Aujourd'hui j'ai reçu une lettre d'Yves Grébert, l'ami de mon frère qui lui a parlé de ce maudit sous- marin. Il m'a confiée son envie de célébrer la mémoire de mon frère et de ceux qui sont morts avec lui dans le Surcouf. Il souhaite qu'un monument soit érigé en leur honneur et veut mon avis.
Je ne lui répondrais pas. Je lui en veux. Je le déteste. Certes, il souhaite lui rendre hommage mais sans lui mon frère serait peut-être encore vivant...
Jean est parti pour se battre. Mais il n'est pas tombé au combat. Il est mort enfermé dans un cercueil de métal, sans avoir vu la lumière du jour, sans avoir respiré de l'air pur. Il est mort sans avoir réellement vécu les derniers jours de sa vie. Et j'ai tellement mal en imaginant son agonie ! A-t-il souffert ? A-t-il vu sa fin s'approcher ? A quoi pensait-il ? Je sens mes entrailles se déchirer chaque fois que je comprends que je ne pourrais jamais avoir de réponses à ces questions.
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Journal d'une résistante
Fiksi SejarahMon frère est parti à Londres rejoindre le Général de Gaulle. Il m'a seulement laissé un carnet. Alors j'écris. Pour lui. Pour moi. Pour ne pas oublier. Ne pas oublier les joies, ni les peines. Car c'est tout ce qu'il me reste. C'est ça ma vie mai...
