James, le visage défiguré par la colère, remonte en vitesse jusqu'à l'entrée du château, en faisant abstraction des cris de ses coéquipiers. Arrivé devant la grande porte, il lâche son balai avec énervement et se débarrasse de ses gants tout en se dirigeant à grandes enjambées jusqu'au bureau de sa directrice de maison. Une fois devant, il pousse la porte sans ménagement et se retrouve face à deux paires d'yeux effarés, appartenant respectivement à Minerva McGonagall et Lily Evans.
La vue de la jeune rousse calme quasiment instantanément le garçon et il se retrouve, tout penaud, devant sa professeure qui a reprit sa prestance naturelle.
- Je ne vous savais pas occuper, s'excuse t-il en reculant sans quitter Lily des yeux. J'attend dehors.
Il s'empresse de refermer la porte sans attendre la réaction des deux femmes et il s'appuie contre le mur de pierres froides en jouant avec le bas de son uniforme de quidditch. Après à peine quelques secondes, la porte s'ouvre sur Lily. James la suit des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse au bout du couloir avant de se retourner vers sa directrice.
- J'ai cru comprendre que vous vouliez me voir, monsieur Potter ?
Le garçon, ayant perdu de sa superbe, se contente d'hocher la tête. Minerva McGonagall l'invite à prendre place sur un siège moelleux, puis, après s'être débarrassé de ses lunettes, elle lui fait signe de commencer.
- Vous ne voulez pas que je joue lors du prochain match ?
- Je m'attendais à devoir faire face à votre mécontentement, peut-être même à une mauvaise humeur constante pendant quelques jours, mais jamais à une entrée si soudaine dans mon bureau. Surtout lors d'un entretien avec une élève.
- Mes émotions ont pris le dessus, avoue t-il. Tout le monde semblait être au courant de votre décision, sauf moi.
La femme passe une main sur ses cheveux parfaitement tiré puis elle attrape un bonbon dans un saladier de verre. Elle le tend vers le garçon qui refuse poliment. Tout en dégustant sa sucrerie, elle le scanne de haut en bas, pensive.
- Après votre attaque, j'ai pensé qu'il serait plus judicieux de ne pas rester sous le feu des projecteurs.
- Ils voulaient me faire peur ! S'exclame vivement James. Si je ne joue pas, ils auront gagné !
- Votre sécurité importe plus que n'importe quelle coupe. J'en ai discuté longuement avec vos parents, et ils sont d'accord avec cette décision. C'est quelque chose que nous t'imposons, certes, mais ne le vois pas d'un mauvais œil. C'est pour ton bien, James.
James souffle longuement en se laissant aller contre le siège. Le changement du vouvoiement au tutoiement et le ton conciliant de sa professeure lui donne l'impression d'être considéré comme un enfant à qui l'on refuse un cookie.
- On a aucune chance de gagner sans moi. Je vous en supplie, le quidditch c'est toute ma vie, vous ne pouvez pas m'annoncer dès le premier jour de la rentrée que je suis relégué au second plan.
Sa directrice se relève et se plonge dans la contemplation du parc.
- J'écrirais à mes parents pour leur demander la permission, je suis capable de me prendre en charge. En plus, on ne jouera plus contre les Serpentard de l'année, ils ne me toucheront pas. S'il vous plaît, supplie t-il. Nous sommes des lions courageux, il ne faut pas nous laisser abattre par leur venin.
- Je contacterais moi même vos parents. Vous pouvez disposer monsieur Potter.
James se relève, et dans un élan d'affection, il se retrouve presque à embrasser la femme lui faisant face. Trop heureux d'annoncer sa presque ré-insertion dans l'équipe (jamais ses parents ne souhaiteraient le voir souffrir d'un renvoi, même temporaire, de son groupe), il ne se soucie pas du regard offusqué que lui lance sa directrice et il retourne en vitesse jusqu'au terrain.
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Keeping It Real (fanfiction harry potter époque maraudeurs)
Fiksi PenggemarDe grands sorciers une fois sortis de Poudlard, de grandes personnalités au sein de l'Ordre du Phénix. On les connaît en tant qu'héros, mais que valaient-ils en tant qu'adolescents ?
