2 août 1940

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Une lettre de Jean est enfin arrivée.

Louise, ma petite sœur adorée

Ici les batailles sont nombreuses. Chaque jour des sous-marins amis ou ennemis sont coulés. Moi je vais bien.

Notre cher Général de Gaulle accompagné de Winston Churchill, le premier ministre anglais, font leurs discours sur la BBC, j'espère que tu pourras les écouter.

Je pense à toi chaque jour qui passe.

Embrasse bien fort Maman et Papa de ma part, ainsi que ma chère Martine.

Jean, ton frère qui t'aime

P-S : Comment va Hannah ?

J'ai terriblement peur pour lui. À part moi et Hannah, sa fiancée, ma meilleure amie depuis toujours, personne ne sait où il est. Personne ne doit savoir. Martine est trop jeune, elle ne pourrait pas comprendre. Nos parents sont déjà suffisamment fatigués et inquiets, savoir que leur fils est parti rejoindre la résistance pourrait les achever. Quant à Hannah, eh bien, je ne sais pas. Je suppose que comme leur union est mal acceptée, il a décidé de la tenir à l'écart, de se faire oublier. ''Un catholique et une juive ne peuvent pas faire bon ménage''. Foutaises. Ils s'aiment, je le vois dans leurs yeux depuis tant d'années. Un tel amour dépasse les croyances, dépasse la religion. Parfois je me prends à rêver d'un monde où chacun serait libre d'aimer qui il veut, de croire en ce qu'il veut. Mais je suis une idéaliste, je devrais ôter ces idées de ma tête. Et pourtant...

Journal d'une résistanteDes histoires addictives. Découvrez maintenant