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Mon cœur battait la chamade, partagé entre la peur de mourir et l'euphorie de goûter à nouveau à la liberté.

Naïm jetait des coups d'œil rapides en arrière, son visage tendu mais déterminé.

Naïm : Ils ne nous suivront pas longtemps s'ils veulent protéger leurs autres prisonniers.

Il avait raison. Après une demi-heure de course effrénée, les cris s'évanouirent peu à peu dans le lointain, remplacés par le silence du désert. Je jetai un dernier regard derrière moi. Aucune silhouette ne nous poursuivait. Nous avions réussi.

Nous ralentîmes les chevaux, leurs flancs trempés de sueur, et descendîmes. Mon corps était en feu, chaque muscle tendu par l'effort et l'adrénaline. Naïm s'effondra à genoux, reprenant son souffle, un sourire fatigué mais triomphant éclairant son visage.

Naïm : Nous sommes libres, Suleymane.

Moi : Pour l'instant. Mais où allons-nous maintenant ?

Naïm : La ville de Karesh. Elle est proche. Nous pourrons y trouver de quoi nous cacher et récupérer nos forces.

Karesh. Une ville connue pour son mysticisme, ses marchés d'étrangetés et... ses pratiques de sorcellerie. J'avais entendu parler d'histoires inquiétantes sur cet endroit, mais à cet instant, toute pensée de danger m'importait peu. Je voulais juste échapper à cette terre maudite.

Nous atteignîmes Karesh à la nuit tombée. Les premières lueurs des lanternes se dessinèrent dans l'obscurité, illuminant des ruelles étroites et des bâtiments aux façades délabrées mais mystérieusement décorées de symboles. L'air était chargé d'une odeur d'encens et d'épices, mêlée à celle, plus discrète, de la cendre.

Naïm et moi nous glissâmes parmi les ombres, cherchant un endroit où nous reposer. Nous n'avions rien, ni argent, ni provisions, seulement les vêtements déchirés sur nos dos et les sabres volés. Tandis que nous avancions, des murmures s'élevaient des ruelles, des voix parlant une langue inconnue.

Moi : Cette ville...

Naïm : Reste sur tes gardes. Ces gens n'aiment pas les étrangers, surtout ceux qui arrivent dans cet état.

Soudain, une silhouette se détacha des ombres. Un homme, enveloppé dans une longue cape noire bordée de runes dorées, se tenait devant nous. Son visage était caché sous une capuche, mais ses yeux luisaient d'un éclat surnaturel.

L'Homme : Vous portez sur vous l'odeur de la fuite et du sang. Vous n'êtes pas d'ici.

Naïm posa instinctivement la main sur son sabre, mais l'homme leva une main gantée, un sourire énigmatique flottant sur ses lèvres.

L'Homme : Je ne suis pas votre ennemi. Bien au contraire. Je peux vous offrir... de l'aide.

Mon instinct me hurlait de fuir, mais quelque chose dans son regard m'hypnotisait. Une force invisible semblait émaner de lui, envoûtante et oppressante à la fois.

Moi : Et que voulez-vous en échange ?

L'homme éclata d'un rire grave, presque guttural.

L'homme : Tout se paye, étranger. Mais avant de parler de prix, venez. Reposez-vous. Mangez. Et écoutez ce que j'ai à vous offrir.

Naïm me jeta un regard, méfiant mais curieux. Nous étions à bout de forces, affamés et sans autre option. Après un instant d'hésitation, il hocha la tête.

Naïm : Nous allons écouter. Mais sachez une chose : si vous essayez de nous tromper, je ne serai pas aussi clément.

L'homme esquissa un sourire.

Jasmine: Ce que  nous murmurent le sableDes histoires addictives. Découvrez maintenant