Chapitre 7 : L'Alpha aux yeux dorés

570 70 13
                                        

-Je te souhaite la bienvenue dans la meute, jeune loup sans poils. Me dit un homme semblant avoir la quarantaine.

Jeune loup sans poils ?!

-Hum...Merci. Dis-je en commençant à me relever.

Aussitôt une des dames qui était une louve quelques secondes auparavant, avec quelques rondeurs vint m'attraper le bras, et me tira pour me relever. Je cru décoller du sol tant elle m'avait tiré avec force. Elle me serra contre elle un petit instant, et j'eu l'impression gênante qu'elle me reniflait discrètement. Puis elle me lâcha et commença à m'inspecter de partout. Je tournai la tête vers les autres et vit que tous me regardaient comme s'ils sondaient mon âme. Autant dire, que j'étais très mal-à-l'aise.

-Bienvenu mon petit. Tu ne t'es pas fait trop mal en tombant du cheval ? Qu'est-ce que tu es maigrelet dit-donc, tu ne manges pas à ta faim ?

- Hum, non je n'ai pas eu mal, et si, je mange à ma faim mais est-ce que vous savez où est Théo ? Mon petit frère demandais-je en espérant détourner l'attention.

-Il doit être dans sa chambre maintenant. D'ailleurs, vu qu'il est déjà midi passé, je te propose de t'emmener dans ta chambre, au manoir. Sauf si tu as faim ?

Dans ma tête s'afficha des images de viande crue et sanguinolente pour je ne sais quelle raison.

-Non, ça va aller, merci.

-Comme tu voudras. Je te présenterai le reste de la famille plus tard, pour le moment, je pense que le mieux est que tu ailles prendre tes aises, et après, mon fils te fera sûrement visiter l'endroit.

-D'accord. Mais...et mes affaires ? Mes affaires sont restées là-bas. Elles sont très importantes. Dis-je en pensant très fort à mon Livre aux Souvenirs.

-Ne t'inquiète pas, nous sommes déjà allé les cherchées, elles sont dans ta chambre.

-Ah.

Ainsi il me fit rapidement visiter une partie du manoir, et on montra où se situait son bureau, si j'avais besoin d'aide. De toutes manières, à mon avis il m'entendrait même respirer, alors...

Une fois dans ma chambre, je pu voir mon sac posé sagement sur mon lit. La porte refermée, je me jetais dessus et renversai son contenu sur mon lit. Mon sac désormais vide, je e balançais à l'autre bout de la pièce, et me concentrais sur le contenu éparpillé sur mon lit. Je me mis à fouiller parmi les vêtements étalés.

-Non, non, non ! Marmonnais-je en refouillant.

On m'avait volé le livre ! MON livre ! Je me redressais, et me dirigeai vers le bureau, un sentiment de colère m'envahissant. Non mais d'où est-ce que l'on me volait mes affaires ? Je toquai à la porte et aussitôt une voix puissante répondit. Finalement, j'avais bien envie de reculer...Non ! Je devais récupérer mes affaires.

J'ouvrai donc la porte et pénétrais dans le bureau. L'homme me regardait de ses yeux dorés, et comme de par hasard, mon livre que je reconnaissais au cuivre abîmé se trouvait sur le bureau. Il n'avait même pas essayé de le cacher à ma vue.

-Excusez-moi, mais je ne trouve pas mon livre. Et il se trouve que c'est celui sur votre bureau. Alors si vous vouliez bien me le rendre...

Il se leva en s'étirant, et je me sentis vraiment petit contre cette masse de muscles. Il ne m'avait pas semblé aussi muscler tout-à l'heure. Avaient-ils le pouvoir de le cacher à ma vue ? Il attrapa le livre d'une main, et l'apporta sous son visage pour le regarder un instant, avant de lever ses yeux dorés où je pouvais facilement déceler de la colère, qu'il retenait visiblement.

-Ah, petit... Je savais que tu nous cachais quelque chose dès que je t'ai senti sur mon territoire. Sais-tu pourquoi ?

Je sentis mon cœur s'accélérer et battre à la folie. Est-ce qu'il avait découvert mon secret et le contenu de mon Livre ? Il voulait peut-être m'utiliser ? Ou me tuer ? Je sentis un liquide chaud traverser mes veines et j'essayais de calmer les battements de mon coeur en respirant calmement. Il ne fallait surtout pas que je Voyage. Pas maintenant.

-No...

-Parce que tu sens la magie à plein nez ! Voilà pourquoi. Alors dit-moi...Que contient ce livre ?

-Vous n'avez qu'à l'ouvrir comme un grand ! Lâchais-je sèchement, ce que je regrettais immédiatement. Il fallait bien que je me souvienne qu'il pouvait me briser les os rien qu'avec sa main et qu'il avait aussi des griffes et des crocs.

-C'est bien ce que j'essaye de faire, seulement il ne s'ouvre pas, alors je vais te demander quelque chose. Qu'est-ce qu'il contient ?

-Je n'en sais strictement rien. Mentais-je.

Il soupira et se laissa tomber sur sa chaise.

-Sa ne sert à rien de me mentir, je le sais quand tu le fais.

-Et comment ?

Il me sourit mettant tous ses crocs dehors. Un sourire un peu psychopathe sur les bords.

-Mais enfin, tu ne crois quand même pas que je vais te livrer ainsi notre secret. Ce que je peux te dire, c'est que tu te trahis toi-même. Je repose donc ma question, que contient-t-il ?

-Je ne vais pas vous livrer mon secret non plus. Répliquais-je avec le même ton qu'il avait utilisé. Je ne savais pas pourquoi je ne pouvais m'empêcher d'essayer de l'énerver. Et non, je n'étais pas suicidaire.

Je ne le vis même pas bouger, qu'il me tenait par le col et me soulevait de terre.

-Je te préviens directement. Je suis très ami avec tes parents, alors cela me dérangerai énormément de me séparer de leur aide. Malgré cela, je n'hésiterai pas à te tuer si tu fais du mal à un de mes loups, comprit ? Dit-il tous crocs dehors.

La porte s'ouvrit derrière nous mais je ne pu voir qui était là.

-Sa suffit maintenant. Laisse le s'en aller et donne lui ses affaires.

On me lâchait, et il plaqua le livre sur mon torse.

-Ne prend pas mon avertissement à la légère. Dit-il avant de lâcher totalement le livre et de retourner derrière son bureau.

-Viens. Me dit- la femme qui était rentré, celle qui m'avait séré dans ses bras. Elle attrapa mon bras et me traina hors du bureau tandis que je me demandai où est-ce que j'avais atterri.

-Tu sais il n'est pas méchant, mais il récemment du faire face à une attaque par un loup infiltré. Il tient beaucoup à sa meute. Pas seulement en tant qu'Alpha, amis aussi parce que nous sommes tous liés ici. Nous somme une gentille meute et pacifique. Tu ne risque rien ici. Et puis, il y a quelques « tensions » chez les Alphas ces temps si.

-Ah oui ?

-Oui des sales histoires. Mais ne t'en fait pas pour ça. Repose-toi. Tu commenceras ton entraînement demain.

J'acquiesçais en silence et rentrai dans ma chambre. Je ne pris même pas la peine de la refermer à clé, sachant parfaitement que s'ils le voulaient, ils pourraient rentrer à n'importe quel moment. Je m'asseyais sur mon lit, qui était collé contre le mur, et m'appuyait moi-même contre le mur. Mon Livre aux Souvenirs enfin sur mes genoux, j'en caressai le cuir abîmé par les siècles distraitement. Des meurtres, des problèmes entre meutes...Quoi encore ? Je finissais par me demander si tout cela n'était pas une machination pour tous nous faire nous entre-tués...

ChasseursDes histoires addictives. Découvrez maintenant