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Nous avions quitté la maison sans un mot. Naïm marchait derrière moi, son souffle rapide trahissant son agitation. L'air était plus froid, presque mordant, comme si la colline elle-même voulait nous chasser.

La descente était silencieuse, à peine troublée par le bruit de nos pas sur le sable. Je savais que Naïm était tendu, mais je sentais aussi un poids grandissant en moi. Ce que nous avions trouvé dans cette maison n'était qu'un début.

Naïm : Suleymane, cet endroit... il y a quelque chose de mauvais. On n'aurait pas dû y entrer.

moi : (sans me retourner) Ce n'est pas l'endroit, Naïm. C'est ce qu'il contient.

Alors que nous atteignions le bas de la colline, une silhouette émergea des ombres. Un vieil homme, voûté et maigre, tenait une lanterne dont la lumière vacillante projetait des ombres inquiétantes sur le sol. Il était immobile, comme s'il nous attendait.

Naïm : (à voix basse) Qui est-ce ?

moi : (les yeux fixés sur l'homme) Je n'en sais rien.

Nous ralentîmes, méfiants. Le vieillard leva lentement la tête, ses yeux brillants d'une étrange lumière.

Vieil homme : Vous avez osé entrer dans la maison des maudits.

Naïm : (inquiet) Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?

Vieil homme : (avec un sourire énigmatique) Moi ? Un simple vieillard. Mais vous... vous portez le poids du passé.

Je m'avançai d'un pas, mon regard perçant.

moi : Si vous savez quelque chose, parlez. Que savez-vous ?

Le vieillard me fixa longuement, comme s'il sondait mon âme.

Vieil homme : Vous cherchez des réponses, n'est-ce pas ? Mais chaque vérité a un prix, fils du désert.

Naïm : (fronçant les sourcils) Arrêtez vos énigmes ! Si vous savez quelque chose, dites-le !

Le vieil homme leva une main ridée, calmant Naïm d'un simple geste.

Vieil homme : Le coffre que vous portez... Il attire l'avidité et le danger. Ceux qui l'ont protégé ont perdu bien plus que leur vie.

Je sentis un frisson courir dans mon dos, mais je gardai mon calme.

moi : Vous savez ce qu'il signifie ?

Vieil homme : (d'un ton grave) Je sais ce qu'il signifie. Et je sais ce que vous devrez sacrifier pour découvrir la vérité. Prenez garde, chaque pas vous rapproche d'un précipice.

Avant que je ne puisse dire un mot de plus, le vieil homme recula dans l'obscurité, sa silhouette se fondant dans la nuit.

Naïm : (alarmé) Attendez !

Mais il était déjà parti, comme une ombre emportée par le vent. Seule la lumière vacillante de sa lanterne subsistait, avant de disparaître elle aussi.

Naïm : Suleymane, cet homme... tout ça ne me plaît pas.

Je restai silencieux un instant, mon regard fixé sur le sentier devant nous.

moi : Peut-être. Mais nous ne pouvons pas reculer.

La nuit nous enveloppait entièrement alors que nous reprenions notre marche. Chaque pas semblait résonner plus fort, comme si la colline elle-même chuchotait notre présence. Le silence pesait, mais l'esprit de Naïm était clairement agité.

Moi : (calmement) Naïm, je sais que tu es inquiet. Mais ce coffre, ces indices... tout cela nous rapproche d'une vérité que je dois découvrir.

Naïm : (fronçant les sourcils) Et si cette vérité te coûte plus que ce que tu es prêt à sacrifier ?

Je lui lançai un regard rapide, mais avant que je ne puisse répondre, un bruit nous figea sur place.

Naïm : (chuchotant, tendu) Tu as entendu ça ?

Moi : (à voix basse) Oui. Reste près de moi.

Nous scrutions l'obscurité, mes sens en alerte. Je dégainai lentement mon couteau, prêt à me défendre.

Moi : (d'un ton ferme) Qui va là ? Montrez vous !

Un instant de silence. Puis, soudain, des ombres surgirent de l'obscurité, rapides et silencieuses. Avant que je ne puisse réagir, une force brutale me plaqua au sol.

Naïm : (criant) Süleymane !

Je l'entendis se débattre, mais les assaillants étaient trop nombreux. Une odeur âcre envahit mes narines, et un tissu imbibé de quelque chose fut pressé contre mon visage.

Moi : (faiblement) Naïm...

La dernière chose que je vis avant que l'obscurité ne m'engloutisse fut le regard paniqué de Naïm, pris au piège lui aussi.

Je repris conscience lentement, ma tête lourde et douloureuse. L'air était étouffant, chargé d'humidité. En ouvrant les yeux, je constatai que nous étions dans une pièce sombre, probablement souterraine. Les murs étaient en pierre brute, et une faible lumière provenait d'une torche fixée au mur.

Naïm : (à voix basse, enchaîné à mes côtés) Süleymane, tu es réveillé ?

Moi : (gémissant légèrement) Oui... Où sommes nous ?

Naïm : Aucune idée. Ces types nous ont attrapés. Je ne sais pas pourquoi, mais je parie que c'est à cause de ce maudit coffre.

Avant que je ne puisse répondre, une porte en bois s'ouvrit brusquement, et deux hommes entrèrent. L'un d'eux était massif, vêtu de vêtements noirs, avec un regard glacial. L'autre, plus mince, portait une expression sournoise et un sourire mauvais.

Homme mince : (sarcastique) Ah, nos invités se sont réveillés.

Moi : (fixant l'homme avec froideur) Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?

Homme mince : (rire moqueur) Qui je suis n'a pas d'importance. Je veux savoir ce qui vous amènent à Emirabat ?

Naïm : (fronçant les sourcils) Nous sommes des voyageurs.

Le grand homme s'avança et frappa violemment le visage de Naïm.

Grand homme : (d'une voix grave) Tu parleras quand on te le dira, gamin.

Je serrai les dents, sentant une colère froide monter en moi.

Moi : Vous ne savez pas à qui vous avez affaire.

Homme mince : (penchant la tête, moqueur) Oh, la peur m'envahis et qui es-tu misérable jeune homme ?

...

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant