Chapitre 19

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La voiture roule en direction de l'aéroport où repose encore l'avion de Zemo, le trajet est silencieux. Seul l'air fouettant sauvagement nos visages à cause de la vitesse comble l'absence de conversation. C'est Zemo qui se dévoue pour mettre fin à ce silence pesant.

- Les tourtereaux, c'est bien drôle tout cela mais comment on trouve Donya Madani ? Je donne un coup de coude au conducteur, il grimace. Je ne peux m'empêcher de penser que c'est bien fait pour lui.

- Nagel a dit que c'est une réfugiée, on doit bien trouver quelque chose avec cette information. Déclare Sam.

De mon côté, je réfléchis du mieux que je peux, le nom ne me dit rien. Je n'ai pas l'impression d'avoir déjà rencontré cette personne, ce qui me semble être une bonne chose. Sinon cela voudrait dire qu'elle a sûrement eu un passé lié avec Hydra ou bien qu'elle soit l'une de leur victime. Et en toute honnêteté je n'ai pas envie de me mêler aux problèmes que représente Hydra.

- Oui mais où ? Dans quel camp ? Il y en a tellement de nos jours, comment savoir lequel est le bon ? Interroge Zemo.

- Il aurait pu parler si tu ne l'avais pas tué. Grommelle Sam dans sa barbe.

- On se tutoie maintenant ?

Sa propre réflexion semble l'amuser, un petit sourire narquois se dessine sur son visage. Au contraire de mon autre coéquipier qui rougit soudainement et se renfrogne, gêner par son propre relâchement.

- Ce n'est pas le sujet Zemo. Je dis juste, qu'il aurait pu parler.

- Ou pas puisque quelques secondes après on s'est fait exploser. Je souligne, soudainement une idée naît dans ma tête. Est-ce que les bases militaires ont accès aux dossiers des réfugiés ?

- Oui, mais l'accès est restreint.

Sam ne voit toujours pas où je veux en venir. Je me retourne pour le regarder à l'arrière de la voiture, il fronce les sourcils dans l'incompréhension la plus totale. Mon estomac se met à vibrer devant la figure qu'il tire, foutu réaction corporelle.

Je soupire et ferme les yeux énervés par mes propres réactions, il ne faut pas que cette chose recommence entre Sam et moi, c'était une erreur. Sam se racle la gorge pour me faire comprendre qu'il souhaite entendre la suite du plan.

- Joaquin y a-t-il accès ? Je le vois finalement écarquiller les yeux, comprenant enfin où je veux en venir.
- Oui !

Je remarque seulement maintenant que pendant notre petite discussion, Zemo a eu le temps de conduire la voiture jusqu'à l'aéroport. On s'empresse de s'engouffrer dans l'engin dès que le majordome nous ouvre, de peur d'être encore poursuivi par les mercenaires de Madripoor.

Le serviteur du Baron attend impatiemment les ordres, pourtant le prisonnier lui ordonne d'attendre le décollage. On a besoin de se concerter sur notre prochaine destination, et surtout d'établir un plan.

Sam s'empresse d'appeler son collègue militaire et heureusement à la deuxième sonnerie il décroche. Mon coéquipier passe l'appel sur haut-parleur pour faire entendre la conversation à tout le monde.
Au bout du fil Joaquin parait essoufflé.

- Je ne te dérange pas ? Demande poliment Sam.
- Non, je viens juste de finir ma session de sport et toi ? Comment avance votre petite enquête ?
- Je n'ai pas le temps de t'expliquer mais promis je le ferai dès qu'on se revoit. J'ai besoin de toi pour accéder aux dossiers des réfugiés, une certaine Donya Madani.

Il faut plusieurs minutes au collègue de Sam pour pouvoir accéder au dossier de cette fameuse réfugiée mais il y parvient sans trop de difficulté. Joaquin annonce qu'il va nous communiquer les coordonnées de son dernier recensement dans une dizaine de minutes, avant de raccrocher.

Le silence est pesant dans l'avion. Chacun de nous est fatigué par le début de journée éprouvante, je crois que Zemo est parti s'occuper l'esprit à l'avant de l'avion. Peut-être pour tenir compagnie à son majordome même si le geste me parait bien trop généreux venant de sa part.

The Falcon and The Winter SoldierDes histoires addictives. Découvrez maintenant