Cinq jours. Cinq fichus jours que nous étions tous bloqués ici. Il y avait toujours quelque chose. En ce moment, il grêlait. Si au début, tous avaient trouvés une occupation, ils semblaient désormais tous aussi blasés que moi. Seuls mes parents restaient ensembles et c'était compréhensible : ils avaient sûrement beaucoup de choses à se raconter. N'empêche que nous étions tous réunis dans une sorte de salon dont nous avait donnés l'accès le Roi. La pièce était meublée simplement, et au centre se trouvait un énorme tapis, du genre tout doux avec des poils qui ressortent. Et nous étions tous assis dessus. Aidan s'était métamorphosé en forme de loup imposant, et s'était allongé, avec ses pattes à côté de sa tête. A ses côtés était allongée Rayssa, nettement moins grande, mais tout de même impressionnante. Le fait d'êtres enfermés et qu'ils soient âmes sœurs les avaient énormément rapprochés ses derniers jours. Ils agissaient de plus en plus tel un couple, et ce n'était pour déranger personne : nous étions tous pour cette relation qui s'annonçait rose. Ma cousine s'était plus rapprochée des filles, et en général même, nous nous étions un peu plus rapprochés. Dans une autre situation, cela aurait pu provoquer la satisfaction de tous, mais pour le moment, nous étions plus fatigués de ne pas bouger qu'autre chose. Cette situation devenait réellement lourde. Chaque seconde, chaque minute qui passait était en même temps une torture et un pas vers la fin de cette pause forcée. Depuis ces cinq jours, je n'avais pas Voyagé, n'arrivant pas à déclencher mon don. Tout cela me taper sur les nerfs. Je n'en pouvais plus. Il fallait que je bouge, et vite !
-Bon, j'en ai assez. Déclarais-je en me levant et en me dirigeant vers la porte.
-Où est-ce que tu vas comme ça ?
-Demander combiens de temps ça va durer comme ça. Déclarais-je en sortant et en claquant la porte derrière moi.
Vu que cela faisait cinq jours que nous étions bloqués ici, je connaissais ce château comme ma poche. J'en avais exploré chaque recoin, chaque aile, chaque étage. Ainsi, je trouvais le bureau du Roi sans problème. Il y avait des gardes devant la porte. Vu qu'ils n'avaient cessés de me croiser ses derniers temps, je pensais qu'ils allaient me laisser entrer, mais ils me barrèrent l'entrée de leurs lances.
-Le Roi est occupé, il ne peut recevoir personne.
-C'est bon, ça ne durera pas longtemps. Dis-je en soulevant une de leurs lances.
Mais l'un d'eux deux me repoussa d'un coup de coude dans les côtes. Je sentis déjà un liquide chaud commencer à s'écouler dans mes veines et je tentais de me réfréner un peu.
-T'a pas entendu ce qu'on t'a dit petit ? Dit-il d'un ton hautain.
Je me frottais l'endroit où il m'avait frappé, et plissais les yeux. Tout bien réfléchis, je ne l'avais jamais encore croisé celui-là. Je me redressais et le lui rendait le regard dédaigneux qu'il m'envoyait. Je m'approchais à nouveau d'un pas.
-Tu n'as pas compris ce que je t'ai dis ? Faut-il que je le dise plus lentement ? Demanda-t-il en articulant lentement.
-Non ça ira merci. Si vous vouliez bien me laisser passer maintenant. Insistais-je
-Puisque que tu ne comprends pas avec la manière douce, je vais devoir te faire rentrer ça dans ta petite tête à la manière forte.
Il tenta de me frapper de sa lance, mais je l'évitais facilement. Il était peut-être musclé, mais pas très rapide.
-Raté. Vous comptez vraiment essayer de m'arrêter comme ça ? Personne ne peut me fermer de porte. Déclarais-je en me vantant volontairement. Quitte à avoir le titre de Voyageur, autant s'en vanter un peu de temps en temps, pas vrai ?
-Sale mioche. Déclara-t-il en s'apprêtant à me frapper à nouveau.
Mais l'autre garde le stoppa en posant sa main sur son épaule.
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je crois que c'est le...
-Sa m'est totalement égal. Je vais lui apprendre à respecter ses aînés à ce gamin prétentieux. Dit-il avant de dégainer.
Il tenta de m'embrocher de son épée, mais je Voyageais une fraction de secondes, pour me déplacer derrière lui. De là je lui rendais son coup, sauf que c'était un coup de pied dans les fesses, plutôt qu'un coup de coude dans les côtés. Bon d'accord, je ne faisais que m'amuser, et c'était un peu méchant. Mais il m'avait cherché après tout. Il se redressa, et tenta à nouveau de m'embrocher. Sauf qu'au lieu de m'embrocher moi, il défonça sérieusement la porte, qui, sortie de ses gonds, s'effondra, dévoilant le bureau où se trouvait le Roi dans un état...Particulier.
En effet, le Roi flottait au dessus d'un énorme pentacle dans les airs. On aurait dit qu'il était inconscient, dans la position où il était : Il était comme allongé horizontalement, et on croirait presque qu'on ne le soutenait qu'au milieu du dos, car ses bras, sa tête et ses jambes ne faisant que « pendre » vers le sol. Seuls ses cheveux flottaient véritablement vers le ciel, comme s'il était en train de couler dans l'océan. Du pentacle s'échappait une couleur blanche, et des petites écritures dans une autre langue sortaient du sol, pour aller tournoyer autour du corps du Roi. C'était très impressionnant. Tellement que l'autre imbécile avait cessé de m'attaquer, et restait bouche bée tout comme moi. Le pentacle perdit d'intensité, et le corps se redressa à la verticale. Il se posa doucement jusqu'au sol, et dès que la pointe de ses pieds eurent touchés le sol, le pentacle s'éteignit et disparut, et le Roi ouvrit les yeux. Il ne sembla même pas suivit de me voir.
-Ce n'est vraiment pas possible. Déclara-t-il en se pressant les yeux des bouts des doigts.
- De quoi parlez-vous ? Demandais-je.
-Le taux d'énervement que vous me procurez. Je vous accueille gentiment ici, puis je vous laisse m'accompagner chez les créatures faisant parties des plus puissantes : vous en provoquez un. Puis que je vous héberge à nouveau et vous courrez sans cesse dans les couloirs et vous plaignez tout le temps. Et maintenant vous m'interrompez dans mon sommeil. Non décidément vous êtes incorrigibles, tous autant que vous êtes. c'est pour ça que je n'aime pas les enfants. Trop pleins d'énergie.
-Votre Majesté ! S'écria quelqu'un dans le couloir.
Je vis arriver le même messager que la dernière fois.
-Que se passe-t-il encore ?
-Deux étrangers sont à nos portes. Ils disent qu'ils veulent s'entretenir avec le Voyageur que vous hébergez ! Et ce sont tous les deux des Vampires !
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Chasseurs
FantasíaVous souvenez-vous de ces soirs de frayeurs ? Mais si... Quand la peur figeait votre corps entier, dominait votre esprit et que vous reteniez des pleurs, priant de tout votre être pour que ce monstre, que vous croyiez cacher sous votre lit, ou bien...
