Chapitre 33: William et l'envie

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(Chapitre corrigé)

TW: passages suggestifs (soft). Kate est innocente et insouciante (comme d'habitude) et William est un vilain petit canard.

2800 mots.



— Papa, j'y vais !

Je passai en courant devant mon père en prenant mon sac au passage pour qu'il n'ait pas le temps de me retenir, mais il arriva à m'attraper avant que je ne franchisse le pas de la porte.

Je fis une grimace en me tournant vers lui.

— Je t'accompagne, me dit-il simplement en prenant les clés de sa voiture.

Je retins un soupir et je le suivis jusqu'à sa voiture.

Il démarra après que nous avons attaché nos ceintures, puis il conduisit jusqu'à la maison de mon petit ami.

— Qu'est-ce que vous allez faire ? me demanda mon père en s'arrêtant devant la grande maison des Praynish.

— On va prendre des photos, répondis-je comme si c'était une évidence.

— Comment, Kate ? Est-ce que tu seras nue ?

Je faillis m'étouffer.

Mais qu'est-ce qu'il racontait ?!

— Quoi ? Mais enfin, papa...

— Je demande, je demande...

Je ris avec embarras et je lui fis un bisou sur la joue en lui disant au revoir.

Le thème de la semaine était « la femme avec un grand F », et William avait prévu plusieurs choses pour moi.

Il m'avait dit que le shooting serait un peu osé, mais rien qui ne me mettrait mal à l'aise. Il travaillait avec sa cousine, qui était directrice d'une agence de mannequinat en France et qui se trouvait en Guyane pour le mois de décembre.

Elle avait accepté de lui prêter un studio qu'elle avait loué pour le mois et de lui fournir tout ce dont il avait besoin.

Alicia allait me maquiller et m'habiller, mais William dirigerait tout.

Je toquai à la porte et j'attendis quelques minutes avant que quelqu'un vienne m'ouvrir.

— Oh, bonjour ma chérie !

La mère de William embrassa mes deux joues.

— Entre, je t'en prie.

J'essuyai mes chaussures sur le paillasson puis je me déchaussai dans le couloir avant de pénétrer dans le salon.

Ainy me pria de m'asseoir tandis qu'elle montait prévenir son fils que j'étais là.

Je m'assis sur leur somptueux canapé et j'attendis.

Après quelques minutes, j'entendis des pas dans les escaliers et je me retournai pour voir qui arrivait.

— Salut, ma puce, me dit mon petit ami en venant à ma rencontre.

Je me levai et je l'embrassai en y mettant toute la passion que j'avais.

On ne s'était pas vus depuis la fête de Danny, car il avait été très occupé avec ses révisions, son travail et ses rendez-vous chez le psychologue. De mon côté, j'avais été accablée de devoirs à rendre.

Les premières semaines de décembre, puisqu'il n'y avait que deux semaines de cours avant les vacances, étaient toujours très chargées.

— Ça va ? lui demandai-je en souriant grandement.

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