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Un frisson glacé parcourut mon échine. Je savais que nos vies ne seraient plus jamais les mêmes. Naïm, toujours pragmatique, rangea le parchemin dans sa tunique.

Naïm : Si nous devons partir, alors nous devrions nous préparer. Nous ne survivrons pas dans un lieu pareil sans armes et provisions.

L'Homme acquiesça et se dirigea vers une armoire ancienne. Il en sortit deux dagues élégantes, gravées de runes mystérieuses, et un sac contenant quelques provisions.

L'Homme : Prenez ceci. Ces dagues ont été forgées par la Dynastie de l'Ombre. Elles sont légères, mais extrêmement résistantes. Elles pourraient bien vous sauver la vie.

Je pris une des dagues, sentant un étrange frisson parcourir mon bras lorsque mes doigts touchèrent la poignée. Comme si un écho du passé vibrait encore dans cette lame.

Moi : Merci.

Alors que nous franchissions la porte, la voix de l'Homme nous parvint une dernière fois, empreinte d'un mystère insondable.

L'Homme : N'oubliez pas... prenez garde.

Les ténèbres de la nuit nous accueillirent, et une nouvelle étape de notre périple commença.

Alors que nous nous éloignions de la demeure de l'Homme, une tension oppressante pesait sur nous. Le silence n'était interrompu que par le bruit de nos pas sur le sol.

Naïm : Tu crois qu'on peut lui faire confiance ? Cet homme... il en sait bien plus qu'il n'en dit.

Moi : Peut-être, mais avons-nous le choix ? Et puis, ces dagues... elles ne sont pas ordinaires.

Naïm ne répondit pas, mais je vis son regard se perdre dans les ténèbres. Il serrait la dague comme s'il s'attendait à ce que quelque chose surgisse d'un instant à l'autre.

Quand nous arrivâmes à une petite clairière, je me retournai, pris d'un pressentiment inexplicable. La maison de l'Homme, si imposante quelques instants plus tôt, n'était plus là. À sa place, il ne restait que l'obscurité oppressante de la ville. Pas de trace de murs, pas de lumière vacillante, rien.

Moi : Naïm, regarde... la maison !

Il se retourna brusquement, ses yeux s'écarquillant d'incrédulité.

Naïm : Impossible... On n'a pas pu s'éloigner à ce point...

Un frisson me glaça les os. Ce n'était pas normal. Rien dans ce lieu ne l'était.

Naïm : On doit continuer. Peu importe ce qu'était cet homme ou sa maison, nous ne trouverons pas nos réponses en restant ici.

L'obscurité semblait se densifier autour de nous, et je sentis mon cœur s'emballer. Une ombre indistincte glissa, rapide et silencieuse. Puis une deuxième. Et une troisième.

Nous n'étions pas seuls.

Le silence du désert fut soudain brisé par un cri guttural qui résonna au loin. C'était un son profond, inhumain, chargé d'une menace que je ne comprenais pas. Je m'arrêtai, pétrifiée, et instinctivement, Naïm dégaina la dague offerte par l'Homme.

Moi : Tu as entendu ça ?

Naïm : Oui. Prépare-toi. Je crois que nous ne sommes pas seuls.

Je dégainai ma propre dague, son poids inhabituel dans ma main me rappelant qu'elle n'était pas qu'une arme, mais peut-être aussi un objet imprégné de mystères que je ne maîtrisais pas. L'obscurité autour de nous semblait s'épaissir, et mon cœur battait à tout rompre.

Une ombre glissa furtivement sur le sommet d'une dune voisine, puis une autre, et une troisième. Mais au lieu de nous attaquer, elles restaient à distance, comme si elles attendaient quelque chose.

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant