Je sortais de la cellule, sous les yeux plissés de l'Alpha.
-Tu le connais ?
-Je le connaissais. Faites ce que vous voulez de lui, tuez le même sa m'est égal, en fait. Je monte dans ma chambre. Lâchais-je complètement blasé. Si on remontait à un mois plus tôt , j'aurai été étonné de mon audace.
J'en avais légèrement mare. Mare d'essayer d'aider tout le monde et de finalement de tout me reprendre dessus. Mare qu'on ne me dise rien. Toute ma famille était des chasseurs, et il a fallut que je me fasse attaqué pour le savoir ; mon meilleur ami, ou plutôt, ex-meilleur ami, bosse pour un vampire et n'a pas hésiter un instant pour me tirer dessus, et maintenant il me dit qu'il ne m'avait pas reconnu, et patati, et patata. Je montais les escaliers, et claquais la porte derrière moi. Ils n'avaient qu'à se débrouiller avec leurs histoires de meurtres et de tout le reste. Ce qui me choquai le plus en vérité, était que sa ne me choquai pas plus que ça. J'avais appris il y avait pas si longtemps qu'il existait un monde incroyable dans lequel je me trouvais, et dont personne ne m'avait jamais parlé ! Toute ma famille chassait des monstres, logeait au palais...Et maintenant, mon ex-meilleur ami était aussi dans le coup ! Je me laissai tomber sur le lit et le regrettait immédiatement. Ma cicatrice me brûla atrocement. Je me relevais doucement et me mettais debout devant mon miroir. Je soulevais mon t-shirt et fixai la cicatrice : une petite ligne rosée. On toqua à la porte au même moment. Je me retournais et vis la chevelure blonde d'Aidan.
-Qu'est-ce que tu veux ? Demandais-je plus sèchement que prévu.
Il plissa les yeux, visiblement énervé par le ton que j'avais employé.
-Moi je ne t'ai rien fait. Je comprends que tu sois en colère, c'était ton ami, tout ça, tout ça, mais si tu veux passer tes nerfs sur quelqu'un, fait le sur lui. C'est lui qui t'a tiré dessus, pas moi !
-Oui tu as raison, désolé je suis d'assez mauvaise humeur.
-Je vois ça. Mais plutôt que de passer tes nerfs sur nous, tu n'as qu'a de défouler avec quelque chose de pas trop physique...Je ne sais pas moi, va te promener, sa te laissera le temps de réfléchir tranquillement.
-Il commence déjà à faire nuit.
-Et alors ? A ce que je ache tu n'as pas peur du noir, et temps que tu restes sur notre territoire tout iras bien. Mais si sa peut te rassurer, tu n'as qu'a prendre une arme dans une des caisses du salon.
-Ouais je vais faire ça. Merci.
-Pas de quoi. Dit-il en sortant, puis en refermant la porte derrière lui.
Je restai dans ma chambre, hésitant quelques minutes, puis j'arrivai à la conclusion que ce n'était pas une si mauvaise idée. J'enfilais un petit gilet par-dessus mon t-shirt et je descendais. Personne ne se trouvait dans le salon. Je fixai un instant les deux caisses d'armes posées contre le mur près de la porte. Puis je me résignai à prendre un pistolet, que je glissai dans ma poche de manteau. J'espérai de tout mon cœur ne pas avoir à l'utiliser.
Je m'engageai dehors, sous le ciel qui commençait déjà à s'assombrir. Je commençais alors une longue marche, sans vraiment réfléchir où j'allais, dans laquelle je me récapitulais tout ce qu'il s'était passé depuis que j'étais arrivé ici. Et en y repensant, j'avais une belle brochette d'évènements : La découverte de mes pouvoirs, mon changement d'apparence, la rencontre avec mon arrière grand-mère et mon père, puis finalement l'arrivée ici, chez les Lycans, et tout ce qui s'en était suivit, c'est-à-dire mon début d'entraînement et la fameuse « rencontre » avec mon ex-meilleur ami. Je marchais ainsi en repensant à ses évènements une bonne heure. Puis ma cicatrice commença à me tirailler, alors je m'asseyais sur une grosse roche. Je portais enfin de l'importance sur l'endroit où je me trouvais. Une forêt sombre. Mince ! Je n'avais quand même pas été assez stupide pour sortir du territoire, si ? Un bruit de feuilles et de branches écrasées se fit entendre devant moi. Je me relevais et dégainais immédiatement mon arme. Une silhouette humaine se découpa devant moi, dans l'obscurité, avançant sans crainte. Il n'avait absolument pas l'air apeuré par mon arme pointée sur lui. En même temps, malgré le fait que je tenais le pistolet à deux mains, je tremblais comme une feuille, ce qui était réellement pathétique. J'étais sur que même s'il ne bougeait pas, je n'arriverai pas à le toucher voir à appuyer sur la gâchette. La personne se révéla être une femme suivie d'un homme. Ils se mirent l'un à côté de l'autre et l'homme fixa mon arme en soulevant un sourcil.
-Tu crois vraiment nous faire peur avec ton jouet. Baisse ça avant que je ne change d'avis. J'ai déjà mangé, mais je n'ai aucune patience. Dit-il d'une voix froide.
Je baissais mes bras et laissai tomber l'arme par terre. Quand je relevais les yeux, je vis l'homme avec un sourire satisfait, me laissant admirer ses dents. Ou plutôt les deux crocs qui remplaçaient ses canines supérieures.
Je faisais face à deux vampires, en pleine nuit, seul et désarmé. Autant dire que j'étais vraiment, vraiment dans la mouise...
-Alors on se promène hors du territoire ?
-Je n'ai pas fait exprès...Mais si vous me laisser partir alors je...
-Je ne crois pas que tu sois vraiment en position de négocier, pas vrai Sophia? Dit-il en lançant un regard à la fille, qui se nommait donc Sophia.
Elle sourit à son tour, dévoilant ses crocs et en une fraction de secondes elle se retrouvais derrière moi, prête à me mordre au niveau de ma jugulaire, qu'elle avait dégagée. Je me crispais immédiatement.
-Bien, alors maintenant, tu vas me dire tout ce que tu sais à propos des Lycans et de ce qui leur sert de niche, ou bien tu meurs. Je te préviens directement, nous ne sommes pas des débutants, sa ne prendra que quelques secondes à te vider entièrement de ton sang.
Comme pour valider ses dires, elle frôla ma peau de ses crocs, ce qui eu comme effet de me provoquer un frisson de dégoût.
-Alors j'attends et je te le rappelle, je ne suis pas patient.
J'espérai juste que mon don n'allait pas me faire faux-bond, et que mon arrière grand-mère n'était pas trop loin...
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Chasseurs
FantasyVous souvenez-vous de ces soirs de frayeurs ? Mais si... Quand la peur figeait votre corps entier, dominait votre esprit et que vous reteniez des pleurs, priant de tout votre être pour que ce monstre, que vous croyiez cacher sous votre lit, ou bien...
