne sommes pas les seuls. Qu'est-ce que vous foutez, hein ?!
— Monsieur, je ne vous permets pas de nous parler ainsi, répondit celle de gauche, une brune.
— Moi, je me le permets. Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire. Putain, la cheville de ma sœur est plus grosse que votre cul refait !
La blonde ouvrit de grands yeux et la brune, à qui il venait de répondre, resta bouche bée.
C'est alors qu'un médecin aux cheveux blancs et aux yeux gris, qui sortait de la salle de radiologie située juste à côté de moi, s'interposa entre Danny et les infirmières.
— Eh là, jeune homme, dit-il en l'écartant doucement des deux femmes, je vais m'occuper de votre petite sœur. Où est-elle ?
Danny me désigna du doigt et le médecin s'approcha de moi, après avoir glissé quelques mots aux deux infirmières, qui s'éloignèrent avec un air inquiet.
— Bonsoir, mademoiselle, dit-il en me tendant la main que je serrai. Je suis le docteur Medina.
— Bonsoir. Je m'appelle Katelaria Wingscioh, me présentai-je à mon tour.
— Alors, dites-moi comment vous vous êtes fait ça pendant que je vous installe sur un brancard, me demanda-t-il en approchant un lit roulant.
— Eh bien... J'étais en train de danser et, à un moment, je devais faire un saut, mais...
— Mais vous l'avez raté.
— Oui.
Il hocha la tête et me conduisit dans une salle d'examen au bout du couloir. Mon frère, qui nous suivait, fit coulisser la porte derrière nous.
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How to be lucky
RomansaKatelaria Wingscioh est une lycéenne de seize ans qui trouve les petits plaisirs de la vie dans la danse, sa famille et son petit cercle d'amis. Elle fait des ravages dans son lycée, surtout à cause de ses formes voluptueuses, et quand elle attire s...
