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Moi : (fixant l'homme mince avec défi) Suleymane, fils du désert. Et vous avez fait une erreur en nous capturant.

Le sourire de l'homme mince s'élargit, révélant des dents jaunies par l'âge ou le vice.

Homme mince : (moqueur) Fils du désert, hein ?

Naïm : (à voix basse, grognant de douleur) Suleymane, ça suffit...

Le grand homme s'approcha de moi cette fois, son ombre massive couvrant ma silhouette enchaînée. Il s'accroupit, me fixant avec des yeux qui semblaient percer jusqu'à mon âme.

Grand homme : (d'une voix grave et lente) Dis-moi, Suleymane... Que faisiez-vous là-bas ?

Je relevai lentement la tête, fixant le géant droit dans les yeux, malgré la douleur qui pulsait dans tout mon corps.

Naïm : (essayant de détourner la conversation) Nous sommes des voyageurs, c'est tout ! On s'est juste retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment !

Le grand homme lança un regard menaçant à Naïm, comme pour le faire taire, avant de reporter son attention sur moi.

Grand homme : (se penchant légèrement) Je ne parle pas à ton acolyte. Je veux entendre ce que toi tu as à dire.

Je pris une profonde inspiration, sentant que chaque mot que je prononcerais serait analysé.

Moi : Nous nous sommes perdus seulement.

Le grand homme plissa les yeux, intrigué mais visiblement agacé.

Grand homme : (à mi-voix) Peut-être... Mais je n'aime pas les devinettes.

Il se redressa, puis fit un signe à l'un des hommes à l'arrière de la pièce. Une porte s'ouvrit, et deux autres captifs furent traînés à l'intérieur. L'un d'eux semblait blessé, sa chemise tachée de sang.

Naïm : (horrifié) Suleymane, qu'est-ce qu'ils font ?

Grand homme : (d'un ton dur) Tu vois, gamin... On a plus d'un moyen de trouver des réponses.

L'un des hommes traînés au sol leva faiblement la tête, et je reconnus immédiatement son visage. C'était le marchant.

Moi : (serrant les dents) Vous n'avez pas besoin d'eux. Laissez-les partir.

Grand homme : (ricanant) Oh, je crois que si. Peut-être qu'eux parleront, contrairement à toi.

L'homme blessé murmura quelque chose, à peine audible. Le grand homme se pencha, mais son expression changea en une fraction de seconde.

Grand homme : (se redressant brutalement) Alors... le marchant, que voulez nos chère amis ici présent ?

Marchant : (glacial) Je ne vous dirai rien.

Grand homme : (sourire mauvais) Ça, on verra.

Il fit signe à ses hommes, qui commencèrent à approcher une sorte d'instrument métallique, une lame rouillée qui semblait avoir été chauffée récemment.

Naïm : (désespéré) Suleymane, fais quelque chose !

Je fermai les yeux un instant, ma respiration se calmant malgré la peur qui grondait en moi. Il fallait trouver une faille, une opportunité... avant qu'il ne soit trop tard.

Grand homme : (avec colère) Peut-être que si je te brise un bras, tu changeras d'avis.

Moi : (d'une voix basse, menaçante) Laissez les partir !

Un silence lourd tomba sur la pièce. L'homme mince me fixa, son sourire légèrement fané.

Homme mince : (d'un ton plus sérieux) Garde ! Tuez l'homme sur le champ.

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant