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Point de vue de Suleymane :

Le lendemain matin, l'atmosphère au palais était lourde, bien que personne ne semble s'en rendre compte. Les préparatifs du mariage continuaient comme si de rien n'était, et Jasmine, belle et radieuse malgré son stress, discutait avec les servantes des derniers détails. De mon côté, j'avais en tête un tout autre plan.

Mon frère approchait du palais, et je savais que ce jour marquerait un tournant décisif. Il fallait rester maître de mes émotions et jouer mon rôle à la perfection. Mon père, quant à lui, ne semblait avoir aucun soupçon. Toujours bienveillant, il attendait son fils cadet avec impatience, ignorant la noirceur qui grandissait dans son cœur.

Lorsque mon frère franchit enfin les grandes portes du palais, un murmure d'excitation parcourut les couloirs. Tous savaient que nos retrouvailles seraient scrutées avec attention. Il entra, vêtu de ses riches habits, la tête haute et un sourire charmeur aux lèvres, mais ses yeux étaient calculateurs, froids, presque inhumains.

Je m'avançai pour l'accueillir, masquant la colère qui bouillonnait en moi.

Moi : Mon frère, dis-je en écartant les bras pour une accolade.

Il hésita un instant, puis me serra dans une étreinte rapide.

Mon frère : Suleymane, répondit-il d'une voix douce, presque mielleuse. Cela fait trop longtemps.

Moi : En effet, répondis-je, un sourire figé sur les lèvres. Tu arrives juste à temps.

Le djinn, invisible aux yeux des autres, se tenait dans l'ombre d'un pilier, observant la scène. Je sentais son regard sur nous, prêt à agir au moindre signe de danger.

Pendant les heures qui suivirent, mon frère joua son rôle à la perfection. Il plaisanta avec les nobles, échangea des mots aimables avec Jasmine et feignit une admiration respectueuse envers notre père. Mais à chaque geste, chaque sourire, je ne voyais qu'une façade, un masque.

Le soir venu, nous étions réunis dans la grande salle pour un banquet en son honneur. Les festivités allaient bon train, mais je restais en retrait, surveillant chacun de ses mouvements. Mon frère ne perdit pas une occasion de flatter notre père, de vanter ses exploits et de promettre allégeance à notre famille. Pourtant, dans son regard, je lisais autre chose : de l'impatience, une ambition dévorante.

Tard dans la nuit, alors que les convives commençaient à se retirer, je fis signe au djinn.

Moi : Suis-le, murmurai-je en m'appuyant contre un mur. Observe ce qu'il fait une fois seul.

Le djinn inclina la tête et disparut dans un souffle d'air chaud.

Je retournai dans mes appartements, mais le sommeil me fuyait. Je savais que cette nuit serait cruciale. Une heure passa, puis deux, avant que le djinn ne revienne, son expression sombre.

Djinn : Mon sultan, il a envoyé un messager dans la nuit.

Je me redressai, le cœur battant.

Moi : À qui ?

Djinn : À la sorcière, répondit-il. Il lui a demandé de venir au palais.

Je serrai les poings, le regard rivé sur les flammes dans l'âtre.

Moi : Quand arrivera-t-elle ?

Djinn : À l'aube.

Je pris une profonde inspiration, mon esprit déjà en train d'élaborer un plan.

Moi : Très bien. Prépare tout. Nous allons l'accueillir... à notre manière.

Le djinn esquissa un sourire.

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant