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Moi : Comment pouvons-nous être prêts pour quelque chose que nous ne comprenons pas ?

L'Homme : En apprenant. En écoutant. Laissez-moi vous raconter l'histoire d'Ismahanem.

Naïm et moi échangeâmes un regard, incertains, mais il était clair que nous n'avions pas d'autre choix que d'écouter.

L'Homme : Ismahanem. C'est un nom chargé de mystères, un symbole, une dynastie. La Dynastie de l'Ombre, formée de guerriers légendaires dont l'histoire s'étend sur des siècles. Ils étaient redoutables, invincibles, et certains disent qu'ils avaient conclu un pacte avec des forces au-delà de ce monde pour obtenir leur pouvoir.

Moi : Des guerriers... ?

L'Homme : La première de leur lignée était une femme nommée Ismahan. Elle était une chef de guerre visionnaire, mais aussi une chercheuse infatigable du savoir ancien. Certains disent qu'elle s'est sacrifiée pour protéger ses descendants.

Naïm, toujours méfiant, plissa les yeux.

Naïm : Et que vient faire ce coffre dans tout ça ? Pourquoi nous impliquer dans les affaires d'une dynastie oubliée ?

L'Homme : Parce que la dynastie d'Ismahanem n'est pas aussi oubliée que vous pourriez le croire. Il existe toujours une descendante.

Il marqua une pause, ses yeux se posant sur moi avec intensité.

L'Homme : La fille de Khalid Al-Masri

Le nom résonna comme une détonation. Mon souffle se coupa.

Moi : Qu'est-ce qu'elle a à voir avec ça ?

L'Homme : Elle est une descendante directe d'Ismahanem. Elle est la fille du plus grand guerrier que le monde ait jamais connu. Son père, Khalid Al-Masri, était une légende, un combattant invaincu, le porteur du dernier fragment visible de la puissance d'Ismahanem.

Moi : Où est-elle aujourd'hui ?

L'Homme : Elle a été enlevé dans son berceau et on ne connaît pas encore toute son histoire. Mais elle porte en elle le sang de cette lignée. Et ce coffre, Suleymane, c'est une porte vers cette vérité.

Naïm secoua la tête, visiblement agacé.

Naïm : « Donc tout ça... c'est lié à elle ?

L'Homme : Vous êtes liés par le destin. Suleymane, ton rôle est bien plus important que tu ne le crois.

Je sentais mon esprit vaciller sous le poids de ces révélations. Khalid Al-Masri... Jasmine... Ismahanem. Tout semblait se relier comme un puzzle dont je n'avais jamais vu les pièces.

Moi : Si tout cela est vrai... Comment ouvrir ce coffre ?

L'Homme : Vous devez d'abord retrouver la fille. Car seule une descendante d'Ismahanem peut ouvrir ce coffre.

Un long silence s'installa. Naïm et moi échangions des regards incertains, mais une chose était claire : notre voyage venait de prendre une tournure bien plus dangereuse.

L'Homme se leva lentement, ses gestes empreints d'une solennité qui nous glaça le sang. Il se tourna vers la fenêtre, contemplant la ville endormie, comme pour puiser dans les ombres des souvenirs lointains.

L'Homme : Les terres sur lesquelles vous marchez ont été façonnées par sa volonté. Chaque grain de sable, chaque pierre porte l'empreinte de ses batailles. Elle a conquis non pas par la force brute, mais par une intelligence et une puissance qui transcendaient les lois de la nature. Mais lorsqu'elle comprit que son corps mortel finirait par la trahir, elle scella son essence dans un artefact, le coffre que vous avez trouvé. Ce coffre renferme bien plus qu'une simple malédiction, Suleymane. Il contient la mémoire, le pouvoir, et les fragments de son âme.

Naïm : Et pourquoi nous ? Pourquoi ce coffre nous a-t-il appelés, comme tu dis ? Nous ne sommes que des voyageurs, des survivants d'un désert sans fin.

L'Homme : Parce que, ce coffre ne cherche pas des guerriers ordinaires. Il appelle ceux qui portent en eux un destin. Et vous, Suleymane, en particulier, êtes liés à ce destin par la jeune fille.

Mon cœur s'accéléra à l'évocation de son nom.

Moi : Elle est tout ce que j'ai de plus cher, mais elle n'est qu'une femme ordinaire. Une femme douce et forte, oui, mais elle ne connaît rien de tout cela. Elle ignore tout de ce coffre, de cette dynastie...

L'Homme se retourna, ses yeux brûlant d'intensité.

L'Homme : C'est là que tu te trompes, Suleymane. elle porte en elle le sang des Ismahanem. Elle est la dernière héritière d'une lignée qui a défié les siècles. Et son ignorance n'est qu'un voile. Elle est la fille de Khalid Al-Masri, le dernier grand guerrier de la Dynastie de l'Ombre. Il était invaincu, respecté et craint dans toutes les contrées. Mais il a disparu il y a des années, emportant avec lui les secrets de sa lignée.

Moi : Et si elle refuse ? Si elle ne veut pas de ce destin ?

L'Homme soupira, un mélange de tristesse et de résignation dans son regard.

L'Homme : Le coffre attirera d'autres prétendants, d'autres âmes avides de puissance, qui ne reculeront devant rien pour mettre la main dessus. Le chaos s'ensuivra, et ceux que tu aimes seront pris dans cette tourmente.

Un silence pesant s'installa. Mon esprit bouillonnait, partagé entre l'incrédulité et une intuition grandissante que cet homme disait la vérité.

Moi : Alors, que devons-nous faire ?

L'Homme : La préparer à affronter la vérité de son héritage. Et surtout, protéger le coffre à tout prix. Les ennemis d'Ismahanem existent encore. Certains sont tapis dans l'ombre, attendant leur moment. D'autres... sont peut-être déjà sur vos traces.

Naïm : Et toi, que comptes-tu faire dans tout ça ? Pourquoi nous aider ?

L'Homme esquissa un sourire énigmatique.

L'Homme : Parce que je crois que vous avez une chance. Une chance de briser le cycle de destruction qui entoure ce pouvoir.

Il tendit alors un parchemin, usé par le temps, ses bords noircis.

L'Homme : Ceci est votre guide. Un fragment de la carte des terres oubliées d'Ismahanem. Vous en aurez besoin pour retrouver les lieux qui abritent les réponses à vos questions...

Je pris le parchemin d'une main tremblante, sentant le poids de la responsabilité s'alourdir sur mes épaules. Jasmine... Elle ignorait tout de cela. Mais si cet homme disait vrai, alors elle était bien plus qu'une femme ordinaire.

Naïm, qui s'était jusqu'alors montré sceptique, s'approcha pour observer la carte de plus près.

Naïm : Ces symboles ressemblent à ceux que nous avons vus dans le palais. Regarde, Suleymane, ici.

Il pointa un motif gravé dans un coin de la carte : une rose noire entourée d'un serpent. Je me souvins immédiatement de ce même motif, gravé profondément dans les murs des coffres.

Moi : C'est le même. Mais qu'est-ce que cela signifie ?

L'Homme : La rose noire est le sceau de la Dynastie de l'Ombre, un symbole de vie et de mort, de beauté et de poison. Le serpent, quant à lui, représente l'éternité et la ruse.

Moi : Elle est ma lumière dans ce monde. Si elle est liée à tout cela, alors elle est en danger, n'est-ce pas ?

L'Homme hocha lentement la tête, ses traits marqués par une gravité pesante.

L'Homme : Elle l'est, en effet. Tant que ce coffre existe, elle sera une cible. Ceux qui cherchent à réveiller les ténèbres d'Ismahanem ne reculeront devant rien.

L'Homme : vous connaissez déjà la réponse !

...

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant