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Devant mes yeux, les ombres se transformèrent en une vision vivante. Une scène se déroulait, comme un souvenir tiré des tréfonds du temps.

La première illusion

Un trône sombre, imposant, se dressait au centre d'une grande salle. Un homme, Khalid Al-Masri, observait un assemblage d'hommes et de femmes autour de cette même table.

Khalid Al-Masri : Notre pouvoir ne peut être éternel sans sacrifice. La clé réside dans la convergence : l'union du sang, du feu et de l'ombre.

Homme : Sacrifier votre fille mon roi.

Les personnes autour de lui hochèrent la tête, murmurant des incantations dans une langue ancienne.

Naïm : C'est comme si... ils cherchaient un pouvoir au-delà de l'humain.

Le Djinn tourna lentement son regard flamboyant vers moi.

Djinn : Ils ont cherché ce que tout souverain convoite : l'immortalité. Mais leur ambition les a conduits à leur perte. Ce palais n'est pas seulement une ruine. C'est un tombeau.

La deuxième illusion

La vision changea brusquement. Un combat éclatait dans la même salle. Des silhouettes vêtues de noir affrontaient des guerriers aux armures dorées. Le roi de l'Ombre, au centre du chaos, tenait un artefact scintillant dans ses mains : une dague ornée d'un rubis rougeoyant, semblable à celle que je possédais.

Moi : Cette dague... elle est comme la mienne.

Djinn : Pas seulement comme la tienne. Elle est la tienne. Cette arme est au cœur de ton destin, maître.

La troisième illusion

La scène se transforma à nouveau, et cette fois-ci, les murs sombres du palais furent baignés d'une lumière éclatante. Devant moi, une vision différente se déploya : une pièce royale, richement décorée mais empreinte de tension. Au centre, sur un trône imposant, le roi de l'Ombre, une silhouette haute et grave, se tenait là, ses yeux remplis de tristesse et de colère.

Tout autour de lui, des conseillers en tenues sombres murmuraient entre eux, jetant des regards furtifs au roi. La tension était palpable. Mais ce qui capturait mon attention, c'était une petite couveuse au fond de la pièce. Là, dans un berceau orné de tissus d'or, reposait une petite fille, à peine âgée de quelques mois.

Je compris soudain. Cette petite fille était la fille du roi.

Les yeux de l'enfant, d'un vert perçant, capturèrent l'attention du roi qui se leva précipitamment. Ses gestes étaient nerveux, et une lueur de peur se mêlait à son amour pour l'enfant. Il s'approcha du berceau, le cœur lourd, mais avant qu'il ne puisse l'atteindre, un groupe d'hommes en robes sombres fit irruption dans la pièce. Ils s'approchèrent de l'enfant avec des gestes tendus, leurs intentions claires.

Khalid Al-Masri : Non ! Ne vous approchez pas !

Un cri déchirant s'échappa du roi, il sortis la dague et se lance un combat avec les conspirateurs. Il fît vaincu par le nombre important de traitre au sein de sa cours.

Les conspirateurs emportèrent l'enfant, la soulevant sans la moindre émotion, comme si elle n'était qu'un simple objet. Le roi, fou de rage et de désespoir, tenta de les stopper mais en vains.

Le Djinn intervint alors, son visage apparu flou dans l'ombre de la pièce.

Djinn : La fille du roi est bien plus que ce qu'ils pensaient. Elle porte en elle le sang d'Ismahanem, la lignée sacrée. Ce qui l'attend n'est pas simplement le pouvoir politique, mais un destin qui liera ses choix à l'avenir du royaume tout entier. C'est elle qui pourrait changer l'équilibre des forces.

Je restai figé, réalisant l'ampleur de la révélation.

Et maintenant, tout cela reposait sur un destin que j'allais devoir comprendre.

Naïm : Alors... qui est elle ?

Je me tournai vers lui, les mots du Djinn résonnant dans ma tête. La fille du roi n'était plus simplement un symbole de l'avenir du royaume, elle était la clé de quelque chose de bien plus grand, quelque chose de puissant et d'incontrôlable.

Djinn : Vous connaissais la réponse !

La pièce était plongée dans l'obscurité, une tension palpable flottant dans l'air. Le Djinn fit apparaître une nouvelle illusion dans l'air.

Un éclair de lumière verte perça les ténèbres, et une paire de yeux verts perçants apparut devant moi. Les yeux brillaient d'une intensité presque surnaturelle, d'un éclat sauvage qui me paralysa instantanément.

Je les fixai un moment, une étrange sensation me saisissant le cœur, comme si je les avais déjà vus. Ces yeux... je les connaissais. Ils appartenaient à Jasmine.

Je me tournai lentement vers Naïm, ma voix tremblante d'étonnement, de perplexité, mais aussi d'une certaine certitude.

Moi : C'était... elle. Ces yeux... c'était Jasmine.

Naïm haussait un sourcil, perplexe.

Naïm : Jasmine ? Mais... pourquoi ? Pourquoi ses yeux sont-ils là ?

Un frisson glacé parcourut ma colonne vertébrale. Le Djinn avait éveillé une vérité enfouie dans mes pensées. Jasmine n'était pas simplement une pièce du puzzle, elle ... elle était l'héritière.

Je laissai échapper un long soupir, le poids de la situation m'écrasant peu à peu. Si tout ceci était vrai, il n'y avait plus de retour en arrière. Je devais découvrir la vérité, la protéger... mais à quel prix ?

Moi : C'est la fille de Khalid Al-Masri.

Les yeux verts de l'illusion s'estompèrent soudainement, remplacés par une ombre mouvante qui semblait se matérialiser autour de nous. Le Djinn s'évanouit dans les ténèbres comme un souffle d'air chaud. L'atmosphère changea instantanément, devenant électrique et oppressante.

Naïm posa instinctivement la main sur le pommeau de son sabre, se tenant prêt à toute éventualité. C'est alors qu'un bruit métallique retentit. Des pas résonnaient dans le couloir menant à la salle. Une poignée de soldats apparut à l'entrée, leurs visages dissimulés derrière des casques ornés de motifs sombres. Ils étaient armés et menaçants.

Leur chef s'avança, pointant une lame vers nous.

Chef des soldats : Intrus ! Vous osez profaner le sanctuaire du roi de l'Ombre. Préparez-vous à payer de votre vie.

D'autres soldats surgirent des ombres, se positionnant en cercle parfait autour de nous. Nous étions encerclés. Naïm dégaina son arme d'un mouvement fluide et se plaça à mes côtés.

Naïm : Suleymane...

Je ne répondis pas immédiatement. Mon regard balaya la pièce. Les soldats étaient nombreux, au moins une dizaine, et semblaient entraînés. Mais quelque chose en moi bouillonnait, une force que je n'avais jamais ressentie auparavant. Le lien avec le Djinn vibrait en moi, comme une énergie prête à exploser.

Djinn : Utilise moi, maître. Laisse mon pouvoir couler à travers toi.

Je pris une profonde inspiration, et soudain, tout changea. Mon corps sembla devenir plus léger, plus vif. Ma vision s'aiguisa, chaque détail devenant net et précis. Le monde semblait ralentir autour de moi. Je pouvais sentir la puissance du Djinn s'infiltrer dans mes veines, me transformant en quelque chose de plus qu'humain.

Sans attendre de réponse, je fonçai vers les soldats les plus proches. Mon sabre fendit l'air avec une rapidité fulgurante, désarmant mon premier adversaire avant qu'il ne puisse réagir. Un coup circulaire expédia un deuxième soldat au sol. Je me déplaçais avec une agilité surnaturelle, esquivant leurs attaques comme si je pouvais prévoir leurs mouvements.

Le troisième soldat tenta de m'attaquer par-derrière, mais je pivota avec une précision parfaite, lui assénant un coup qui le fit reculer. Je frappai un quatrième, puis un cinquième, leurs armures tombant avec un bruit sourd.

Lorsque le dernier soldat tomba à genoux, épuisé et désarmé, je me redressai, haletant mais étrangement en paix. La salle était désormais silencieuse, les soldats vaincus gémissant sur le sol.

...

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant