13 août 1940

206 43 17
                                        

Ce matin avec Hannah, nous nous sommes retrouvées autour d'un café pour discuter. Elle a réussi l'exploit de me faire sourire. Nous avons parlé de notre vie d'avant, de la robe qu'elle portera à son mariage, lorsque Jean reviendra, de la chaleur que ce mois d'août nous offre. Nous n'avons évoqué ni la guerre, ni les allemands, ni Martine. Nous avons vécu un délicieux moment d'oubli, de déni, étrangement libérateur. Elle m'a aussi proposée de rencontrer une femme qui pourrait m'apporter beaucoup, une certaine Isabelle Nacry. Je ne comprends pas vraiment pourquoi, mais si elle connait un moyen d'apaiser ma rage, j'ai hâte de la rencontrer.


Journal d'une résistanteDes histoires addictives. Découvrez maintenant